Pour saluer deux maîtres de la randonnée basque : Peio et Maurice !

Si l’on marche aujourd’hui sur des sentiers balisés entre Sare et Ainhoa ou du côté de Cambo les Bains, on le doit principalement à ces deux hommes : Maurice d'Atsulai et Peio de Zapeta Xilo. A présent que la retraite pédestre est arrivée, il était temps de leur rendre un simple hommage, mais harmoniste en diable car ce furent aussi des professeurs de vie …

Dans ce billet particulier, il n’y aura aucune digression philosophique, politique, pas même historique, juste du condensé de bonheur partagé grâce à l’accumulation de souvenirs inoubliables !

Peio de Zapeta Xilo Peio de Zapeta Xilo
Il faut d'abord insister sur l'esprit que faisaient régner ces maîtres de la randonnée, plutôt que de saluer leurs performances physiques même s'ils furent tous les deux de redoutables métronomes en montagne. Dénivelées, sommets de la montagne basque, parcours, ils maitrisaient tout ! .

Commençons par dérouler la légende du guide de Zapeta Xilo, Peio ! 

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Je l’ai rencontré en premier mais c'est logique puisque Peio n’est autre que mon beau-père. Je dois aussi le remercier car c'est lui et lui seul qui a ravivé la flamme ou la flemme du randonneur méconnu que j’étais devenu !

Parmi toutes les images sépia de la montagne basque, béarnaise ou bigourdane que je possède, il me serait très difficile d'en sélectionner quelques-unes tellement la collection est riche.

Ma première sortie avec Zapeta Xilo  se déroula sur les flancs du Baigura ! Une sacrée surprise que ce sommet placé au cœur d'une géographie humanisée, pour reprendre la jolie définition de Luis Pedro Peña Santiago. Les moutons colonisaient les pentes vertes et les vautours fauves le ciel bleu ! Oui car il y a parfois du ciel bleu au Pays basque …

Grâce à Peio, je retrouvais mes instincts primitifs d’hominidé : je marchais ! Et je ne les ai jamais plus égarés depuis. A chaque vacance passée en Euzkadi (appellation 1936-1937), je l’accompagnais dans ses reconnaissances ! C’est ainsi que nous avons découvert ensemble les sentes cachées du Txindoki, du Mendaur, d’Itsusi, d’Alba-Aitz, de l'Iparla, de l'Oilarandoi, de l’Adarra, de l’Irubelakaskoa pour ne citer que les inoubliables.

Signalons que lors d'une balade dantesque, nous aurions pu être foudroyés au sommet de l’Ori, mais Mari sur ordre du Basajuan avait décidé de nous épargner ce jour-là ! C’est la seule fois de ma vie où j’ai vu des abeilles butiner un rocher. Impressionnant !

Autre caractéristique du guide basque, son assurance. Jamais inquiet, ni stressé, il marchait sans cartes, sans GPS. Il lui suffisait de photographier le terrain et tout était en ordre ! Parmi le lot de sorties complexes, j’ai retenu celle où Peio m’a le plus étonné.

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La balade embrasait ce territoire magique du côté d’Irati du temps où il était encore secret. Seuls les bergers le fréquentaient alors …

Le parcours était corsé. Au départ le GR 10, nous avait pris en charge pour nous monter au sommet de l’Okabé avant de découvrir la nécropole d’Illarita. Plus d’une vingtaine de cromlechs ou de Jentilbaratzak dressaient leurs fausses dents de requin au-dessus de la fine couche de neige qui les avait recouverts.

L’horizon était barré par l’Ori qui s’était drapé d’un suaire blanc pour décourager les audacieux à cette époque de l’année. Puis nous avions emprunté une sente discrète qui fut celle des passeurs basques et des résistants dans la zone qui se situe entre les cols de Zurzay et de Burdinkurutxeta. Au col de Burdinkurutxeta, une sente parallèle se faufila jusqu’au pied du Mendibil.

Et là une surprise allait bientôt nous attendre après les grimpettes du Mendibil débonnaire et du Txardeka effilé. Au bas de la descente infernale, le sentier avait disparu sous une épaisse couche de neige immaculée alors qu’il nous restait encore à passer l’Artanolatze et le pic des Escaliers !

