Marc Etxeberria Lanz
Harmoniste reclusien certifié AS ou SR 1906 de la rue Rigollot à Amiens
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Billet de blog 26 oct. 2021

Comment la CGT fraternise aussi l'amitié !

Pendant que de sinistres harpies se démènent aujourd'hui pour promouvoir la haine, le mépris de l'être humain, en réponse à leur banalité du mal, j'ai écrit ce billet juste pour montrer que toute cette logorrhée n'est qu'une foutaise fascisante qu'entretiennent certains descendants des capitalistes qui déjà en 1936 préféraient Hitler au Front Populaire !

Marc Etxeberria Lanz
Harmoniste reclusien certifié AS ou SR 1906 de la rue Rigollot à Amiens
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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Et si les camarades n'existent pas aux yeux des phares éteints du paraître et du superficiel, j'ai eu cette chance extraordinaire de les connaître lorsque nous vendions notre force de travail à ces voleurs historiques qui aujourd'hui se sont entourés de toute une panoplie d'inutiles sociétaux pour être intouchables.

Nous appartenions, et nous appartenons toujours au syndicat, la CGT qui s'est toujours battu pour récupérer à des fins de redistribution, une part de la Valeur-travail détournée légalement par ces accumulateurs déguisés sous leur costume de rigueur  

Pour tous ceux qui ne connaissent la CGT qu'à travers les échos de ces " radios Vichy, remasterisées" actuelles ou les chroniques de ces lapins crétins néo-pétainistes dont certains se pensent philosophes, je voudrais remettre les choses en place.

Ces néo-pétainistes, car il faut appeler un chat un chat comme aurait dit Geluck, ne sont que de banales  marionnettes au service des tireurs de ficelles habituels.

Ces décalés de la pensée faisandée ou ces oiseaux de malheur qui traînent leur misère intellectuelle sont hissés sur le pavois à des fins de marketing politique et basta.

Et comme un banal produit vaisselle, on intoxique jusqu'à plus soif l'envahissement du vide de la réflexion.

Preuves à l'appui, je rentre dans une pseudo librairie non indépendante et je tombe sur une dizaine de livres de l'autre produit marketé dont Isabelle Alonso a brossé un juste portrait dans le dernier Sine Mensuel.

Il est grand temps de s'extirper de cette gangue sclérosée qui ne propose que de l'ovinité bêlante noire ! 

Si ces saigneurs de naguère n'avaient plus de courtisans autour d'eux et de forces armées pour les protéger, ils s'interrogeraient sur la minabilité de leur existence avant de décider de celles des autres.

C'est la raison qui m'a poussé à faire de la publicité à ces faux invisibles d'hier, mes camarades de la CGT, qui n'avaient pas besoin de mettre une chasuble pour perturber les roitelets de la République embourgeoisée.

Car le syndicat n'existe qu'à travers  les hommes qui se le sont approprié sachant que les pseudo révolutionnaires ont toujours eu un Le Chapelier coercitif pour promulguer l'interdiction de se regrouper en France le 14 juin 1791 !

On comprend mieux lorsqu'on s'intéresse à l'histoire que le mariste-amiénois accompagné de son gendarme "sans se tromper" n'a rien inventé dans la légalisation de l'interdit.

C'est même la marque de fabrique de la bourgeoise castratrice de liberté ! Le mariste-amiénois est juste dans la continuité, un sombre brissotin relooké, au service de ses amis capitalistes qui l'ont aidé à le hisser sur le pavois.

Alors c'est facile de critiquer la CGT lorsque tout le monde nous déclare comme des pestiférés. 

Lors de l'arnaque hivernale de la réforme des "retraites réussies " pondue par le mariste-amiénois et son cercle de marcheurs en crabe au son du tambour, alors qu'elle n'était qu'une nouvelle bérézina sociale, j'avais déjà allumé cette affabulation journalistique plongée dans le brouillard qui avait osé titrer " comment la CGT ruine la France " avec ses Vipères au Point ! 

Ce FOG-jeton, un authentique spécialiste du vent tournant !

Même Edgar Faure n'aurait jamais osé et pourtant en matière de girouette, il s'y connaissait l'Edgar de la vallée du Morin !

Il est grand temps que FOG-jeton prospecte un Ehpad avec tous ses célèbres amis devenus des débris de la non pensée aux fronts impopulaires pour passer une paisible retraite.

On pourra même l'inviter aux manifs CGT si le mariste-amiénois remet le couvert l'hiver prochain avec sa bande de pistoleros. 

Mais j'en ai déjà trop écrit sur ces médiocres, je vais à présent exprimer tout le bonheur que j'ai eu de connaître ces trois formidables camarades CGT.

Déjà on aurait pu leur accrocher une rouelle rouge ou une patte d'oie de l'infamie, puisque ils étaient tous les trois communistes. 

