Des reclusiennes révolutionnaires (An II) qui sortent de l'ordinaire

Jordi à la recherche des statues soviétiques de Baillet-en-France. Jean-Claude et l'impressionnisme revisité. La motion de synthèse s’écrit en vallée de l'Oise.

Départ de la Reclusienne devant la grille du parc de Baillet en France que nous visiterons au retour de notre randonnée, avec un historien spécialiste du site : Jordi.

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Quant à la composition de l'équipe, la voici : deux piliers de l'ACER : Jordi et Nico, trois "Xitakés" : Marie, Olivier et Mikel, un Homme Libre : Jean-Claude et un harmoniste du Trinquet : Pascal dit le Chouchou, (appellation brevetée par Patxi, comme Éric est le Gourou). Mais le gourou est absent ce samedi !  

Le parcours de la balade est est facile  à déchiffrer sur une carte IGN : derrière l'école communale de Baillet-en France, un chemin anonyme se coude entre la Ferme morte et les Quatre ormes pour rattraper Montsoult. Derrière de jolies sentes accompagnent le chemin de Saint-Jacques qui se balise la coquille avant de retrouver Mafliers. Puis après une visite courtoise du bois Carreau, une sente discrète vous monte sur la butte de Nerville où l’on découvre un agréable panorama . 

Après une brève traversée de la forêt de l'Isle-Adam, le point de ravitaillement se trouve près du carrefour Boucault (logique pour un néo-tarnosien). Pour digérer, des diverticules subtils vous ramènent devant la grille du parc. 

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C’est là que notre brillant historien spécialiste de la guerre d’Espagne allait nous conter une histoire méconnue de la CGT qu’il avait eu la chance de vivre ! En effet, le jeune Jordi fréquentait le parc de loisirs Henri Gautier qui  était à l'époque une œuvre sociale qui appartenait à la CGT de la métallurgie de 1937 à 1972. Jordi nous raconta ses fêtes de 1963, 1964, 1965, la dernière ayant eu lieu en 1970. 

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Lors d’un retour de la fête, en gare du Nord pour distraire les voyageurs, notre jeune gauchiste se mit à chanter «La tour de Londres » qui est comme tout le monde le sait une ode dédiée à la gendarmerie !  

Et plus il avançait et plus il enchantait son public : « J'emmerde les gendarmes Là-haut là-haut J'emmerde les gendarmes Et la maréchaussée, etc, etc, … »

Mais le jeune inconscient ne s’était pas rendu compte que la maréchaussée contrôlait les arrivées en gare  ! De là à les emmerder, ils ont très peu apprécié ! Et ce fut sa fête à Jordi !

Embarqué avec dépôt de plainte à la clef. Plus tard un tribunal avalisa le fait que Jordi n'avait pas vu les gendarmes (il a eu de la chance car sur la lettre de son avocat qu'il m'a fait parvenir, un gendarme avait bien signifié le chant volontaire qui leur était adressé !). 

Malgré les preuves évidentes de cet acte de rébellion, son chant du départ à l'arrivée fut considéré comme une erreur de jeunesse et non comme une provocation ! Mais il avait eu chaud notre marin. Il avait reçu une permission spéciale pour se rendre au tribunal car il risquait la prison pour insulte à l’encontre des autorités militaires !

Et pour arranger les choses, comme il s’était signalé par un comportement « limite » sur le bateau quelques jours plus tôt, avant de rejoindre le tribunal, le commandant en second lui avait asséné une bonne leçon de morale : «  Vous êtes mal parti dans la vie, Puig ! Dans le civil, vous insultez les gendarmes et à bord, vous ne respectez pas la hiérarchie ! » 

Logique et méritée la leçon de morale préventive  surtout lorsqu'on voit des jeunes paltoquets comme Jordi se moquer de l'Autorité  !  Un vrai bidasse en folie ou un marin de la Mer Noire en devenir notre Jordi ? Je pencherai pour  la folie. Encore merci Jordi  pour nous avoir gentiment révélé ton passé de jeune délinquant !    

