LETTRE AU PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE DE PARIS 14/09/18

Quand on défend la démocratie, les libertés individuelles et qu'on combat la haute corruption internationale, on est e droit de demander des comptes aussi à l'État Français sur la période du Terrorisme, vécue à hauteur de femme, dans un soit-disant quartier tranquille de la capitale, à deux pas d'un commissariat naguère haut-lieu de la mouvance sarkoziste de la police et DGSE !

Marie Christine Giust 35 rue de Rambouillet 75012 Paris Psychanalyste

Paris, le 14 septembre 2018 Lettre au Procureur de la République de Paris ( encore en poste à l'époque: Mr François Molins à qui 'adresse une 4e lettre en quatre ans: 2014/2018)

Objet : Plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui et non-­‐ assistance à personne en danger, sur mon lieu d’habitation, avec la complicité active de Paris-­‐Habitat, son gardien, la police du coin, et tous les trafiquants de stups : et ce depuis 2011 (les révolutions arabes), et en particulier 5 ans de violences, de 2013 à 2018... avec d’innombrables complices, jusque dans le Ministère de l’Education Nationale, et même à Toulouse, avec cet appartement que, avec l’Affaire Mérah, jamais je ne pus vendre ! Et demande plus que légitime de dédommagements de l’Etat Français.

Monsieur,

Au cours des cinq dernières années, par 4 fois si je me souviens bien, je vous ai adressé des courriers pour vous alerter sur une situation mienne innommable, dans l’immeuble, faite d’abord de violences matérielles, puis conjuguées à de violences physiques incompréhensibles, et ceci n’allant qu’empirant jusqu’à un harcèlement, un acharnement et un lynchage quotidien, doublés d’une traque quotidienne et de menaces sous toutes ses formes, et intimidations de plus en plus scabreuses, tant dans l’accès à l’immeuble et à mon appartement que dans l’accès et l’usage de ce qui constituaient mes droits locatifs, qu’en vain j’ai voulu signaler en déposant des plaintes dans divers commissariats de police, jusqu’à c que celle-­‐ci quasiment s’y refuse ! On était alors en 2016.

Le motif de départ en était ma dénonciation d’un trafic de stups, dont je ne pouvais pas alors soupçonner ni même imaginer l’ampleur, et qui me vit être progressivement, face à l’inanité de la police voisine, privée du moindre soutien moral ou physique.

En 2013, j’affichais sur ma fenêtre de cuisine, donnant sur la rue, ce mot, premier d’une longue série : « Le Cartel de la drogue qui a son pied-­‐à-­‐terre dans l’immeuble est prié d’évacuer ». Avec pour date l’entrée dans la

nouvelle année juive d’alors, 5773. Affiche retrouve récemment, à laquelle j’ajoutais : 5779 ! (6 ans donc que je luttais farouchement).

Il fallait se rendre à l’évidence. L’immeuble, par la voix du gardien, m’avait retiré dès 2011, arbitrairement, et sans que je comprenne alors, le droit à avoir un double de mes clés dans sa loge, puis ce ne fût que dégringolade : mon courrier, et d’abord mes journaux me furent subtilisés par l’endommagement de ma boîte aux lettres, etc, touchant de front ma liberté d’information, puis la liberté de la presse, puisque je devais alors attendre le bon vouloir du gardien pour qu’il ouvre la boîte aux lettres centrales, une fois par semaine, pour lire des Libés défraîchis. Comme auparavant, cela était arrivé avec Courrier International, etc !

Ma vie, au cours des années, allait en s’amenuisant et mon espace géographique et mental de mouvements se rétrécissait : mon espace personnelle d’abord dans l’immeuble ( local à poubelles interdit, boîte aux lettres), mais aussi mon espace dans le quartier et les connaissances dans le voisinage (dans les banques, les postes, chez les vendeurs, de multiple personnes disparaissaient, soit à fur et à mesure que je demandais de l’aide, soit pour avoir été témoins de mes déboires et même s’être montrés un temps solidaires, soit parce qu’il « leur » fallait effacer toute trace du trafic et de leurs innombrables complices).

Mais qui intervenait et, organisait et chapeautait cette affaire de stups, doublée d’une mafia puissante, violente, aux pratiques d’impunité totale, comme Benalla récemment ?

Mes droits comme citoyenne, libre de circuler, de faire savoir ou de connaître ou m’informer qui de droit, m’étaient soustraits un à un, imperceptiblement, violences invisibles, même ceux de regarder la télé via Free, qui compromettaient jusqu’à mon intimité chez moi !