Plus de chemin ! Que de la conception naturelle immaculée, alors par où aller ? Dans ces situations, tout le monde a un avis ! Alors sans rien dire, Peio prit la tête de la colonne et traversa le terrain enneigé sans aucune hésitation. Je me souviens très bien de sa tenue qui ressemblait à celle d’un Rebuffat, d’un Terray ou d’un Lachenal. Ces fameux conquérants de l’inutile comme l’avait si bien raconté Lionel Terray.

Comment Peio faisait-il pour déjouer les pièges de ce terrain rendu périlleux par l’épaisse couche de neige ? Je marchais en fin de colonne aux côtés de Daniel, l’ancien pilotari d’Ustaritz. Nous  l'observions de loin pour constater que la progression au jugé se faisait en épousant les courbes de niveau pour mieux louvoyer avant de retrouver une forêt d’arbres malingres.

Je reste persuadé d’avoir entendu des laminak s’interroger pour comprendre comment cette colonne de fer avait pu passer les barrages naturels qu’ils avaient dressés. Les lutins basques ne pouvaient pas se douter que cette colonne libérée pouvait être guidée par un authentique spécialiste de la montagne basque.

Puis la neige avait fini par fondre au fur et à mesure de notre progression laissant apparaitre enfin la sente ressuscitée. Personne ne fit de commentaires lors de ce passage ! Bluffant Peio ! Une grande leçon qui me fut fort utile plus tard lorsque je me suis retrouvé en difficulté.

La suite fut une longue respiration de plaisir : les pentes débonnaires de l’Artanolatze, le pic des Escaliers contourné, la colonne se posa au col d’Iraizabaleta avant de clore cette boucle qui a marqué les esprits ! Lorsqu’aujourd’hui, en tapant ces lignes, je regarde la carte IGN je me dis que Peio mais aussi Jean Mi étaient de sacrés intuitifs.J’ai ajouté Jean Mi à ce chapitre Peio car il nous a sortis d’une drôle de galère du côté d’Urkulu, à cause d’un brouillard tenace où on ne voyait pas à un mètre !

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Pour clore cette première partie, je vais terminer avec cette leçon apprise toujours en compagnie de Peio. Ce jour-là nous marchions dans les Pyrénées. Et à cette époque de l’année au mois de septembre, comme souvent nous étions seuls dans la montagne.Nous venions de passer les lacs du Plâ de Prat, de Liantran, de Houns de Hèche et j’avais bien l’intention de pousser jusqu’au Pourtet de Hèche lorsque Peio me stoppa !

Il avait alors un genou qu’il n’arrivait plus à contrôler ! Et cela devenait risqué d’aller plus loin car en ce temps-là le portable n’existait pas ! Nous sommes descendus au lac de Liantran. Bien sûr, j’étais déçu ! Mais lorsque nous avons trinqué, il m’a dit : « La haute montagne, c’est terminé pour moi ! » et là j’ai compris. Peio a continué de marcher mais à son rythme et j’ai suivi ses conseils … !    

Dix kilomètres à peine de Cambo se trouve Ainhoa. Et qui Ainhoa, dit ? Atsulai !!! Et qui  dit Atsulai, dit ...  ?

L’autre légende de la montagne basque : Maurice.

Maurice d'Atsulai Maurice d'Atsulai

La première fois que j’ai marché avec Atsulai, bizarrement, Maurice était absent ! Car à cette époque de l’année, il se réservait du temps pour baliser les merveilleux sentiers qui ceinturent le village et explorent les montagnes avoisinantes !

Nous avions grimpé l’Autza en compagnie de Marcel, Michel, Yvette, Beñat, Philippe le Président de toute l’association (car les basques chantent aussi, merveilleusement bien d’ailleurs  !), Peio bien sûr mais aussi Jean Mi et Marie sa petite sœur ... 

