A Aubervilliers, portraits de... Philippe Monges

Qui connaît cet homme ?

Philippe MongesPour 42 euros, vous pouvez vous procurer le dernier livre  réalisé par Philippe Monges : une galerie de portraits dont il est auteur et photographe avec des choix  lacunaires et peu justifiés. C'est vrai que ce livre cartonné, riche en couleurs,contribue largement à une campagne électorale pour un coût minima. Philippe Monges est-il vraiment crédible ? Argument d'autorité : il est deuxième adjoint du maire de l'île Saint Denis à l'Urbanisme et cadre de vie, vice-président de Plaine Commune à l’écologie urbaine, conseiller territorial à la métropole du Grand Paris. On se  croirait dans Dynastie. On voit se dérouler le générique où des noms se succèdent sans critère de choix. Objectifs de cohérence, de cohésion... aux effets de collision.

Ainsi la première  phrase de présentation de la politique culturelle mise en place par l'élue communiste à la culture coupe le souffle par sa parade rhétorique au vide de sa présence. Magalie Chéret est une élue communiste. Eplucher les listes d'émargement des réunions du Conseil Municipal suffit pour s'en rendre compte.  Peut-être lit-elle les Carnets de prison de Gramsci pour parfaire ses connaissances.

Philippe Monges est chargé de l'urbanisme et en oublie les héritages humains ou certains individus qui font la ville sans notoriété électoraliste il est vrai. Gilbert Peyre, habitant Aubervilliers, artiste plasticien n'est pas évoqué. 

Résultat de recherche d'images pour "gilbert peyre"

Willy Wainqueur photographe Free-lance, le Bouillon qui fut un lieu écumant la culture, Albertivi programme suivant l'activité quotidienne des albertivillariens, Jihem et L'entre-Monde, Fabien Chardavoine le reporter-routier qui filme et photographie Aubervilliers et ses habitants,  Pitchmich, le troublion musical du parvis, Bruno Brette, luthier et fondateur d'Auberjazzday, LB22, et son pingouin-pride dont la première eut lieu en 2012, la ferme Mazier, Samia Khitmane instigatrice de multiples projets culturels et responsable du Patrimoine sur la ville... et tant d'autres oubliés qui font une ville... 

Aucune réelle photo des actions culturelles sur le terrain. La une de couverture : le street art....comme s'il n'y avait rien d'autre. 

Cadrage sur un passant devant un mur graphé. Comme si on était face au mur. Lequel? Celui d'une ville fermée sur un entre-soi... ou qui au dialogue oppose un mur? 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.