Aller à l’essentiel sans bla-bla.

Il existe deux grandes menaces qui hantent les humains : leur système économique reposant sur la rapacité insatiable d’une minorité de nantis qui s’accapare la valeur des richesses produites, et les différentes croyances religieuses ou non qui engendrent à la fois fraternité et haines, volonté de soumission et lutte pour imposer ses croyances.

Le seul dogme digne de respect est de ne point en avoir.

La croissance infinie dans un monde fini est une folie à nulle autre pareille. La Terre n’est qu’un satellite d’un petit soleil. La multiplication des humains qui tend vers l’infini depuis des décennies entraine un épuisement accéléré des ressources du globe, des matières premières du sol et du sous-sol qui constituent les soutes du satellite.

La destruction exponentielle des espèces animales va nécessairement accélérer la disparition programmée de l’espèce humaine. C’est ce que comprennent les jeunes générations qui ont pris conscience de l’inconséquence de ceux qui continuent à croire dans les saintes écritures qui osent dire que le Dieu unique qu’ils ont inventé, pour répondre à leurs questions philosophiques , a donné l’ordre aux hommes « de croître et multiplier et que tout ce qui était vivant sur Terre leur appartenait ».
Ou bien, « pourquoi vous souciez du lendemain ? Voyez les oiseaux, Dieu pourvoit à leurs besoins. « 
Comment, raisonnablement peut-on croire qu’un esprit pourvoira aux besoins des milliards d’êtres humains jamais satisfaits de ce qu’ils possèdent, continuellement en quête de nouveautés, d’accumulations de biens divers, ou de capitaux, en une course insensée vers la mort.

Car, la vie procède de la mort. Pour survivre tout être vivant doit absorber du vivant, animal ou végétal, que cela lui plaise ou non.

Les pollutions de l’air, des sols et des océans, sont autant de prolégomènes à la disparition de l’humanité.
Bien plus ! Non contents de souiller leur environnement immédiat, tels des animaux en cage, ils sont en train de polluer l’espace immédiat où ils expédient des satellites à un rythme tel que l’existence de ces outils hautement performants devenus indispensables à leur quotidien risquent de se percuter ou d’être détruits par des bouts de fusées, des morceaux de satellites éteints ou déjà détruits.

Sans même parler des armes les plus sophistiquées. Jamais, dans l’Histoire, nos sociétés n’ont été aussi fragiles qu’aujourd’hui.
L’automatisation, la robotique, la cybernétique exigent de l’électricité, et des métaux rares, de plus en plus rares. Nous vivons comme si tout cela pouvait continuer à exister éternellement, alors qu’en réalité le consumérisme sacralisé, la soif inextinguible d’accumulation de capitaux accélèrent cette fragilité et nous conduisent au suicide collectif.

Or, ce « merveilleux système » si pervers, et si agréable pour ceux qui en bénéficient, s’est donné les moyens de perdurer au travers de ses institutions politiques nationales et internationales.
Les mentalités des hommes, à quelques exceptions près n’ont guère changé depuis l’Antiquité. Ainsi, les forces armées et les dirigeants politiques, sans tenir compte des évolutions technologiques, pratiquent le « Si vis pacem para bellum » de ce général romain qui n’avait que la lance, l’épée et quelques engins de siège pour tout armement.
Inadaptation complète du raisonnement aux possibilités technologiques contemporaines.
Voilà encore ce qui nous menace sans que nous voulions en être conscients.

 

Et cet anachronisme se trouve amplifié par la survivance de religions dont certaines vont jusqu’à nier les progrès scientifiques engendrant une hypocrisie crasse, qui relève de la folie schizophrénique. Le créationnisme constitue bien un crétinisme hautement criminel pour l’humanité.

On le voit bien avec l’interdiction faite aux femmes d’avoir la liberté de leur corps.
Voyez tous ces culs bénis qui dansent comme des cabris en scandant « respect de la vie, respect de la vie, non à l’avortement ! » et qui, dans le même temps, achètent des armes, fabriquent des armes et tuent tous ceux qui ne leur plaisent pas.
Comment un être sain d’esprit, raisonnable peut-il, à la fois, exiger le respect de la vie et réclamer, et pratiquer la peine de mort en toute sérénité ?

Voyez à quoi conduit la croyance en une vie au-delà de la vie. Porte ouverte aux attentats en tous genres, aux guerres infâmes, avec pour calmer d’éventuels remords, la foi en une bonté infinie d’un Dieu trop souvent vengeur et qui, seul, reconnaîtra les siens.

Voyez la perversité des marchands d’armes ! N’a-t-on point entendu, récemment, une ministre française de la « défense », prétendre que les armes que nous vendions n’étaient utilisées que pour se défendre ?
Donc, nous n’avons aucun remord à continuer à faire prospérer nos exportations d’engins de mort et de les vendre à des princes dont l’un vient de faire exécuter au cimeterre plus de 34 condamnés à mort avec en prime, une crucifixion. Silence dans la presse asservie. Aucune protestation de nos donneurs de leçons habituels qui se prennent pour des intellectuels libres. Chut ! Comme dans le monde orwellien « la guerre, c’est la paix ». Heureux libyens que les foucades d’un pseudo-philosophe et d’un président en dette ont condamnés à se massacrer entre tribus et autres bandes.

Pleurons sur les arsins de la « forêt mariale ». Les pierres sculptées ruinées émeuvent plus les cœurs de pierre que la souffrance des humains hurlant leur peur, leurs souffrances, leurs indignations, leur noyade.

Réussir sa vie ? Ne serait-ce pas avoir une vie bonne ?
Soit ! Posséder le sens du partage, le respect envers les autres, le respect de l’environnement.

La Grande Révolution nous a légué une devise superbe : Liberté, Egalité, Fraternité.
Il manque une « s » à liberté. Soit ! Mais si cette devise était vraiment appliquée, ne vivrions-nous pas un peu plus sereinement ?

C’est pourquoi, tout homme ou femme politique qui ne la respecte pas se comporte en traître à la République et à la Nation. Les traîtres se doivent d’être destitués de leurs fonctions puisqu’ils en sont indignes. Pas d’autre solution.

Bien sûr ! Les humains sont ce qu’ils sont, soit des animaux pervers guidés par leurs affects et que nulle autorité suprême ne saurait guérir de leurs défauts.
L’ Histoire nous enseigne que les hommes évoluent peu, et trop lentement. La Loi du plus fort fait toujours autorité. Est-ce une raison pour ne point lutter contre cet état de fait ?

Au moment où l’on nous demande de participer à une élection des députés européens dont on connaît les qualités et les défauts, il est urgent de choisir, sans illusions, ceux qui nous feront le moins de mal. Ceux qui sont les moins susceptibles d’être corrompus. Ceux qui ne portent pas la haine contre les autres. Ceux qui savent, parler en disant « nous », plutôt que « moi ».

On n’aura pas trop mal agi si l’on choisit ainsi. Le pire étant de sombrer dans le « jem’nfoutisme » lâche qui ouvre les portes de la guerre, des inégalités et du malheur.

 

 

 

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