Marc Etxeberria Lanz
Harmoniste reclusien certifié AS ou SR 1906 de la rue Rigollot à Amiens
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Billet de blog 25 nov. 2021

L'antique chemin de transhumance révèle une toute autre histoire à découvrir

Nous allons cheminer lors de cette traversée d'une illusion ou d'une certitude d’une société communiste primitive apaisée. Et nous partons en Navarre, plus exactement à Urdax ou Urdazubi en basque.

Marc Etxeberria Lanz
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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Thierry et moi-même, possédons tous les deux, des rhizomes navarrais.

Très légère patine en ce qui me concerne puisque mon Identité-racine se trouve au pied du Mendaur qui domine le plus beau village d'Europe, Ituren !

Mais en ce qui concerne Thierry, c'est du lourd.

En effet son grand-père, Jésus Villabriga Migueliz, né le 10 juin 1904 à Sangüesa ou  (Zangosa) en basque était un ouvrier affilié à la CNT.

Engagé comme tant d'autres dans la défense de la République espagnole, il sera arrêté puis fusillé à Saragsse le 4 octobre 1936 par les fascistes du Terrcio de Sanjurjo.

Bien sûr, c’est Thierry qui m'a raconté la terrible histoire de son grand-père.

Une histoire qui a traumatisé toute sa famille puisque Jésus Villabriga Migueliz est mort à 32 ans.

J'espère que nous aurons l'occasion d'en savoir un peu plus sur ce drame lorsque nous irons en Navarre et en Espagne sur les traces des criminels !  

En effet, il est important  de rappeler que ces camarades anarcho-syndicalistes "détestables" ou "détestés" sont morts pour une cause qui n'était pas essentielle à leurs yeux, le défense d'une république bourgeoise qui ne leur avait jamais fait de cadeaux jusque là  ! Passons. 

Ah si une dernière remarque tout de même. J'ai toujours considéré que ceux qui détiennent la parole historique certifiée conforme, ne font qu'empiler des perles lorsqu’ils évoquent l'histoire de l’anarcho-syndicalisme qu’ils ne connaissent pas surtout en Espagne ! 

Mais laissons- là ces acteurs nés de la société du spectacle dont certains comme Guy, ont déjà viré de bord, pour nous arrêter au cœur de cette petite ville, autrefois fief du carlisme comme tant d’autres villages navarrais.

Comme l'histoire des guerres carlistes est bien complexe, dans le cadre de ce billet, je vais me contenter de quelques images qui ont surgi lorsque l'ogre Corse et son frérot, Jo le Bonaparte, l'ex napolitain furent chassés d’Espagne.

Jo I° était arrivé en  Espagne en 1808, il en fut chassé en1813 lors de la Guerre d'Indépendance  !

Les aventuriers corses associés laissèrent 350 00 morts environ sur le carreau avec comme conséquence de leur héritage, une collection de guerres civiles à venir.

Quant aux guerres carlistes en territoire basque, certes on y croise des basques mais pour connaître leur bannière, leur Bi Gora, là il faut s'accrocher. 

En effet, on y rencontre des Cristinos fervents défenseurs d'une lignée royale estampillée Bourbon ou Borbòn ; des Carlistes partisans de Carlos Maria Isidro qui ne sera jamais Carlos V. Il y même eu un dissident en la personne de Muñagorri qui contrôlait un mouvement basque : Paz y Fueros.

J'évoque le nom de ce drôle de sbire car Muñagorri s'est illustré ici même à Urdax en septembre 1838 lors de la première guerre carliste.

Je n'insiste pas plus que ça, car comme les guerres carlistes ont laissé des traces indélébiles en Navarre entre 1833 et 1876, j'y reviendrais lorsque nous irons du côté d'Amaiur, autre place forte du carlisme !   

Et alors que nous avions entamé le tour de ce village absolument remarquable d’Urdazubi - Urdax avec sa collection de monuments à visiter, j'ai fait appel à un spécialiste-pays en la personne du fils du général Hugo, le célèbre Victor pour nous en toucher un mot !

