Emmanuel Macron ou La Répression En Marche

« Personnellement, je préfère un dictateur libéral à une démocratie dont tout libéralisme est absent » Friedrich von Hayek, El Mercurio, avril 1981.

Bien plus que les quelques miettes sociales jetées pour tenter de calmer les gilets jaunes, ce qu'il faut retenir de l'intervention du président de la République hier soir, c'est la confirmation de l'implacable répression qui vient.

« C'est donc désormais le calme et l'ordre républicain qui doivent régner. Nous y mettrons tous les moyens. (...) J'ai donné en ce sens au gouvernement les instructions les plus rigoureuses. »

Surveillance par les services de renseignement, arrestations préventives, violences policières, comparutions immédiates et condamnations sévères pour des broutilles. Avec près de 2000 interpellations, nous avons eu le 9 décembre un avant-goût de la façon dont M. Macron entendait faire « régner l'ordre » dans la start-up nation.

Le président de la République a clairement rappelé hier qu'il entend poursuivre sa politique au service exclusif des généreux donateurs de sa campagne : fiscalité en faveur des plus riches et des grandes entreprises, démantèlement des services publics et de la protection sociale.

Comme Hayek, Emmanuel Macron sait que la mise en œuvre de cette politique n'est plus compatible avec la démocratie et l'état de droit. Comme Hayek, il a choisi.

L'Assemblée Nationale n'est plus qu'une chambre d'enregistrement où siègent des godillots à la botte de l’exécutif. La justice est aux ordres. Les chaînes d'information et les principaux médias relaient la propagande gouvernementale.

L'heure est venue de mater les citoyens récalcitrants. L'ordre doit régner à Paris et dans le reste de la France.

 

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.