En France, l'autre pays du fascisme, n'en déplaise au journaliste qui m'a repris l'autre jour à la Médiathèque de Tarnos lors de la venue de Magyd Cherfi, le communisme n'est pas à la mode, et pourtant si nous sommes là et bien là dans ce monde hérissé de palissades, c'est tout simplement parce que nos ancêtres avaient le communisme primitif chevillé à leur peau de bêtes !   

Et si je ne leur fais pas  un clin d'œil amical dont ils se moquent, qui imaginerait qu'il existe des personnes adorables avec des idées naturelles tournant autour du Bien Commun qui sera l'avenir de l'humanité tout simplement.

Paul

Le premier camarade que j'ai rencontré vient du pays de Nabulione Buanaparte, le célèbre fossoyeur de la Révolution française, ou mieux du pays d'I MUVRINI  ou d'A FILETA

Paul fut un extraordinaire militant CGT d'une rare gentillesse, d'une rare ouverture d'esprit.  Parmi une somme d'anecdotes qui ont jalonné notre longue route commune, je n'ai retenu que ces deux fameuses.

Lors d'une réunion syndicale au local CGT dans une entreprise publique, conséquences des Jours Heureux de la Résistance, il ne faut jamais oublier, nous attendions Paul.

Et nous l'avons entendu un bon moment parce que cet authentique spécialiste de la route Ajaccio-Bastia, avait tout simplement oublié de sortir du périphérique à la porte de la Chapelle. Et il s'est payé le tour du périphérique pour venir nous saluer au moment où nous clôturions la réunion. Mais nous étions tout de même heureux de le rencontrer, même dans ce genre de circonstances car Paul était toujours à l'heure ou en avance comme le militant syndical sérieux qu'il a toujours été !

Paul, en véritable démocrate décrète la Grève Générale en décembre 1995

L'autre anecdote est bien différente.

En 1995, le Fakir du Plumaçon s'était acheté des bottes pour passer l'hiver. Elles devaient le maintenir bien droit pendant qu'il essayait de nous spolier. Hélas cette nouvelle version d'une ode néo pétainiste, les " Jours Malheureux " lui revint en pleine tronche car il s'était trompé de taille en chaussant des bottes de sept Lieues. Mal lui en avait pris ! 

Bon aujourd'hui on sait à qui il a vendu les bottes et cela promet d'autres hivers chauds, oxymore social classique, ça c'est certain.

Donc en 1995, notre Révolutionnaire Corse a déclenché à lui tout seul la bataille hivernale contre un autre brissotin de la République bourgeoise qui avait toujours triché (Brissot, chef de file de la contre révolution girondine dont la ville phare Bordeaux a toujours eu le chic pour cacher ses turpitudes historiques).

Comme l'incertitude régnait lors de la première assemblée générale, Paul décréta démocratiquement à lui tout seul la grève générale  ! 

Pour une première, ce fut une première, que Pouget, Grifhuelles et même Monatte auraient validée pour évoquer mes célèbres ancêtres CGT  " amiénois " ! 

Grâce à Paul, je vivais en direct l'application des prémices d'un fait révolutionnaire selon une géniale improvisation : grève sans préavis, sans vote, avec comme slogan "qui m'aime me suive". Et comme tout le monde l'aimait bien Paul, on l'a suivi et on s'est tous mis en grève !

Je me souviens très bien des remarques amusées, atterrées ou heureuses de nos camarades trotskistes qui comme de bons petits soldats bolchevik qu'il étaient, se méfiaient de la spontanéité des masses.

Mais en spécialistes de l'entrisme, il avaient flairé la justesse du déclenchement du mouvement.

Et comme les autres trotskystes dissidents d'Arlette la guillerette avaient rejoint la CGT au dernier mercato de l'été, tout allait bien ! 

Ce qui montre bien que lorsque le parfum libertaire gagne les "autoritaires", ils deviennent des militants de la performance révolutionnaire, contrairement à d'autres anciens qui s'enfoncent dans le réformisme convenu. 

Alors encore merci Paul pour ce 18 brumaire de la pertinence révolutionnaire, eu égard tes racines corses ! 

Roland

Quelques années plus tôt, nous avions eu le privilège d'accueillir l'éternel lutteur de Paris-Brune dans notre centre du Landy au soleil !

Roland était un immense révolutionnaire et pas besoin d'un olifant pour célébrer ses états de service. La première fois qu'il m'a serré la main, son regard m'a transpercé. Savait-il que j'étais anarcho-syndicaliste ?

Pas rancunier, cet hiver-95-là, il m' a enseigné la praxis révolutionnaire sur le terrain du Tout-Paris.

Une véritable aubaine, les mystères révolutionnaires de Paris enfin révélés. 

Et derrière sa bure voulue et travaillée de communiste orthodoxe, se cachait un homme d'une immensité humaine qui a marqué au fer rouge toutes les personnes qui ont eu la chance de la côtoyer au quotidien. Et en particulier toute les "Louise Michel" comme Marie, Valéry, Valérie, Betty, Nicole et l'ensemble des autres pétroleuses moins célèbres que ces Enragées-là !

