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Le Club de Mediapart mar. 9 févr. 2016 9/2/2016 Dernière édition

Papademos-Monti ou de la fin de la souveraineté nationale en Europe

La chute de Papandreou et celle de Berlusconi ne sont pas des simples conséquences de la crise. Nous assistons à la fin de la souveraineté nationale basée sur le choix des candidats par le biais des élections démocratiques et à l'imposition de gouvernements de technocrates choisis par la triade FMI-UE-BCE et par la pression insoutenable des marchés financiers.

La chute de Papandreou et celle de Berlusconi ne sont pas des simples conséquences de la crise. Nous assistons à la fin de la souveraineté nationale basée sur le choix des candidats par le biais des élections démocratiques et à l'imposition de gouvernements de technocrates choisis par la triade FMI-UE-BCE et par la pression insoutenable des marchés financiers. Cela veut dire que nous assistons également à la fin de la démocratie élective et à la naissance de gouvernements 'techniques' crées ad hoc pour satisfaire les besoins du marché. Dans tout cela, il n'y a rien de démocratique. Surtout, c'est dans la poche des citoyens que ces soi-disant 'gouvernements' vont chercher l'argent dont ils ont besoin pour nourrir le système. L'attaque des marchés sur l'Italie, comme il a été expliqué à plusieurs reprises, est disproportionnée car malgré une immense dette publique (1.900 milliards d'euros) ses fondamentaux économiques restent solides. En cette année 2011 l'Italie a même dégagé un excédent primaire. En 2010 son déficit public a atteint 4,6 % du PIB contre 6,2 % pour la moyenne de la zone euro, 4,3 % pour l'Allemagne et 7,1 % pour la France...Comment expliquer donc cette pression soudaine et cette « manque de confiance » des investisseurs à l'égard des la troisième économie de la zone euro? Cette spéculation financière sur la zone euro se traduit en changements politiques et économiques radicaux qui ont pour but d'exclure les citoyens de toute decision politique. Y-a-t-il une stratégie derrière tout cela? Papademos et Monti proviennent de milieux bancaires, économiques et institutionnels du monde de la finance internationale (BCE, Commission Européenne, Goldman-Sachs). Ils vont être chargés de mettre en oeuvre les directives imposées par les marchés financiers. Sommes-nous encore en démocratie? Ou allons-nous vers un gouvernement oligarchique mondial ?A vous d'en tirer les conclusions.

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@Marco Césario, le pire c'est que vous avez raison... Dans les années 30, l'antienne du Patronat, des milieux financiers et conservateurs en tout genre: "Mieux vaut Hitler, que le Front national" et certains ont gagné beaucoup beaucoup d'argent...

J'enrage de voir mes con-citoyens inertes en attendant que le piège ne se referme.

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