"Ces malades qui nous gouvernent".

Non sans raison ni arguments, nous critiquons les gouvernants. C'est le fondement même de la liberté de parole, un des piliers de la Démocratie avec un "D" majuscule. Or, n'y a-t-il pas quel qu’enfantillage dans cette démarche ?

Deux livres se sont déjà occupés de nous parler de "Ces malades qui nous gouvernent" de Pierre Accoce paru dans les années 70, et plus récemment, "Ces fous qui nous gouvernent" de Pascal de Sutter.

Depuis les empereurs romains jusqu'à nos présidents en passant par nos rois, soit psychologiquement plus qu'instables, soit atteints de maladies graves, la liste est longue de ces hommes politiques que subirent nos ancêtres et qui eurent des décisions d'une folie et d'une absurdité dont l'humanité ne s'est pas toujours bien remise.

Même s'il faut être prudent à l'égard des historiens de jadis ou des commentateurs d'aujourd'hui, des énergumènes comme Néron, Caligula, César, Louis XI, François Ier, Henri II, Louis XIII, XIV, XVIII, Napoléon III ; plus près de nous les Lénine usé par une vie d'errance, Staline paranoïaque, Hitler une pharmacie ambulante, Gœring toxicomane tout comme Churchill complètement imbibé ou Roosevelt qui ne terminera pas son mandat, Kennedy cachant bien son jeu, Pompidou mort à la tâche, Mitterrand camouflant de moins en moins son cancer, sans compter MM. Sarkozy fort agité, Hollande indécis, et Trump qu'un livre nous décrit comme la quintessence des précédents.

 Les faits sont là. Les peuples sont gouvernés par des malades. Mais peut-il en être autrement ?

Quel individu, normalement constitué, équilibré, bien dans sa tête et dans son corps, peut briguer le pouvoir, quand il sait que, comme l'argent, "il rend fou" ?

Par conséquent, il faudrait en tirer la leçon et restreindre le pouvoir personnel en le diluant dans des instances élues, renouvelées, surveillées par les citoyens. La dictature n'est jamais loin du trône. Un "Jupiter" sans pare-feu serait un danger pour le monde.

C'est ce que l'on constate avec ce M. Trump qui met en place ce qu'il a promis, à commencer par l'enrichissement des riches dont il réduit les contributions aux finances de la Nation.

Les pétroliers US vont pouvoir à nouveau polluer le golfe du Mexique, l'Alaska et tous les sols des différents états possédant du gaz de schiste. "Après nous le Déluge". Quant aux rodomontades entre lui et le président de la Corée du Nord, ça sent mauvais la cour de récré ou celle d'un hôpital psychiatrique.

 Restons calmes et imaginons une société où nous serions tous responsables, méfiants envers nos affects, attentifs aux autres, fraternels, unis dans une recherche commune du bonheur et soucieux de l'avenir des générations futures.

En ce cinquantième anniversaire de mai 68, "l'imagination au pouvoir" est plus que jamais d'actualité, non pas pour faire marche arrière mais bien pour aller de l'avant, anticiper, prévoir et nous projeter dans le long terme en faisant fi des échéances électorales à venir.

Méfions-nous de ces "malades qui nous gouvernent" et commençons par nous soigner nous-mêmes.

 

 

 

 

 

 

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