Accès à l'IVG : un combat toujours à mener

La principauté monégasque va mettre fin au "délit d’avortement".

Monaco est en retard par rapport à la France dans ce domaine. En 1974, Simone Veil faisait son discours historique 26 novembre en faveur de l'IVG. La dépénalisation de l’avortement avait alors pour but de lutter contre une pratique qui faisait courir trop de risques à celles qui s'y soumettaient. Autre justification de la dépénalisation : elle rend l'accès à l'IVG démocratique et promeut l'égalité entre les femmes. Sans la dépénalisation, les femmes les plus aisés ou celles qui bénéficient d'un bon réseau de soutien peuvent accéder à l'IVG dans les pays qui le pratiquent, tandis que les moins favorisées sont obligées d'avoir recours aux services de pseudo-professionnels, au détriment de leur santé parfois.

On peut donc se féliciter, au nom de la santé publique et de l'égalité entre les femmes, de la mesure que s'apprêtent à prendre le législateur monégasque. Mais le combat pour l'accès à l'avortement reste à mener dans de nombreux pays.

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