Je dus en conclure très tôt qu’il ne pouvait s’agir, évidemment, que d’un réseau d’extrême-­‐droite, vu le type de censure produite, avec des acolytes jusque dans la LCL par exemple, où un certain Mr Philippot décida de résilier mon compte bancaire existant depuis 40 ans !!!

D’ailleurs, pour d’autres motifs, très tôt, en tant qu’enseignante, porteuse de valeurs républicaines, j’avais adressé un courrier au gardien pour le prévenir de se prémunir et ne pas s’associer à des gens d’extrême-­‐droite. Quelle naïveté ! J’étais au cœur de leur réseau, sans le savoir...

Difficile alors de faire le lien entre les évènements et tentatives de Révolutions dans le monde arabe, en 2011, et les premières mesures de rétorsion qui touchèrent alors ma simple liberté d’information comme citoyenne. Puis cela toucha ma liberté d’accès au logement, puis ma liberté de femme à circuler sans peur dans l’immeuble. Puis ce furent toutes les formes de menaces de gens qui se cachaient pour me traquer à toute sortie ou entrée dans mon appartement ! Etc... L’enfer, vraiment !

Jusqu’au moment où en 2013, un dégât des eaux, bien orchestré puisqu’il fût accompagné de fumigènes à la sortie à la porte de chez moi, etc. Et un gardien alors, habitant dans la cour, à qui j’étais venue demander de l’aide, et qui, paradoxalement, alla réclamer dans les services administratifs de Paris-­‐Habitat, alors résidant non loin, rue Erard, sous prétexte que je « le harcelais » ! Ce sera le motif de Paris-­‐Habitat, pour leur procès à tous les deux. Mais rien, de ma lutte, des années durant contre leur trafic, ne fût signalé ni reconnu. Une Omerta grandiose. D’ailleurs, la preuve de l’existence réelle de cette mafia-­‐stups fût dès le départ leur réaction collective : silence radio ! Sinon, ces gens-­‐là, au moins dans l’immeuble, se seraient montrés solidaires et cordiaux !

Drôle de renversement de l’Histoire, au regard de tout ce que cette engeance d’extrême-­‐droite a tenté par la suite de faire accroire, voulant me faire passer pour « menteuse », quand ce n’était pas pour « folle » !
Dans le même style de procédés que l’un quelconque pervers dans le métro, comme le rappelait une sociologue sur France Culture récemment, auquel une femme dit en criant dans le métro : « -­‐ Vous voulez bien vous arrêter de vous frotter sur moi », auquel le dit pervers, très à l’aise, retourna la situation en sa faveur, crut-­‐il, en répondant : « -­‐ Mais Madame, ne prenez pas vos désirs pour la réalité ! ».

Parole contre parole. Et procès fait comme ultime méthode d’extrême-­‐ droite à cours de solutions pour m’éliminer !

C’est aussi simple que ça ! Cinq ans durant, il m’a fallu d’arrache-­‐pied, me défendre des pires exactions, violences et en plus, du silence mafieux d’un gang criminel de haute volée, un réseau immense, englobant cols blancs et petites frappes, qui n’hésita pas, avec beaucoup d’imagination, à inventer tous les stratagèmes possibles et imaginables pour me faire chuter dans tous leurs pièges quotidiens, les prises-­‐en-­‐étaux à la manière policière dans l’immeuble et à l’étage, et les chausse-­‐trappes dehors, me bousculant et me renversant dans la rue, m’insultant et m’injuriant à volonté, etc., avec moults violences, je l’ai dit, tant matérielles que physiques.

Et une humiliation d’être ainsi dégradée comme femme, ravalée à leur univers mental de criminels sans éducation, d’hommes de main et de véritables tueurs-­‐à-­‐gages... qui me fit considérer, à partir de là, mon immeuble comme un « coupe-­‐gorge » : et ce, au cœur du 12e arrondissement, dans un immeuble neuf, qui laissait incrédule nombre de passants alertés et embrigadés pour me venir en aide, comme monter à l’étage et m’aider à sortir de chez moi !!! Oui, Oui. D’innombrables fois.

Et cinq ans de torture psychologique. Avec intimidations accentuées, la nuit entre deux et quatre heures du matin ! Et des périodes où il me fallut laisser la lumière allumée chez moi des nuits d’affilée, et des mois, par peur bien réelle de leur incursion possible. Preuves à l’appui : avec clés et les

serrures !

Rien ne les arrêtait ! Aucun procédé crapuleux ! Il fallait se rendre à l’évidence : c’était David contre Goliath, quand par trois fois, je restais de longues périodes sans avoir accès à mon logement (dont octobre 2016 et été 2017), et dus me retrancher en hôtels dans Paris !