Jordi enfin redevenu adulte, nous raconta ces merveilleux moments passés grâce à la CGT ! Il y a tellement de tristes sires qui nous crachent leur servilité consentie ou leur médiocrité, à la figure, qu'un peu de publicité pour le syndicat de mon cœur ne fait pas de mal !

Jordi avait connu le château qui est aujourd'hui détruit. Mais cerise sur le gâteau, il était présent lors de l'ouverture de la fameuse glacière qui fut le point de départ de cette incroyable histoire !

En effet les Propylées ou les bas-reliefs  réalisés par le sculpteur russe Joseph Tchaïkov qui encadraient le pavillon soviétique lors de l'Exposition Internationale à Paris de 1937, furent offerts par l'URSS à la CGT.

Les bas-reliefs furent d’être démontées avant d'être remontés devant le château de Baillet en France.

IHS CGT métallurgie IHS CGT métallurgie

Après la récente mise au point de Nico, ce n'est pas Jordi qui avait noté la date de la conférence de François Gentili, l’archéologue qui en 2004, avait découvert les statues dans la glacière. Mais c'est bien lui, Nico, qui avait lu cette information dans un journal local. Simplement comme Jordi n'était pas libre pour y assister, j'ai inversé les deux informations d'où cette rectification ! Donc c'est bien grâce à Nico que nous avons pu écouter François Gentili nous raconter cette incroyable histoire.

Ce jour-là, une jeune historienne et une dame qui s’occupait de la restauration des statues, complétaient l'équipe pédagogique. Et ce n'était pas de trop car on se serait cru dans un véritable film de science-fiction à rebours,  puisque entre 1937 et 2004, il s’en était passé des choses dans le monde et à une plus petite échelle dans le parc de Baillet en France ! 

Carte postale Jordi- IHS CGT Métallurgie. Carte postale Jordi- IHS CGT Métallurgie.
Voici ce que j’en ai retenu de la conférence : L’archéologue François Gentili  supposait que c'était en juin 1941 que les bas-reliefs avaient été brisés pour les raisons que l’on sait (rupture du pacte germano-soviétique et collaboration active de Pétain avec les nazis. D’où la mise en sommeil du parc estampillé « communiste » car cégétiste qui accompagna la dictature fasciste de la vieille ganache galonnée, le Collabo de Montoire !  

Les statues monumentales représentaient les  onze républiques de l’URSS : Arménie, Azerbaïdjan, Biélorussie, Georgie, Kazakstan, Kirghizistan, Ouzbekistan, Russie, Tadgikistan, Turkmenistan, Ukraine.

Je pensais poursuivre la suite de l’aventure avec la restauration progressive des statues que les « débiles » fascistes avaient détruites. (On sait que ces « adorateurs de la mort de l’autre » détestent l’art en général, et brûlent les livres impies pour ne garder que des opuscules qui confortent leurs cerveaux de demeurés.)

Qu’importe le rendez-vous manqué de demain à la mairie de Baillet-en-France ou au musée de Guiry en Vexin, nous avions vécu un grand moment avec cette découverte archéologique et cette histoire de la CGT dévoilée par Jordi !

Nous allons provisoirement l’abandonner pour retrouver notre camarade Jean Claude avec qui nous allons balayer quelques pages de l'impressionnisme. En trois épisodes : Pissarro à Pontoise - Pissarro à Louveciennes - Berthe Morisot à Maurecourt

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Commençons par évoquer tout d'abord notre ami Pissarro qui avait  une évidente sympathie pour l'anarchie. J’avais découvert les « Turpitudes sociales » que je ne connaissais pas, lors d'une exposition qui lui était consacrée au musée du Luxembourg. 28 dessins à la plume qui exprimaient une violence scandaleuse de cette caste dominante qui n'hésitait pas et n'hésite toujours pas à utiliser pour s'enrichir.

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 Les parcours autour de Pontoise, Auvers-sur-Oise et Saint-Ouen-l'Aumône sont absolument remarquables. Aujourd'hui, tous ces circuits sont répertoriés dans les topo-guides du Val-d'Oise.

Il suffit de se rendre à l'Office de tourisme de Pontoise ou à la maison du Parc de Théméricourt pour découvrir cette documentation de la Liberté.

