Sacré pape François !

Ainsi, il aura fallu attendre l’an de grâce 2018 pour que le pape François inscrive dans le catéchisme, une recommandation sur l’abolition de la peine de mort.

Une incitation à ce que les gouvernements de tous les pays mettent à la poubelle ce qui n’a jamais été et demeure à jamais un assassinat légal. Bravo !

Mais, inscription dans le catéchisme, ne vaut pas «condamnation absolue» sous peine d’excommunication. Toutefois, ne boudons pas cette décision historique de la part d’une religion qui pratiqua et recommanda la mort pour des millions d’infidèles, d’apostats et autres réformés ou libres penseurs.
«Tuez-les tous, dieu reconnaîtra les siens !», même si la phrase n’a pas été prononcée, les faits prouvent que les hommes agissent ainsi, quelle que soit leur foi ou leur athéisme.

En toute cohérence avec ce respect de la Vie... les individus ne sont pas pour autant libres de leur corps.
Les femmes surtout, comme vient de le prouver le vote négatif de la majorité rurale du Sénat argentin en repoussant la légalisation de l’avortement.
J’ose espérer que le recours à la contraception est libre, remboursé, largement expliqué aux jeunes filles en ville comme à la campagne et que la pilule du lendemain est à leur disposition. Sinon, c’est une décision criminelle contre la moitié de l’humanité.

Enfin, je n’ai toujours pas entendu parler de la suppression des aumôniers militaires. Ne sont-ce point eux qui sont chargés de lever le tabou «Tu ne tueras point !» en bénissant les hommes et les armes, et en sanctifiant les tueries, au nom du respect de la vie, sans doute !

Pourquoi ai-je toujours un sentiment d’hypocrisie générale lorsque j’observe le comportement des humains ? Des mots, des grandes phrases, des principes humanistes, proférés par des humains, faillibles, inconséquents, injustes, capables du meilleur comme du pire.

Décidément, dans un monde dominé par le «libre-échange», (quoi que !), les libertés fondamentales, les libertés individuelles sont continuellement bafouées, foulées aux pieds par les religions et les systèmes politico-économiques. Nous en souffrons tous, mais certains les craignent.
Car être libre, c’est être responsable, c’est assumer ses actes. Donc, pour la plupart des pouvoirs en place avec la complicité des individus eux-mêmes, pas question d’agir en citoyen libre ! Obéir est tellement plus reposant.
Un catéchisme, c’est d’abord, un code de préceptes et de lois qui organise la vie de l’individu appartenant à une secte et qui le cimente à la communauté dont il fait partie par héritage, ou par adhésion volontaire.

Al Coran ou la Soumission, prolongement de l’ancien et du nouveau testament. Avec, à la clef, cette supériorité «inventée» par les juifs, se déclarant «modestement» le «peuple élu» du dieu qu’ils ont inventé. Les autres, les goys, tous des untermenschen. C’est ce que vient de prouver le vote majoritaire de la knesset, au grand dam d’une minorité israélienne, qui se sent mise hors la loi.

Mais tout peut encore changer. A preuve, cette condamnation de la peine de mort, par François le Filou. Le catholicisme a encore de beaux jours dans une Amérique Latine conquise au nom des rois très chrétiens d’Espagne et du Portugal. Car tout évènement se doit d’être remis dans le temps long...

 

Bene, benissime. Mais un peu plus de cohérence, de raison, de compréhension et de respect des femmes ne feraient pas de mal.
Réhabilitation d’Eve par exemple qui nous a faits «humains» si l’on sait interpréter les textes puisque c’est elle qui aurait incité ce benêt d’Adam à accéder à la Connaissance.

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.