Les témoins, parmi ceux auxquels je faisais appel pour m’aider à survivre et ne pas couler dans une telle histoire criminelle, disparaissaient les uns après les autres, très régulièrement, et ne pouvaient qu’avoir été « acheté ». En dernière date : l’homme du Franprix qui m’avait soutenu après l’été 2017 !

Par qui les gens étaient-­‐ils soit intimidés, soit achetés ? Par l’ex-­‐cagnotte d’un homme style Guéant ? Par les soutiens de Bygmallion en son temps ? J’échafaudais des hypothèses, qui toutes, les unes après les autres, semblaient avoir forte consistance, au regard des évènements successifs qu’on apprenait par la Justice, ou les réseaux de journalistes bien informés !

Il fallut bien se faire une raison. J’étais au cœur d’un réseau de barbouzes : il suffisait de regarder par la fenêtre pour voir circuler toute la mafia parisienne, internationale, avec ses escrocs, ses proxénètes, ses voyous des stups, et tous leurs affidés dans le petit peuple, aussi bien chez plombier, gazier, électricien, serrurier et Cie... que, ensuite dans les institutions, les associations, les boutiques locales et environnantes ! Avec oh surprise et effarement : le soutien d’une partie de la gauche fourvoyée dans les malversations les plus sordides : de l’immobilier aux stups, etc...

Un énorme gang criminel qui n’eût de cesse que de vouloir, et ils surent s’y prendre très bien, de me voir fuir et disparaître sans laisser d’adresse, comme cela me fût conseillé dans les meilleures librairies et théâtres environnants, tous financés par la municipalité de l’arrondissement !

Je pensais toujours que ma résistance devait être celle, et identique, à la voix exprimée alors progressivement de tous ces français juifs qui étaient bien décidés à ne pas faire l’allia et à ne pas renoncer ou se soumettre à toutes sortes de pressions et de violences pour quitter le lieu de leur habitation, voire la ville ou le pays ! La France allait bien mal ...

Il fallut aussi se faire une raison. L’affaire impliquait mon bailleur Paris-­‐ Habitat, mais aussi son gardien, premier complice dans cette sale histoire, qui tous deux, en 2016, et à court d’arguments, les violences physiques, entamèrent de me faire un procès crapuleux, sur certaines des allégations et hypothèses miennes, émises sur mon Blog de Médiapart, que j’avais résolu d’ouvrir, pour y tenir la chronique de cette pure infamie quotidienne, et trouver ainsi le moyen le plus radical de me défendre, tout en faisant savoir et en rendant public la teneur de mon voisinage crapuleux et leur totale ignominie !

Tous les détails les plus scabreux y ont être répertoriés, jour après jour, voire heure après heure, lorsque en 2016, la police me fit savoir qu’il me faudrait venir en commissariat à chaque exaction : et là, j’ai arrêté d’y aller : j’y aurais passé mes journées entières !

Et je préférais aller passer « Des journées entières dans les arbres » comme dit Samuel Beckett !

Un dossier composé de pièces justificatives : des plaintes, des mains courantes à défaut de la police de bien vouloir accepter de prendre en charge des dépôts de plainte, etc. les avocats contactés, etc., a été laissé au Palais de Justice le 30 Mars 2017, lors de ma convocation à comparaître, (qui avait été émise un 20 octobre 2016), accusée par Paris-­‐Habitat et son gardien, pour diffamation ! Ceux-­‐là même qui produisirent des faux, lors de la séance au Palais de Justice, à l’île de la Cité où ils n’étaient aucun présent ! Mais avaient mandaté un avocat de chez l’extrême-­‐droite, plus un

« procureur » je crois, pour le moins douteux.

Cinq ans ont passé, en mai dernier, j’adressai une troisième demande de mutation de logement HLM au Service du Logement parisien, dûment enregistrée, pour voir si enfin, après tous les procès menés contre les

mafias françaises de toutes sortes : celle des stups, celle de l’extrême-­‐droite, celles des entreprises compromises avec Daesch, etc... j’obtiendrai enfin gain de cause, pour me voir sortir de chez les barbouzes et du terrorisme !

Que nenni, jusqu’à ce jour.

Par contre, au jour d’aujourd’hui, 14 septembre 2018, et après la toute récente conclusion du Procès des skinheads dans l’Affaire Clément Méric, mort pour sa défense des valeurs de l’anti-­‐fascisme, et la décision historique du Président Emmanuel Macron, reconnaissant officiellement la responsabilité de l’État Français, dans le recours à la torture lors de la Guerre d’Algérie, et l’existence d’un « système mis en place à la faveur de pouvoirs spéciaux, légalement institué par le Parlement, et confiés aux forces de l’ordre », je suis en mesure de revenir vers vous, soutenue par cette décision.

