La mairie Le littoral et le syndicat du bas Languedoc se réveille après 10 ans

Comment alors que cette femme utilise deux parcelles le long du littoral qui visiblement n'intéressait personne, je dirais même qu'il semble que personne ne savait à qui exactement appartenait ses terres. Une autorisation a même été fournie par un service non concerné.

Une éleveuse d'Agde doit quitter avant le 20 mai un terrain occupé depuis 10 ans. Amandine réclame 6 mois supplémentaires et de l'aide pour déménager ses animaux et les 500 barrières galvanisés Le conservatoire du Littoral doit lui accorder du temps, mais il n'est pas le seul propriétaire à décider.

Une éleveuse d'Agde lance un appel à l'aide alors qu'elle est sur le point d'être expulsée. Cette propriétaire d'une quarantaine de bêtes, vaches, chevaux, poneys Shetland, chèvres et chameaux (Les animaux de Fairytale) doit quitter avant le 20 mai prochain, le terrain de 12.000 m² occupé sans autorisation par ses bêtes depuis 10 ans.

Cette parcelle sauvage jouxte sa propriété privée à la sortie de la ville d'Agde en direction de Marseillan. Les propriétaires des lieux, la ville d'Agde, le Conservatoire du littoral, Voie Navigable de France et le syndicat intercommunal du Bas Languedoc exigent que cette dernière quitte les lieux au plus vite.

Amandine Eydoux, qui élève par ailleurs des chats Bengal (société Serial Bengal) ne conteste pas cette illégalité, mais réclame juste du temps pour pouvoir s'installer ailleurs avec ses animaux. Cette Agathoise assure avoir trouvé un terrain à acheter sur une commune voisine.

Départ des lieux avant le 20 mai, sans quoi les bêtes seront saisies

Amandine occupe ce terrain sauvage, laissé à l'abandon le long d'un canal à proximité de l'écluse de Prades. Elle ne conteste donc pas les faits. "Les propriétaires ne m'avaient jamais demandé partir auparavant" précise t-elle. "Cette expulsion si rapide est brutale" dit-elle.

Cet espace a d'ailleurs été occupé bien avant elle pendant 20 ans, par un propriétaire de chevaux.

L'éleveuse a aménagé les lieux ombragés avec des barrières.

Tout s'est accéléré ces dernières semaines sans aucune raison apparente

Les propriétaires des parcelles occupées ont décidé de reprendre possession des lieux. Ce qui est bien légitime. Mais pourquoi une expulsion aujourd'hui ? Quel projet ? Pourquoi avoir toléré pendant une décennie cette occupation et l’interdire à ce jour ? Amandine n'a aucune explication.

Le président syndicat du Bas Languedoc Yves Michel (qui est par ailleurs maire de Marseillan) a pris ses fonctions il y a six mois. Il est nécessaire que les lieux soient accessible dit l'élu.

''Le réseau principal du réservoir d'eau potable du Pic Saint-Loup alimentant tout le bassin de Thau passe à cet endroit. L’accès doit être libre en cas d'intervention rapide de nos services''

'' Nous allons étudier sa demande de délai supplémentaire pour quitter les lieux'' dixit Yves Michel, le président du syndicat du Bas languedoc.

Nous allons regarder avec attention et avec la plus grande humanité cette demande de délai supplémentaire pour quitter les lieux''

L'éleveuse a aujourd'hui trouvé un terrain à Marseillan. C'est bien pour cette raison qu'elle souhaite du temps pour quitter les lieux.

"J'ai besoin de seulement six mois supplémentaires. Il va falloir trouver la banque pour financer le projet, puis passer chez le notaire."

Forcément en cette période de pandémie, la procédure prend plus de temps. Ensuite il faudra aménager l'espace, et enfin déplacer les bêtes dont certaines sont en gestation et son élevage de chats Bengal.

500 barrières galvanisées à déplacer, sans compter les abris

Le conservatoire du littoral ne souhaite pas commenter cette expulsion en raison de la procédure en cours, mais précise cependant qu'un délai supplémentaire lui sera accordé.

Amandine Eydoux dit être victime d'un acharnement depuis plusieurs mois. Une plainte pour maltraitance animale a été déposée à son encontre mais classée sans suite par le parquet de Béziers le 13 octobre 2020. au motif ''infraction insuffisamment caractérisée''. Cette décision de classement se fonde notamment sur les rapports réalisés en juillet 2020 par la Direction départementale de la protection des populations (DDPP).

Les documents que nous nous sommes procurés confirment en effet aucune maltraite ni torture non seulement pour son élevage de chats Bengal et celui de bovins.

Pour joindre Amandine Eydoux, il suffit d'appeler 06 65 17 53 03 ou sur Facebook Les animaux de Fairytale

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