Brice Laccruche Alihanga, aux prises avec l’inversion accusatoire

Je voudrais par ce court billet, réagir à un article que j’ai lu ce matin. Article qui m’a non seulement consterné, mais  qui m’a aussi inquiété quant à notre pays le Gabon. J’avais déjà pu remarquer il y a quelques jours de ça, lors de mon voyage familial dans la capitale, les inscriptions agressives et violentes à l’encontre du DC Brice Laccruche Alihanga. Nous avions tous déjà constaté depuis deux ans, que ce dernier n’avait pas manqué de s’attirer les foudres de pas mal d’individus, simplement en joignant l’acte à la parole, et en faisant les choses au lieu de ne faire qu'en parler. Mais , je dois avouer que de voir les critiques habituellement fondées sur la couleur de sa peau, se transformer en menaces de mort, m’a mis la puce à l’oreille quant à ce qui est sans doute en train d’être manigancé. C’est  ensuite ce matin, de retour en Europe, plus exactement à Liège où je professe, que je suis tombé sur l’article que j’ai mentionné. C’est tout d’abord le pseudo utilisé qui m’a interpellé. Je ne le citerai même pas de peur de lui faire trop d’honneur, mais je dirai simplement que c’est une sorte de perroquet passionné par les actes de naissances. Vous l’avez sans doute compris, un énième billet construit sur les spéculations liées à l’ethnie, la race, la filiation etc. A croire que notre célèbre blogueuse adhère aux lois de Nuremberg, quant à la relation entre la génétique et les capacités… moi qui suis sociologue, je vous prie de croire en ma consternation, quand en 2019, dans un monde globalisé, je constate que certains attachent plus d’importance à la couleur d’une peau, qu’à la somme de tâches entreprises. Mais laissons l’anecdotique à son niveau, celui des collatéraux numériques. L’inquiétant ne vient pas de là, mais plutôt d’un certain climat qui semble être alimenté localement et ailleurs, par une source sans doute unique.  En effet, comment ne pas faire de relation, entre d’un côté, la campagne de rumeurs sur la santé du président, et d’un autre, la radicalisation des slogans activistes, associée au retour de notre passionnée d’Etat civil, spécialiste des rapports entre pigmentation cutanée et capacités réformistes.  Mais moins amusant que cela, ne sommes-nous pas plutôt en train d’assister à une pratique basique de la propagande moderne, à savoir, l’inversion accusatoire ? Notre DC, Brice Laccruche  Alihanga, est accusé depuis peu, d’être en campagne avant l’heure. Mais alors comment qualifier ce qui est en train de se passer par l’ampleur de ces attaques, et qui est plus que certainement financé par un nouvellement ancien opposant, si ce n’est tout simplement, le coup d’envoi d’une précampagne ? Nous devrions garder à l’esprit, que nous avons un Président, qu’il est en ce moment à Londres, et que si il vient d’y recevoir son directeur de cabinet, ce n’est sans doute pas pour y jouer au bridge, mais bien pour parler du Gabon, et du Gabon de l’avenir.

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