Pour vous demander de bien vouloir solder 7 ans d’une vie de terreur, d’horreur, de stupeur, de violences, d’abandon, auxquelles j’ai résistées comme j’ai pu, et qui m’ont fait perdre 7 ans de travail, d’études, de financement par moi-­‐même de ma subsistance, alors que les enjeux de cette « traque de ma personne » ne pouvaient relever que de très graves dysfonctionnements de l’État Français actuel, dans la prise en charge de la sécurité des citoyens français durant toutes ces années de Terrorisme, qui, pour moi, ont commencé en 2012, après les élections présidentielles, quand un petit appartement mien à Toulouse ... devint un problème,.. alors que l’Affaire Mérah venait d’avoir lieu : c’est là que les embrouilles ont commencé pour moi !

J’aimerais que ma demande permette maintenant d’ouvrir une deuxième phase dans la responsabilité de l’État Français, cette fois-­‐ci, dans le récent Terrorisme auquel nous avons été confronté, avec tant de morts injustifiées également, et qui reste incompréhensible pour la population. Si ce n’est sa capacité de faire le lien et de l’articuler à la montée de l’Extrême-­‐droite, dans toute l’Europe.

Les pressions policières subies et supportées de longues années auraient pu me voir m’effondrer définitivement si je n’avais pas été toujours en contact avec la belle devise de la République Française, issue de la Révolution, et que l’on garde en partage pour défendre des valeurs d’humanité et d’hospitalité en France : « Liberté, Égalité, Fraternité ! ».

Et surtout, après tant de débats stériles sur : Liberté ou Sécurité ?, se rappeler peut-­‐être que rien ne peut entraver la Liberté fondamentale de tout citoyen dans une démocratie, au profit de « notre » soi-­‐disant sécurité !

C’est là que les démocraties occidentales ont failli, elles doivent maintenant redresser la barre et rectifier le tir, je veux dire l’objectif : celui qui permet d’envisager et d’imaginer un redressement éthique du champ politique auquel les circonstances actuelles de dégradation écologique catastrophique doivent nous appeler, puisque y sont impliquées des politiques financières, économiques et sociales erronées , en Europe du moins c’est sûr, et dans le monde, qui toujours ont trouvé comme soutien pour leur mise en pratique les forces les plus réactionnaires, ou conservatrices et maintenant proprement néo-­‐fascistes, habituées par principe à desservir le pire !

Voilà résumé ce que je peux souhaiter de mieux, historiquement : que la France regarde aussi maintenant, avec « courage et lucidité », les répercussions de la guerre en Syrie, à l’intérieur de nos frontières, et les dégâts énormes, en conséquence, pour ceux qui y ont perdu la vie ou la santé, pris dans le feu croisé des pulsions criminelles et mortifères de leur environnement ou des circonstances qui les ont fait à la fois témoins et

« victimes » des dégâts collatéraux immenses et des préjudices réels soufferts dans leur vie quotidienne : ce fût mon cas.
Et je dirais même plus : comme si j’avais été aux premières loges pour voir mais aussi subir le pire de toutes les tentatives d’élimination de ma personne car témoin des méfaits hautement criminels d’un gang mafieux !

Demander à l’État Français un dédommagement matériel et une condamnation, au moins, des principaux acteurs et complices de tant d’années d’ignominie, me paraît légitime mais aussi nécessaire comme défense individuelle et collective de la démocratie.

Ce sera aussi pour moi une façon de rendre hommage à Père et Mère, décédés après avoir connu le pire, en termes de traitements déshumanisants, justement en fin de vie, et alors qu’une bienveillance minimale est légitime, et qui ne méritaient pas, en tant qu’être humain, de véritables exactions en mode de « châtiments » de la part d’une extrême-­‐ droite infiltrée dans tous les corps de l’État, aussi bien police et armée que ministères et même lieux de soins !

Avec mes salutations distinguées, Mme Marie Christine Giust

PS : jours d’ITT à L’Hôpital de l’Hôtel Dieu. Hydre incompressible : avec "désespoir" de ne jamais pouvoir en couper la tête !

Et un nouveau gestionnaire Martin à Toulouse, et sa banque d’extrême-­‐droite à Paris !  (Plus les pressions de Free tout l'été ! ajouté ce jour)

mardi 16 octobre 2018

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