Ou suivre les bords de l’Oise  au gré de son inspiration, rive droite ou rive gauche, qu’importe tout est parfaitement agencé pour libérer son esprit en marchant le long des chemins picturaux   !

Avec Jean Claude nous avons commencé par nous mettre dans les pas de Pissarro autour de Pontoise et le long de l'Oise. Du Quartier de l'Ermitage en passant par la mythique sente du Chou

Avec des dérives pédestres dans les quartiers du Valhermeil ou de Chaponval sans aller jusqu'à saluer Vincent van Gogh à l'entrée d'Auvers-sur-Oise.

Cet épisode appartient à une autre histoire que je conterai plus tard dans mes chroniques stirnéennes.

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Quelques jours plus tard, nous avons emprunté le RER pour retrouver Camille du côté de Chatou au pays des Impressionnistes avec la maison Fournaise si tu as la monnaie ou plus loin du côté de Marly, si tu veux ciseler la Machine de Marly !  

C’est ici que nous avons grimpé les coteaux en empruntant une jolie sente en balcon qui nous menait à l'entrée de Louveciennes pour suivre notre impressionniste anarchiste préféré Camille Pissarro.

Une belle table d’orientation à mi pente permet de visualiser ce que n’ont pu voir Monet, Sisley ou Pissarro !

Pissarro habitait 28 route de Versailles. Je ne vais pas m'étendre parce que dès que je prononce le nom de cette ville honnie, j'ai immédiatement une crise d'urticaire. Allez savoir pourquoi ? Plus intéressant, le circuit Camille Pissarro que nous allons suivre en partie de l’aqueduc jusqu’à à l'entrée du parc de Marly. 

Dans le parc nous étions seuls au monde pour admirer Méléagre dompter un sanglier de pierre devant les yeux ébahis des chevaux figés.

Enfin, la dernière étape allait nous permettre de disséquer l’œuvre méconnue de Berthe Morisot.

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J'avais découvert ce parcours exceptionnel par hasard lors d’une stirnéenne où je m’étais égaré comme il se doit pour un marcheur en liberté. Il fallait que j’y retourne, toujours en compagnie de Jean-Claude.

Nous avons débuté  la balade depuis sa tanière qui se situe près de Cergy Village, puis nous avons épousé la boucle de l'Oise avant de traverser les coteaux des vignes de Jouy-le-Moutier et retrouver le Sentier Berthe Morisot qui est parfaitement indiqué grâce à un panneau indicateur vert ! .

Après avoir dégusté un "Maranges" pour le fameux « Onze Heures Jean Claude », il suffisait de remonter de l'exceptionnel avec d’un côté un champ de blé piqueté de coquelicots et de l'autre les représentations des œuvres de la remarquable peintre impressionniste, Berthe !  

Un point important pour saluer les qualités épicuriennes exceptionnelles de notre ami ou camarade Jean-Claude. La randonnée harmoniste type s’arrête vers onze heures avec la dégustation à température parfaite d'un blanc de très haute tenue.Dans la longue liste de découvertes, retenons un Chinon exceptionnel.

Oui un Chinon blanc, blanc de blanc alors que tous les œnologues sérieux vous le diront, et ce n’est pas Jean qui contredira ce postulat, le vin blanc n’est pas compatible avec la papille prolétaire ou populaire !  

Au cœur de sa palette gustative, le repas frugal qui s’en suivra quelques heures après ce premier arrêt au stand, tournera autour de son foie gras originaire de sa Dordogne profonde pour finir  par ses  noix-pays !

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Si vous marchez en sa compagnie, il suffit de compléter sa galaxie gustative avec des produits et vins différents des siens ! Pour le pain, il assure aussi. 

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Certains esprits chagrins vont se demander si ce concept harmoniste a droit de cité dans un cadre structuré d'obédience révolutionnaire ?

Ma réponse est claire. J’ai toujours exclu de ma sphère intellectuelle les pisse-froids du style Saint Just ou Robespierre. Il m’arrive même de renier Élisée  Reclus car c’était un ascète. 

Ensuite, j’ai toujours dit que le bourgeois n’a pas de palais, il a de l’argent, que la cuisine étoilée est réservée à une caste de privilégiés qui a aussi de l’argent !  