Mais au-delà de la démesure de la balade, ce qui m’a le plus marqué ce jour-là, c’est lorsque Philippe, le président d’Atsulai de l’époque s’est métamorphosé en anthropologue au col d’Elorieta.Là calmement, il a expliqué à Marcel que contrairement à ce que racontent les archéologues, les cromlechs ne servaient qu’aux bergers du néolithique qu’à préparer de somptueux méchouis d’où la disposition circulaire des pierres pour assurer de belles fêtes !

Je ne vous dis pas la tête de Marcel à la conclusion de cette brillante démonstration qui se tenait ! Des fois on va chercher des explications scientifiques alors que l’évidence donne une explication simple et rationnelle !

Puis vint la première rencontre avec Maurice. Dans la descente enneigée du Buztanzelai au moment où tout le monde patinait, Maurice formula son fameux théorème :

« Si tu te trompes de chemin et si tu ne sais plus où tu en es. Pour s’éviter de remonter un mur qui t’attend après t’être fourvoyé dans une impasse, surtout en Navarre, il faut absolument trouver un chemin ou une piste avant de s’engager n’importe où. Car derrière un chemin se cache une borde ! Et derrière la borde se trouve un nouveau chemin. Et à partir de ces constats tu peux faire le point. »

J’ai toujours retenu le théorème de Maurice même s’il m’a joué un tour, l’an dernier en compagnie de Maxime à la descente du Gorospil. Car ce jour-là derrière la borde, il n’y avait que le néant ! Et Maxime a sorti le GPS pour reprendre un mur monstrueux avant de retrouver Otxondoko lepoa !

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On ne peut pas parler d’Atsulai sans évoquer les mythiques Douze heures d’Ainhoa ! Une organisation aux petits oignons pour marcheurs amoureux d’autre chose !

Parcours grandiose et une ambiance de folie  au programme !

Là-aussi, le plus impressionnant dans l'affaire au delà des randonnées, restait la sarabande de fandangos endiablés, exécutée par  des dames dont certaines venaient d’avaler 45 km pour 2000 mètres de dénivelée positive comme si de rien n'était.

Et moi pendant ce temps, j’avais les mêmes jambes que celles de Pinocchio tellement les muscles s’étaient tétanisés ! Je ne me déplaçais qu’avec parcimonie, juste pour aller chercher un peu de vino tinto lorsque le liquide s'évaporait ! Et à Ainhoa, il avait tendance à s'évaporer peut-être plus vite qu'ailleurs !

Enfin pour clore cette brique Atsulai, j'ai encore dans la tête après l'avoir eu longtemps dans les jambes, cette mémorable traversée entre Zugarramurdi et Sare qui passait par les sommets du Mendibil, de l’Atxuria, le mur de l’Ibantelli avant la dernière montée de Larrun-Gain côté Vera de Bidasoa à 14 heures en pleine chaleur !Je m'en souviendrais de ce 15 août.

Encore merci Yvette pour m'avoir requinqué après un coup de fringale monstrueux survenu à mi-pente du dernier sommet ! Ce fut la seule fois de ma vie où je n’ai pas bu de rosé de Navarre au sommet de Larrun-Gain (ou La Rhune). Et là, je m'étais fait reprendre par une touriste endimanchée qui descendue du petit train m'avait dit : "Eh bien ils ne sont pas polis les randonneurs basques " car j'avais été" infoutu de répondre au large sourire qu’elle venait de me dispenser tellement j’étais occis !

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Grâce à ces virées sympas du côté d’Ainhoa, une véritable complicité était née entre les deux groupes basques et les Harmonistes du Trinquet de Saint Brice (Eric, Pascal, Txomin, Alain) sans oublier les intermittents du spectacle, Jean Mi ou Sébastien. Quelle équipe i

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Et de fil en aiguille, nous nous sommes retrouvés pour une première traversée de notre vieux massif pyrénéen au départ du Logibar. 

Puis une nouvelle virée commune deux plus tard. Mais pour raconter ce second épisode pyrénéen, laissons s’exprimer la plume subtile de Maurice, je n'interviendrais au milieu de son article qu'avec quelques remarques que j'ai ajoutées en italique :

« L’aventure pourrait commencer ainsi. Il était une fois … C’est l’histoire de cinq Basques, un Landais, le chef de groupe (un comble pour un représentant du plat pays) et de trois béarnais dont deux baptisés pour la durée du séjour les « mobylettes ».

