Un coup d'Etat avant un mauvais coup anti-populaire.

Article 3 de l'actuelle Constitution de la Ve République : "La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du referendum. Aucune section du peuple, ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice. (...)"

Compte tenu de l'abstention, du nombre de non inscrits, de bulletins blancs et nuls, les résultats des élections présidentielles et législatives, sont en contradiction avec la Constitution Française. Ou bien, la preuve est faite, une fois de plus, que cette Ve République constitue bien un "Coup d'Etat permanent".

Ajoutons à ces considérations, la composition sociologique des assemblées et de l'exécutif, et nous ne pouvons honnêtement que constater la non-représentativité de nos élus quels qu'ils soient.

Ce n'est pas une exclusivité de ces dernières élections. Elle n'est que l'aboutissement inéluctable de la main-mise d'une élite bourgeoise et petite-bourgeoise sur le pouvoir politique pollué jusqu'à l'os par ses relations étroites avec le monde de l'économie ( banques, grosses entreprises, commerce international, complexe militaro-industriel, lobbys en tous genres français et étrangers). Leur soumission aveugle à ce secteur de la vie sociétale qui favorise l'enrichissement éhonté d'une oligarchie au détriment des intérêts du plus grand nombre, explique en premier le divorce consommé entre le "peuple souverain" et ses représentants.

Même si le premier ministre et le président en sont conscients, les décisions qu'ils s'apprêtent à prendre en urgence par le truchement de décrets-lois, et autres ordonnances, constituent une atteinte dictatoriale aux libertés fondamentales de la Nation. Ces "réformes", ourdies et préparées par une coalition de banquiers internationaux, de financiers, de grands patrons, ne peuvent avoir de légitimité que si elles étaient discutées par les intéressés eux-mêmes, leurs représentants et approuvées par un referendum avec plus de cinquante pour cent des inscrits participant au vote.

 S'il n'en était point ainsi, nous pourrions alors considérer la République en danger, et il serait alors légitime que les citoyens, par tous les moyens légaux ou non, mettent fin à ce coup d'Etat d'une minorité de la Nation.

Simple constatation d'une réalité que les vacances, et le Tour de France feront tourner en bougonnement avant que cette émotion ne soit reportée à une date ultérieure. Mais l'Histoire est si surprenante !

 

 

 

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