Enfin, comme des enfants de "gens de peu", nous avons eu la chance, Jean Claude et moi d’avoir vécu notre jeunesse dans des territoires où la gastronomie était une évidence même pour des bourses déchirées ! 

La simplicité des produits aujourd’hui estampillés « cuisine classe » venait du fait  qu’ils avaient été confectionnés maison à l’époque de nos grands-parents !

Ma grand-mère gasconne gavait les canards, et mes parents faisaient du foie gras. Idem chez Jean-Claude ! Je suis même parti manifester avec un sandwich au foie gras que m’avait préparé ma grand-mère !

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Alors l’ascète et le sportif iront chercher ailleurs le plaisir hors de la randonnée harmoniste telle que nous la concevons ! Attention !, des sportifs de notre groupe comme Jean Mi ou Eric peuvent tomber leur bure de la performance pour se transformer sans soucis en gourmets !

J’ai déjà bu un rosé d’Arbois à température parfaite dans un coin de la montagne basque,  transporté par Jean Mi dans un Thermos adapté , et récemment un Jurançon olympique porté par notre célèbre béarnais préféré Eric du côté de Salies de Béarn, toujours en compagnie de Jean Mi qui n’a pas craché dessus !

Ne confondons pas, lorsque je parle de sel ce n’est pas pour ajouter une remarque sur Salies de Béarn, non c'est juste pour signaler que notre sel à nous, naît souvent de la controverse historique, politique ou philosophique, pas que du liquide vinifié  !

Alors pour tenter d’arriver à une motion de synthèse, j'ai réuni mes deux compagnons, l’ancien délinquant juvénile et aujourd’hui grand historien et l’œnologue-cuisinier épicurien, Jean-Claude.

Ce jour-là la mise en route débuta du côté de Beaumont-sur-Oise pour découvrir les sentes de la ville, bien moins célèbres que celles de Montmorency. Puis après avoir contourné le vieux château, nous avons rejoint ma forêt de Brocéliande personnelle à savoir la forêt de Carnelle ! Temple païen de l’harmonsime reclusien découvert il y a déjà plus de 30 ans ! 

Jordi et Jean Claude Jordi et Jean Claude
La controverse portait ce jour-là sur le sens de la violence révolutionnaire chère à tous les théoriciens de la Révolution confisquée ! Les véritables acteurs étant restés sur le carreau sculpté de la répression !

C'est Cathy la compagne de Nico qui avait parfaitement résumé la maxime de ces grands révolutionnaires ou de ces grands opportunistes, inscrite en lettres d’or de tous les catéchismes de la pensée unique d’obédience léniniste : «  Armons-nous et partez ! »

Merci Cathy j’ai toujours trouvé ça excellent ! Évoquait-elle mon ami Nico ou son alter ego Jordi ? Je les laisse répondre, ne pouvant parler à leur place ! 

Jordi est un adepte de la violence révolutionnaire et moi aujourd’hui je suis un passionné de l'éducation car je suis un pacifiste forcené. J’ai d’autres noms d’éminents spécialistes de la violence pour les autres mais la liste est tellement longue que je n’aurai pas le temps de l'éplucher !

Et si j’y ajoute tous les défroqués du lambertisme, les anciens ministres socialistes adorateurs de François de Latche, là je vais y passer la nuit !

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Si vous êtes un forcené de la révolution au bout des fusils comme le chantait Lénine, avant de fabriquer des armes pour votre police politique et votre future armée de soldats rouges du sang des opposants, il faudra vous fournir en armes !

Posez-vous les bonnes questions :  Vous les achetez à qui  les armes? Où ?

Et pourquoi des ouvriers fabriquent-ils des armes ?

Pour tirer sur leurs frères prolétaires ?

En 1995, Louis Viannet en direct n’a su quoi me répondre à propos de l’industrie guerrière de la France. Il s’en était sorti par une pirouette : « pour sauvegarder l’emploi en attendant la conversion  de ces industries, nous sommes obligés de continuer ! » Avant d’aller trinquer en sa compagnie, la victoire contre le Fakir du Plumaçon, je profite de ce billet pour saluer le camarade Louis Viannet aujourd’hui décédé. Et je précise que c'est bien Roland, mon illustre maître ès Révolution qui avait posé la question à Louis Viannet en ces termes : « Il y a Etxe (Etché c’est moi) qui voudrait connaître la position de la CGT par rapport à l’Industrie de l’armement ? »

Alors, quel groupe capitaliste va s’en mettre plein les fouilles avec la mort de l’autre à venir ? Améliorer la balance commerciale avec la moer d'innocents ? Pfffff ! 