Objection Maurice ! Pascal n’a jamais été béarnais, il est basque. En revanche, le copyright des « mobylettes », c'est de moi ! En effet, les deux beaux-frères Alain et Eric ont le don d’évoluer sur des pentes supérieures avoisinant les 20 % comme s’ils marchaient sur du plat !Plus tard vinrent s’ajouter au groupe du Trinquet, la mobylette comtoise Jean Mi et le pète-hume de Villepinte, Patxi !

Mais redonnons la parole à Maurice :

« Quatre jours de sentiers au départ d’Arrens-Marsous. Plus de 90 kilomètres de haute montagne. Mais que de souvenirs, d’images, de rencontres. Isards, marmottes, troupeaux de vaches paisibles (on est loin de la vache folle), chevaux, moutons. La montagne avec du soleil et un bon esprit d’équipe, c’est presque le paradis, on ne marche pas, on plane.

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Le soir après un bon repas, histoire de mieux digérer et régler quelques différends, on décide de s’expliquer "boules en main ".

La pétanque est un sport universel mais à Arrens on s’interroge encore. Quelques pointeurs, des tireurs de ce tournoi improvisé avaient un style peu académique et un langage incompréhensible. Peut-être un code secret ?

Il y avait bien sûr ceux parlant le français même s’il manquait l’accent du midi, presque des professionnels, mais les autres ? Avec la langue basque que même le diable n’avait pu apprendre, il y avait de quoi y perdre la boule !

Qui a gagné ?

Il faudra attendre la prochaine expédition pour disputer la belle. Elle n’a pu se dérouler par la faute de quelques belges à la peau blanche qui ont par hasard découvert le secret de la forme et la bonne humeur du clan des basques.

Le secret ? Une potion mystérieuse mais courante le long du Sud-ouest de la France, le Patxaran. Faute de pétanque, soirée très animée au point que les belges ont pris quelques couleurs mais pour des montagnards le sens de l’orientation n’y était plus

Une précision avec nos amis belges d'un soir. Lorsque nous nous sommes mis à chanter, les dames du groupe ont demandé aux basques pourquoi on chantait aussi bien ? Et ce coquin de Michel  de répondre que nous avions fait le conservatoire. Un peu plus et les belges allaient nous demander des autographes !

On a tellement bien chanté ce jour-là que le patron est venu nous déposer une bouteille d'Armagnac pour nous encourager à poursuivre dans son restaurant ! Il faut dire que nous nous entrainions toute l’année dans les souterrains du château des Dolaré de la Forge sous les ordres de notre chef de cœur assez exceptionnel, Txema, le plus grand joueur d’Île de France de pelote basque dans la seule spécialité qui compte chez les basques : la main nue !

Un chanteur hybride fabuleux, mélange parfait d’Erramun Martikorena, d’Andde Duhale et de Beñat Sarasola !

Et Maurice  de conclure :

Une nouvelle section à Atsulai ? La pétanque à Ainhoa ? Les béarnais, le Landais rêvant déjà d’élimination au Pays basque et d’une finale à Paris du côté de Saint Brice. C’est une galéjade bien sûr. Il faut reconnaître que les basques du tournoi d’Arrens-Marsous ont montré quelques dispositions dans l’utilisation de la boule, au point de déstabiliser « le professionnel » landais.

Il faudra peut-être aux responsables d’Atsulai une boussole pour les aider à ne pas perdre la boule avec les aventureux marcheurs ».

Fin de du billet plein d’humour que produisit Maurice, grand marcheur devant l’éternel avec ses basques d’Atsulai !

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Toujours dans ce registre, Maurice avait signalé à ses ouailles cette randonnée avec cette annonce envoyée au journal Sud-ouest (à la rubrique Ainhoa) que j’ai collée sur cette photo où l’on découvre la statue figée de François Mitterrand !

Seuls Maurice et Peio étaient au courant de ma grosse blague préhistorique !

