Bernie Sanders jette les gants, triste nouvelle pour le monde d'après...

Aujourd'hui, Bernie Sanders a annoncé qu'il renonçait à la course à la Maison blanche, laissant le soin à Joe Biden d'affronter Trump en novembre. Triste présage pour le monde d'après.

Les élections présidentielles américaines vont se jouer en novembre entre Donald Trump et Joe Biden. Ce sera le duel entre le clown actuel et un centriste sans charisme, sans imagination. Je préférerais la victoire de Joe Biden, mais quelle tristesse ! Bernie Sanders promettait un espoir, d'autres priorités que maintenir l'augmentation du PIB, la croissance permanente à tout prix. Triste signe pour le monde d'après.

Si vous avez du temps pendant le confinement, lisez l'essai de Thomas Piketty : Capital et idéologie. Vous ne devez pas avoir peur devant le poids du livre, 1100 pages tout de même. Il se lit très bien, c’est l’histoire des décisions économiques depuis 500 ans, sur les cinq continents. Piketty montre que chaque choix économique est lié à une vision politique du monde et par conséquent chaque choix que nous prendrons peut se justifier ; il n’y a aucune loi qui impose de décision politique. Dans la dernière partie, des propositions de nouvelles organisations sont décrites. Piketty est un économiste qui affirme que l’économie doit être au service du politique, et non l’inverse.

Capital et idéologie est nettement plus abordable que Le capital au XXe siècle, n’est pas jargonnant et donne une compréhension pertinente du monde. Il nous conseille de nous méfier des règles que l'on entend souvent, qui semblent couler de sens mais qui sont en fait des choix idéologiques, comme "plus on vit longtemps, plus on doit travailler longtemps", "imposer les plus riches à 70% est anti-productif", etc.

Capital et idéologie est un bon antidote à la décision de Bernie Sanders de se retirer ; il peut vous redonner espoir.

Enfin, aujourd'hui, quelques mesures supplémentaires de confinement ont été introduites dans quelques villes. En dehors de cette pandémies, elles paraitraient grotesques. Je les mentionne ici pour témoigner, montrer plus tard jusqu'où nous sommes arrivés. Peut-être sont-elles utiles, peut-être non, tellement difficile de juger sur le moment :

La ville de Biarritz a envisagé d’interdire la « station assise de plus de deux minutes » sur ses bancs, avant de faire marche arrière.

Plus possible de s’asseoir du tout sur un banc à Béziers, la ville a décidé de procéder à l’enlèvement des bancs publics.

À Sceaux, le maire a annoncé avoir pris un arrêté obligeant les habitants de plus de dix ans à se couvrir le nez et le visage avant de sortir.

Ne plus avoir le droit de s'assoir sur un banc public ! Si Brassens avait entendu ça !

 

 

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