Il restera toujours le canal « barbouzes » ou les anciennes colonies du communisme déconcertant  pour vous procurer des armes ?

Encore faut-il savoir s'en servir, (confère la Guerre d’Espagne pour ceux qui rêvent encore !)  

Je me suis toujours demandé comment on pouvait tuer des êtres humains alors que d'autres vont faire de très longues études pour sauver  des êtres humains ! La contradiction m’a toujours paru monstrueuse !

Dans son roman autobiographique « Le Premier Homme » qu’il n’a pas eu le temps de terminer, Albert Camus raconte la crise de son père lorsqu’il découvre l’horreur d’une scène guerrière atroce « Non, un homme ça s’empêche. Voilà ce que c’est un homme, ou sinon… », puis « Moi, avait-il dit, d’une voix sourde, je suis pauvre, je sors de l’orphelinat, on me met cet habit, on me traîne à la guerre, mais je m’empêche »

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Alors à qui profite la violence dite révolutionnaire ? Celle dont le fameux adage dit que la fin  justifie les moyens ! 

Jean-Claude ne se prononce pas ! Jordi comme Jean ou tant d’autres copains sont des adeptes ! Surprenant …

Pour ma part, j’invite les personnes qui prônent la violence révolutionnaire à relire la loi du 22 prairial an II (10 juin 1794) qui décrète la Terreur avec  ces fameux articles le  8 et le 9 que je vous laisse découvrir !

Et pour mon ami Jordi, j'ajoute cette spéciale Robespierre : « Ce n’est guère que par le glaive que la liberté d’un peuple est fondée ! »

Et pas la peine de venir me chanter la ritournelle de la patrie en danger, les armées avaient brisé l’encerclement des armées blanches des monarques frontaliers !    

Avant d’en arriver à la motion de synthèse, Jordi a tenu  à ce que l’on mange sur un promontoire qui domine le panorama de l'Oise.

Pourquoi ? 

Tout d’abord parce que c’est un endroit que j'aime beaucoup. Mais aussi parce que je lui avais raconté que lors d’une autre balade, j’avais été hyper violent à l’encontre d’une descendante d’une « Maréchal nous voilà ! ».

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Ce jour-là, j'avais malencontreusement cassé une bouteille de côte de Blaye que le "Chouchou" avait emmenée. Et le temps que je réagisse à ma bourde, Mikel avait filé en bas pour nettoyer mes dégâts.

C’est  à ce moment-là que la "Harpie" est sortie de sa tanière pour me filmer et me dénoncer à ces tarés de voisins vigilants. Je l’ai traitée de tous les noms cette nouvelle Jehanne d’Arque démasquée de la Collaboration !

Je reconnais que je n’avais pas été brillant ce jour-là.  Les copines de ma femme avaient été scandalisées par ma réaction mais elles ignoraient que j’avais été biberonné à la violence révolutionnaire léniniste dans ma jeunesse.

Et il suffit de chasser le naturel pour qu’il revienne au galop des steppes oubliées de l’effroi !

J’ai écrit ces lignes pour ajouter un peu d'eau au moulin de Jordi. Je laisse le débat s’ouvrir pour étudier s’il existe un lien contradictoire ou pas entre la violence intérieure et la violence révolutionnaire ?

 

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Quant  à période méconnue de l'histoire de la Révolution française, la Terreur, nous ne sommes toujours pas d'accord avec Jordi. Qu’importe ce qui compte c’est l'échange, le débat,  la controverse mais pour cela, il faut avoir des arguments. Et Jordi en possède de solides.

La motion de synthèse votée, les bouteilles vides, les noix mangées, la néo-gestapiste ne donnant pas signe de vie, Jean Claude donna le signal du chant du départ !

 

 

 

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