Bien sûr, parce que si cela avait été une blague à dix Francs, j’aurai évoqué une francisque au lieu du menhir pour coller avec l’évolution temporelle. Les Francs, la francique, c’est bien connu !

Ici à Soustons près de l’office de tourisme, il y a un menhir ou un dolmen c’est selon l’opinion que l’on a de François Mitterrand !

En direct, lors de la randonnée, les premières interrogations fusèrent : « Mais dis donc Marc, ce menhir où est-ce qu’on l’a trouvé ? » Et je livrais à chaque réponse la même version : « Eh bien, les chercheurs l’ont d'abord cherché à droite de Latché et à partir de 1981 vers le côte gauche même si on avait de gros doutes de ce côté de la forêt  pour finir en cohabitant par le repérer ».

Lorsque la supercherie fut révélée devant des yeux ébahis, étonnés ou même scandalisés, des basques et des bordelais invités par Maurice, ma blague de potache qui avait bien fait rire les deux sages du groupe tomba à l’eau !

Du lac de Soustons dont nous apprêtions à faire le tour en passant par Azur !L’humour a parfois des limites à ne pas dépasser ; je les avais enfreintes.  

Avant de refermer ce merveilleux livre du pays des Merveilles : la France !, ne l’oublions, pas quoi qu’en disent les oiseaux de malheur qui veulent le "consanguiniser" alors que sa richesse a toujours été la migration de l’hominidé citoyen du monde au cœur de paysages fabuleux, ,je conclurai ce billet par cet évènement !

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Avant d'écrire ces lignes, j’ai consulté mon dossier "Randonnées au Pays basque" et je suis tombé sur la lettre du 20 janvier 2003 que Maurice m’avait envoyée.

Il m’annonçait que les marcheurs ailés d’Atsulai ne pourraient se joindre à nous pour emprunter le parcours en Bretagne tracé par Txomin, En revanche, ils comptaient bien venir nous rendre visite lors de leur séjour parisien ! Et Maurice de conclure sa lettre : « Mon bon souvenir aux mobylettes. Amicalement »

Cette année-là, franchissant une frontière dématérialisée, les basques vinrent nous saluer dans notre antre de l’époque : le Trinquet de Saint Brice-sous-Forêt ! Le trinquet avait servi pour la première fois depuis sa construction d’hôtel puisque les basques campèrent sur la cancha ! Incroyable …

Au programme de ce week-end de légende : une fête géante et une randonnée en forêt de Montmorency !

Nous avons conclu ce séjour par une mythique partie de belote et non de pelote  en compagnie de Christian notre président de l'époque qui fera par la suite une très brillante carrière à la Fédération Française de Pelote basque laughing lorsqu'il migrera en Euskadi (appellation actuelle des abertzale), Eric, Michel d’Atsulai et moi-même.Cette partie de cartes a renvoyé celle de Marcel Pagnol dans les poubelles éventrées du comique ! Hélas on ne peut la raconter car seuls les quatre participants en rient encore !

Encore merci à Peio et à Maurice pour nous avoir fait connaitre la montagne basque. Car c’est bien cette transmission originelle qui nous a permis de continuer à arpenter les sentiers de la France entière malgré les bifurcations classiques de la vie !

Quant à moi, la marche solitaire ou même en groupe s’accompagne systématiquement de rêveries, et ces leçons, je les ai apprises au contact de Maurice et de Peio ! Je me souviens encore de cette quête pour découvrir les traces de la Chaussée des Géants au cœur de la montagne entre Bidarai et Erratzu près du col de Meaka ! Mélange de poésie et d’histoire ! Et bien seuls Maurice et Peio, étaient intéressés par ces recherches que je n'ai toujours pas finalisées en 2020  ! En revanche, nous avions déjà abordé ensemble l'histoire du fameux Réseau Comète qui est presque aboutie aujourd'hui !

C'est Kador, le célèbre chien de papier de Binet  qui jappait un : "Ni Dieu mais un maitre!" qui m'a inspiré cette conclusion philosophique harmoniste oxymorique : 

Peio et Maurice ou Maurice et Peio, furent à la fois des Dieux et mes maitres !

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Marc

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