Victor Hugo venait de faire un brin de causette (facile, celle-là) avec un ancien capitaine du mouvement carliste. Le poète lui demanda ce qu'il pensait de don Carlos ? En espagnol s'il vous plaît.

Son interlocuteur répondit en français que Carlos Maria Isidro n'était qu'un imbécile.

Victor Hugo précisait que le mot imbécile devait être pris dans le sens de " débile ". Bon vous me direz ce n'était pas la première fois que les hommes allaient se mettre au service de "débiles" surtout lorsque ils ont du sang bleu dans les veines. 

Quelle déveine parce que n'en déplaisent à Steph et Lolo, le sang a plutôt une couleur que j'aime bien, le rouge ! 

Et pourtant ce débile made in Victor Hugo, Carlos, a donné le nom à un mouvement qui a déclenché des premières guerres en Espagne sous l’œil intéressé des puissances coloniales comme la France et l’Angleterre.

Pour les histoires à dormir debout, je renvoie les gobeurs de mouches vers la propagande "débile" distillée  à longueur d'antenne par Steph ou Lolo, car elles ne font pas partie de mon domaine historique de compétence. 

En revanche, vous pouvez compléter ces contes de fées ici-même dans le Xareta (Urdax, Zugaramurdi, Sare, Ainhoa) car ce territoire accueille une sacrée collection de sorcières qui se cachent encore de nos jours dans des grottes de ce petit pays.

Une seule Sorgina envolée sur un balai est devenue célèbre, je vous laisse deviner son nom ! 

Mais retournons sur les pas du petit Pottok bleu du Xaretar. Nous l'abandonnerons à la sortie de  Zugaramurdi pour nous diriger vers la montagne. Plus haut, plus loin, direction l'Atxuria.

Comme Thierry est un harmoniste reclusien né, plutôt que d'accrocher la trilogie mythique Atxuria, Ibantelli, La Rhune, nous sommes partis étudier les traces des voies de transhumance ou de vie de nos ancêtres qui ont eu le chic de les baliser en abandonnant à notre histoire une collection incroyable de  Trikuharri, de Mairullarri et de Zutarri ou si l'on possède une celtitude préférentielle, un ensemble de dolmens, de cromlechs et de menhirs.

Dolmen d'Ibaineta

Je préfère les noms basques car ils chantent mieux dans la montagne que les habituelles pierres précieuses perdues de la plaine.

Saluons ici l'immense travail de Miguel Angulo, le géographe passionné qui les a répertoriées sur les cartes qu’il a dessinées. 

Nous, nous allons prendre le temps de les découvrir en activant la correspondance entre la carte et le terrain.

Comme il avance vite le "Navarrais", il vient de repérer un panneau qui indique la direction du dolmen ou du Trikuharri de Sorohaundi. Et nous partons à sa recherche. Et de bonheur harmoniste en bonheur harmoniste, on découvre une tourbière immense où les droseras font de la plongée forcée tellement elle est gorgée d'eau.

Et voilà notre pierre posée sur deux orthostates bien fatiguées. Quelle découverte !

Et pourtant je connaissais bien ce coin que j’avais traversé maintes fois avec les monstres sacrés d'Atsulai ou de Zapeta Xilo sans oublier les Éric, Pascal, Jean-Mi et Xebo. Même Arturo était passé par là ! Mais je découvrais ces " bouleversantes " de plus de deux mille ans environ ! 

On pouvait continuer d'explorer les environs mais l'inconnu nous renvoyait vers de l’assuré, à savoir les pistes que les moutons avaient entretenues depuis la nuit des temps ! 

Cet écosystème ancestral n'a laissé que du beau alors que les guerres qui se sont déroulées sur ce territoire ont abandonné en pleine nature d'affreuses fortifications. C'est ce contraste que nous allons étudier au moment où nous enfin déniché le rocher idéal pour poser les sacs à dos.

Vénus gravettienne sculptée par mon archéologue préféré, Guy de Gavaudan

Paysage de rêve sur 360 degrés, il était grand temps d'ouvrir la première bouteille. Car le dossier qui va suivre risque d'être complexe.

