Gérald Darmanin et Génération Identitaire : le bal des faux-culs

Le ministre de l’Intérieur s’est dit « scandalisé par le travail de sape de la République des militants de Génération identitaire » après une nouvelle opération anti-migrants du groupuscule d’extrême-droite dans les Pyrénées.

Non seulement M. Darmanin est scandalisé mais il a « demandé aux services du ministère de l’intérieur de réunir les éléments qui permettraient (…) de proposer la dissolution de Génération identitaire » (voir ici).

Comment ne pas le comprendre ? Le monopole de la violence contre les réfugiés, il entend bien le conserver et ne pas se laisser doubler par de redoutables imitateurs. Force doit rester non pas à la loi, mais à ceux qui la bafouent en exécutant les ordres reçus de la place Beauvau : le préfet Lallement et ses chasses à l'homme dans les rues de Paris, le préfet du Pas-de-Calais et ses raids à Grande-Synthe pour lacérer les tentes des réfugiés et saisir les quelques affaires qui leur appartiennent, le préfet des Alpes-Maritimes et ses falsifications des actes de naissance de mineurs pour les reconduire manu militari à la frontière italienne.

En Macronie, les migrants, on les laisse se noyer en Méditerranée ou bien on envoie la police les harceler et les tabasser lorsqu'ils sont sur le sol français. Si le gouvernement continuait de tolérer que des groupuscules fassent de même, les électeurs d’extrême-droite que courtisent assidûment MM. Macron et Darmanin pourraient les soupçonner de faiblesse dans la chasse aux réfugiés. Et de cela, il ne saurait être question.

Si Génération Identitaire venait à être dissoute, tout espoir ne serait pas perdu pour ses militants. Ils pourraient s’engager dans la police et y continuer leur besogne avec la bénédiction du ministre de l’Intérieur.

 © Chaunu © Chaunu

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