M. Macron s’attaque résolument au séparatisme des premiers de cordée

« Notre ennemi est (…) le séparatisme, c'est-à-dire ce phénomène que nous observons depuis des décennies qui est une volonté de quitter la République. » Emmanuel Macron, le 25 février 2020.

Depuis qu’ils ont entendu ces fortes paroles du président de la République (voir ici), les premiers de cordée ne cachent pas leur crainte d’être une fois de plus stigmatisés.

En effet, le propos était sans ambiguïté : le chef de l’Etat visait bien là celles et ceux qui depuis des lustres se livrent à « l’optimisation fiscale » et placent leur capitaux dans des paradis fiscaux, se soustrayant ainsi au financement des services publics (écoles, hôpitaux, police, justice, etc…).

M. Macron a aussi annoncé la signature de « contrats républicains » qui conditionneront les aides publiques au respect des principes de la République. « En cas de non-respect, l’Etat ou la collectivité pourront demander la restitution de la subvention ». Les grandes entreprises qui empochent le CICE puis délocalisent leurs activités sont donc prévenues : c’en est fini de ces pratiques. Désormais, elles devront restituer ces aides publiques.

Enfin, le président de la République s’est prononcé pour « le contrôle renforcé des financements étrangers ». Les temps sont donc révolus où l’Arabie Saoudite et les Émirats du Golfe pouvaient, via leurs fonds souverains, prendre des participations importantes dans des entreprises françaises (le Printemps), et étendre leur influence en France par le financement de sites culturels (site d'Al-Ula en Arabie Saoudite, Louvre Abu-Dhabi) ou des accords de coopération avec l'Opéra de Paris ou l'INA.

On mesure ici ce que l’élection d'Emmanuel Macron en 2017 a évité à notre pays : un gouvernement qui aurait fait de la chasse aux barbus et aux femmes voilées son fonds de commerce électoral.

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