Voici une histoire qui m'a toujours intriqué !

Ce jour-là nous étions en grève, comme d'habitude diraient ces serviteurs zélés ou ces îlotes apeurés aux ordres des capitalistes. Et nous voilà partis défendre les camarades et les autres travailleurs du centre historique du PLM menacé par les requins immobiliers et leurs amis politiques.

Les camarades de la RATP nous avaient  laissé quelques rames  à disposition pour vaquer à nos occupations de luttes habituelles. 

Mais alors que la rame se dirigeait tranquillement vers la gare de Lyon, soudain Roland nous annonça qu'il fallait descendre à la prochaine station.

Là, Roland héla un taxi ! Une voiture s'arrêta . Mais nous n'avancions pas car il y avait une manifestation d'infirmières en colère.

Vous voyez que ce n'est pas nouveau sauf qu'à l'époque même le Fakir du Plumaçon ne les sanctionnait pas après les avoir fait applaudir même si le pays était là-aussi dans l'impasse sanitaire.

Seul un roitelet obséquieux pouvait se prendre pour un Gamelin épidermique de l'épidémie déclarée. Mais laissons là le paltoquet avec ses crises autoritaires de roi nu ! 

Notre taximan pestait contre ces  manifestants qui commençaient à le fatiguer. Et soudain Roland pris de vertige ironique de lui dire :

« Ils nous emmerdent avec leurs manifestations à répétition, ils sont vraiment pénibles. Et on va être en retard »

Et le taxi de renchérir. Arrivés à quelques encablures de la gare de Lyon, Roland demanda au néo-poujadiste bien réac comme cette famille en a produit des batteries pour élevage facho dans la peine, de nous laisser à quelques hectomètres du lieu de rassemblement !

Je dois avouer encore aujourd'hui que je n'ai jamais compris le sens de cette manœuvre. Mais j'avais bien aimé ce côté décalé du maître à révolutionner le monde de demain ; et la peinture en ce qui me concerne puisque ce poète maudit m'a un jour demandé de retourner à mes pinceaux au lieu de poursuivre mes péroraisons funèbres.

Poète maudit car Roland en plus d'avoir été un grand "évolutionnaire" au sens d'Élisée Reclus a toujours été un authentique poète.

Les baux de l'Eire et les gongs des haras sont complètement rouillés à côté des textes enlevés de mon poète CGT préféré.

Octave

Et j'ai gardé le camarade Tatave pour conclure ce billet.

Tatave est aussi le camarade et ami de Roland.

Ensemble ils ont essayé de participer à l'édification d'une autre société, communiste au sens du bien commun et non capitaliste pour la seule satisfaction des voleurs historiques, ces détestables détrousseurs et détourneurs légaux  de la valeur travail !

Octave je l'ai connu bien plus tard, dans des circonstances difficiles pour lui ! 

Octave, c'est une encyclopédie à lui tout seul car il possède une dimension intellectuelle qui m'a toujours stupéfait ! 

Mais pas simplement pour tout ce qui tourne autour du politique, de l'économique ou du syndicat, non c'est un touche-à-tout, un passionné.

Deux amis de Paris-Brune, Roland au micro et Octave pensif !

Quant à l'homme il était tellement discret que le contact fut établi de suite et nous avons immédiatement sympathisé.

Il n'a jamais pris ombrage du fait que j'étais toujours dépositaire du courant historique et révolutionnaire de la CGT. 

Non seulement il ne s'en est jamais offusqué mais il ne l'a jamais critiqué.

Mais dans ce monde où la parole est trichée, falsifiée, outrancière à souhait, il faut parfois reprendre les leçons du Béarnais Bourdieu pour comprendre que ce ne sont pas ceux qui alignent le plus grand nombre de mots qui sont les plus intéressants. 

Les mots d'Octave sont rares mais ils sont intenses ! Et il faut faire silence pour les entendre.  Et lorsque on les entend, on sait que ces mots transportent la force de l'amour de l'être humain.

Rien à voir avec les mots de l'enfumage d'un mariste-amiénois par exemple !

Et si Octave est l'homme des mots justes, c'est  aussi l'homme des livres. Et s'il a parfois considéré l'anarchie comme une hérésie, j'ai rarement rencontré quelqu'un qui avait cette tolérance, ce respect des idées de l'autre, de la différence ! 

Communiste, cégétiste, humaniste, Octave est tout ça à la fois.

Et il devait considérer parfois que même comme anarchiste je devais avoir de sacrés lacunes car pour renforcer mon bagage de syndicaliste révolutionnaire, il m'a offert les livres qui évoquaient Kropotkine ou l'Anarchie sous la Révolution française !

Alors avoir eu la chance de côtoyer ces formidables syndicalistes, cela valait bien le coup de le raconter à travers un billet du blog Mediapart.

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