Mes premiers professeurs d'anthropologie anarchiste furent Pierre Clastres et David Graeber

Je ne saurai oublier deux autres formidables anthropologues qui m’ont tant éclairé sur le chemin différé de la différence, les géographes anarchistes Kropotkine et Reclus.

Car ce sont les deux anciens qui m'ont renvoyé vers David Graeber qui, malheureusement, est décédé très jeune, trop jeune.

À l’époque, comme le responsable du secteur adulte de la médiathèque de Villepinte était anarchiste, il n’avait pas eu de mal à me commander cet ouvrage incontournable de David Graeber : Dettes : 5 000 ans d'histoire.

Et si notre bibliothécaire avait le chic pour acheter une collection de livres intelligents, c’est lui qui m’avait fait découvrir Hans Magnus Enzensberger, il avait la relation en berne, ce qui donnait une image pas très sympathique de l'anarchie, dommage.

Je n'avais pas osé lui conseiller la lecture de Gaston de Franquin ou les Dingodossiers de Goscinny et de Gotlib qui auraient pu lui faire retrouver le sourire et la joie de vivre.

Comme la plupart de ces intellectuels complètement fermés qui se la jouent au-dessus de la mêlée, il renvoyait une image négative d’un mouvement qui a déjà toute la  Réaction et l’animosité du Socialisme bien pensant, aux fesses.

Je sais bien que la misère du monde ne prête pas à rire ni même à sourire mais tout de même, il faut sans jouer les Derrida, essayer de dérider son entourage sous peine de finir sous une cloche infernale de la certitude non partagée !

Mais pour revenir à des choses positives, pour ceux qui souhaitent découvrir David Graeber, je recommande la lecture de Chroniques Rouge & Noir, cette revue de critique bibliographique du mouvement libertaire lui a consacré un formidable hommage après sa disparition brutale (N°3 Décembre 2020). Le brillant article est de Mireille Mercier.

Et ce clin d'œil me permet par la même occasion de saluer Daniel Pinos qui a une très longue histoire avec le syndicalisme révolutionnaire et l'Espagne. Et avec les Chroniques Rouge & Noir bien sûr !

Et je viens d'acheter le dernier livre de David Graeber qu’il a écrit avec David Wengrow :

Au commencement était… Une nouvelle histoire de l'humanité

Avant de clore le dossier Graeber et de discuter de ce qui nous interroge à force de nous intriguer, je précise pour mes camarades de l'ACER, que son père, Kenneth Graeber s'était engagé dans les Brigades internationales.

Il avait même combattu en Espagne dans la " Abraham Lincoln brigade " en juin 1937.

Et comme il l'avait expliqué, il était devenu naturellement anarchiste grâce à l'engagement de ses parents.

Salut David Graeber et encore merci pour tout cet apport !

Et aussi respect pour le militant de base d' " Occupy Wall Street " car malgré sa stature d’intellectuel reconnu puis viré par les ricains, David considérait qu’il était un acteur landa et rien de plus, de cette contestation à l'ordre capitaliste  !

C’est rare d’accoler praxis révolutionnaire et logos de la même nature tout en respectant cet axiome, un = un ! 

Et j’ai beaucoup aimé l’étudier car j'ai toujours eu l'intuition que le communisme primitif était la symbolique forte de nos ancêtres avant leur sédentarisation.

Cette intuition s'est encore affermie comme à chaque fois que nous parcourons ces territoires encore vierges de l'abomination capitaliste. Nos ancêtres avaient la lucidité de ne pas s’entourer de ces "inutiles" et de ces "parasites"  que notre société dite évoluée n'a cessé de promouvoir depuis. 

Et c'est bien ce sujet qui va nous occuper entre deux tranches de chorizo et la tortilla de Thierry. Bien assis sur notre poudingue sculpté abandonné au milieu d'un paysage de rêve, la discussion s'interrompit lorsque les vautours fauves qui nichent sur l'Atxuria vinrent surveiller notre activité en nous survolant.

Spectacle toujours aussi féerique qui renvoie toute prétention aéronautique à de la banalité.

Soudain Thierry fut alerté par des bruits inhabituels à cette époque de l'année.

