Acharnement contre Brice Laccruche Alihanga : nous ne serons pas dupes !

Une véritable chasse aux sorcières a débuté à Libreville contre l’entourage de l’ex DCPR Brice Laccruche Alihanga. Des accusations farfelues de détournements se multiplient à leur encontre. L’establishment qui pillait le pays veut lui faire payer d’avoir eu des résultats quand eux se gavaient. Mais nous serons plus dupes de ces manœuvres.

Une véritable chasse aux sorcières est en cours depuis quelques jours à Libreville. L’entourage de l’ex directeur de cabinet du Président de la République, Brice Laccruche Alihanga, est mis à rude épreuve. Plusieurs anciens directeurs généraux ou hauts fonctionnaires proches de BLA ont été interpellés avec force et entendus. On voudrait nous faire croire à des accusations de détournements de leur part. Franchement, qui est encore dupe de telles manœuvres ?

À l’heure d’internet et des réseaux sociaux, les Gabonaises et Gabonais ne sont plus naïfs. Cela fait plus de 50 ans qu’on nous promet monts et merveilles. Or, à l’aube de 2020, notre pays, bien que béni des Dieux par l’importance de ses ressources naturelles, vit encore quasiment à l’âge de pierre. Et on voudrait faire porter le chapeau au jeune dircab dont la seule erreur a été de vouloir faire ce pourquoi il a été nommé en 2017 par le Chef de l’Etat lui-même. Non, nous ne serons pas dupes.

Avoir voulu casser les codes et mis un coup de pied dans la fourmilière, voilà les seuls vrais griefs contre BLA. Avoir voulu bousculer sans suffisamment de ménagement un establishment confortablement installé dans un système post colonial ne profitant qu’à une infime minorité, voilà le tort de BLA. Quand on veut tuer son chien, on l’accuse d’avoir la rage. Peut-on sérieusement croire qu’en deux ans d’exercice le DC aurait détourné des fonds alors qu’il a trouvé les caisses du pays vides à son arrivée et s’est empressé de recourir au soutien du FMI pour nous éviter la faillite générale ? Non, nous ne serons pas dupes.

Son ascension a été fulgurante. Comment cela aurait-il été possible sans l’assentiment des plus hautes autorités du pays ? On voudrait nous faire croire que ce jeune homme a gravi en un temps éclair tous les échelons de l’administration publique sans avoir la moindre compétence ni un blanc-seing délivré par le Président lui-même. Qui peut encore croire de telles sornettes ? Qui peut croire qu’un seul homme serait à même de signer pour le compte de l’Etat gabonais des décrets, des lois ou des contrats internationaux alors que ceci ne rentre absolument pas dans le cadre de ses fonctions et n’est pas prévu par la constitution ? Chacun sait qu’un directeur de cabinet n’a pas de pouvoir de signature pour engager la moindre dépense dans le pays. Nous avons des institutions : chaque entité de l’Etat a un directeur général qui rend compte à son conseil d’administration ainsi qu’au ministre de tutelle. Tout est consigné par les caissiers qui rendent reportent directement au Trésor Public. Non, nous ne serons pas dupes.

La réalité est tout autre. En deux ans, cet homme peut se targuer d’avoir eu plus de résultats que la plupart de ses détracteurs n’en auront de toute leur existence. Il a redonné espoir à une jeunesse qui se croyait perdue à jamais. Il a fait se retrousser les manches à toute une génération qui était complètement négligée. Il a redoré l’image de notre pays en favorisant l’initiative entrepreneuriale. Il a entamé un lourd processus de rationalisation d’une fonction publique souvent pléthorique et manquant parfois d’efficacité. Comment croire qu’un homme ayant démontré une telle énergie et une telle ferveur au service de son pays soit le bandit que nous décrivent certains media ? Non, nous ne serons pas dupes.

Alors qu’elle compte plusieurs dizaines de milliers d’adhérents dans tout le pays et affiche à son actif de milliers de réalisations concrètes pour améliorer le bien-être des populations, on nous assène depuis quelques jours que l’AJEV serait une organisation mafieuse. Arrêtez de nous prendre pour des idiots ! Il est bon de rappeler ici que le Premier Ministre lui-même est un ancien membre de l’AJEV de Ntoum. Le nouveau ministre des infrastructures est un membre éminent de l’AJEV de l’Ogooué Lolo. S’il est désormais question d’enfermer tous les membres de l’AJEV, il va falloir construire des prisons dans tout le pays. Car les quelques établissements surpeuplés du pays ne suffiront pas à accueillir les milliers de personnes qui œuvrent depuis des années à améliorer le quotidien. Non, nous ne serons pas dupes.

BLA s’est, depuis le jour de sa nomination, érigé en ultime rempart pour protéger le Chef de l’Etat et sa famille. Sa fidélité l’a amené à jouer pleinement son rôle : prendre les coups en lieu et place de son chef. Protéger celui-ci des viles agressions pour qu’il puisse continuer sa tâche et œuvrer pour le bien du pays. Chacun d’entre nous a pu constater depuis deux ans l’acharnement des media et des réseaux sociaux sur le dircab qui a encaissé chaque coup sans mettre un genou à terre. Ceci car il s’agit là de sa tâche. Ni plus ni moins. Qu’il l’ait assumée, contrairement à bien d’autres, a bien évidemment dû créer un important ressentiment chez ceux qui ne peuvent plus désormais se protéger derrière des arguments fallacieux pour échapper à leurs devoirs. Personne n’est dupe !

On veut soudainement faire porter à BLA tous les maux du pays. Or, hasard ou coïncidence, on voit brusquement ressortir du bois des personnalités ayant été aux affaires de 2009 à 2016. On peut légitimement s’interroger sur ce que sont devenus les revenus pétroliers de notre nation sur cette période avec un cours du pétrole à un niveau historiquement haut. Voilà la vraie question à nous poser. Nous comprenons l’acharnement sur BLA. Certains voudraient en faire le coupable idéal de leurs propres malversations. Et ainsi retrouver grâce auprès du Chef de l’Etat. Et accessoirement un poste confortable. Non, nous ne sommes plus dupes.

Que BLA ait pêché par excès de zèle peut être compris par tous. Sa volonté de faire bouger les choses rapidement après des décennies d’immobilisme lui a été préjudiciable. Il est clair que son travail a porté ombrage à de nombreuses personnes qui aujourd’hui gardent contre lui une animosité certaine. La population, la vraie, lui est reconnaissante de la considération qu’il lui a toujours portée, bien avant d’être DCPR. Les Gabonais sont conscients des qualités humaines et de l’empathie dont fait preuve Brice Laccruche Alihanga à leur égard. Le peuple du Gabon n’acceptera pas qu’il soit traîné dans la boue. A travers lui, c’est la nation gabonaise qui se sentirait salie. Et ceci, à compter d’aujourd’hui, elle ne l’accepte plus. La duperie n’aura plus cours au Gabon. Les querelles de chapelles nous intéressent plus. BLA l’a bien compris. Bien qu’étant un peuple pacifique, les Gabonaises et les Gabonais ne sont plus dupes de rien. Et ils sauront se mobiliser pour faire en sorte que la peur change de camp.

L'esclave libéré des chaînes - Libreville L'esclave libéré des chaînes - Libreville

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.