Reportage Brut en Centrafrique : interview du journaliste déplacée

Lors d'un reportage Brut sur la réalité de la guerre civile en Centrafrique par le vidéaste Léo Grasset, une femme blessée par balle à la jambe risquant l’amputation à été filmé par l'équipe de journalistes Brut lors de son opération. Le journaliste a fait une brève interview auprès du chirurgien en pleine action; à l'issu de l'opération, il nous apprendra qu’elle a été malheureusement amputée.

 

 

Lors du reportage DirtyBiology en Centrafrique, le journaliste de Brut se rend dans un hôpital de médecin sans frontière pour nous relater la violence de la guerre civile.

Est-il déontologique de faire une interview du chirurgien pendant que cette dame est opérée connaissant le risque d'amputation d'avance?

Pensez-vous que les pauvres ont des droits quelque soit leur couleur ?

Et cela est valable pour les réfugiés recueillis sur les navires; lors d'un reportage sur le sauvetage d'un bateaux de migrants, des journalistes ont diffusé les images d'une femme réfugiée entièrement dénudée accouchant dans le bloc opératoire improvisé du navire l'ayant recueillie.

Est-ce que messieurs les journalistes vous souhaiteriez voir votre sœur, votre mère, filmées dans de telles circonstances ?

Ne me dites pas que vous aviez leur autorisation car lorsque l'on fait des centaines de kilomètres malade et souffrant notre esprit n'est pas assez clair pour prendre une décision de cette nature.

Que font les médecins encadrant pour protéger les patients ?

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