Trois vols de grues passèrent haut dans le ciel. Elles avaient dû faire une pause sur l'étang d'Arjuzanx dans les Landes

Ce site industriel aujourd'hui disparu a une bien triste histoire à cause du poison de l’amiante. Depuis la catastrophe sanitaire qui s’en est suivie, cet espace a été transformé en havre de paix pour grues en transit. C'est mon camarade Jean-Mi qui me l’avait fait découvrir. 

Alors pourquoi insister sur cet épisode ? Tout d'abord parce qu'il me semblait que les grues partaient en Afrique bien plus tôt dans la saison. Lorsque nous avions fait le tour du lac d'Arjuzanx avec Jean-Mi, il n'y avait que des grues sculptées qui squattaient les lieux.

Vraiment étonnant ce passage bien tardif des Pyrénées !

Le second thème que révéla cette incroyable migration ou traversée, c’est que nous sommes tous des migrants !

Les grues n'ont pas de papiers, c'est facile à vérifier, de passeport, ni même d'identité. Et pourtant elles traversent toutes les frontières en nous narguant, nous les petits hommes que nous sommes avec leur magnifique mélopée ponctuée de grou-grou ininterrompus !

J'en ai même aperçu une qui nous a fait une  " aile d'honneur " que je me suis permis de transmettre à tous les ministres qui ont toujours enfermé l'intelligence, obsédés qu’ils étaient par la Santé !

Cette aile d’honneur, il faut que je l’explique : si je devais trinquer avec un ministre de l'Intérieur, en choquant ma coupe de champagne, je lui dirai :

« À l'intelligence, parce que vous, la Santé vous l'avez. C'est même votre endroit idoine préféré pour enfermer la contestation et donc l’intelligence ! »

Mais ça ne risque pas d'arriver car je n'ai jamais croisé un de ces loulous t puis je ne suis pas sûr qu’il comprendrait ce bon mot « à l’intelligence parce que vous la Santé vous l’avez ! ».

Déjà que les basques ont eu bien du mal  à saisir la subtilité de cette gasconnade !    

Pour revenir à des choses sérieuses, le vautour fauve, la grue et le loup se fichent de savoir s'ils traversent le royaume de France ou s’ils squattent le royaume d'Espagne. Sans papiers en plus ! Des migrants naturels comme tous nos ancêtres.

Précision importante pour tous les nazes qui ne racontent que des sornettes car ils sont payés au juste prix pour permettre au capitaliste de continuer sa petite ou sa grande exploitation en toute tranquillité. 

Après ce merveilleux moment passé en toute liberté, il était temps de recharger les sacs à dos.

Pour la suite de notre aventure, c'est Thierry qui a géré toute la descente qui devait nous ramener à Urdax après la traversée de deux vallées perdues de la Navarre.

Lors de cette très longue descente vers la réalité, je lui ai juste demandé s'il avait aussi un prénom espagnol. 

Il m'avait répondu qu'il portait le même que son grand-père que les fascistes avaient assassiné à Saragosse.

Mais pourquoi cette question ?

Je rappelle que nous avons les mêmes origines espagnoles mais la grosse différence vient du fait que Thierry maîtrise à la perfection la langue de Cervantès, alors que je suis une véritable buse en la matière.

Est-ce que cela vient du fait que ma mère ne m’a accordé qu’un banal et unique Marc français?  Possible !

Ah si j’avais eu un Candido ou un Txomin accolé à mon Marcos ou à mon Xemark, j’aurai parlé espagnol et basque ! Loupé !

Cette interruption de séance intervint à Urdax mais nous aurons l’occasion de revenir sur ces histoires passionnées lorsque nous continuerons à découvrir la Navarre, le Gipuzkoa, la Biscaye et les autres Pyrénées !

L’accompagnement d’un guide basque comme Tikia ou Xebo de Dolaré de la Forge et d’un guide espagnol comme Jésus-Thierry, tous les deux brevetés de l’harmonisme reclusien pour ces fabuleuses traversées de l’ignorance, est le petit plus qui te transporte vers les traces d’une Acratie passée, ça c’est une évidence et vers l’imaginaire d’une à venir pour trinquer un jour, enfin, à l’intelligence ! 

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