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Billet de blog 7 juin 2014

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Deux Kurdes tués par des forces turques

La tension est très forte au Kurdistan de Turquie. Au moins deux Kurdes ont été tués samedi 7 juin par des forces de l'ordre de l'Etat turc lors d'une manifestation pacifique qui dure depuis plus deux semaines à Lice, dans la province de Diyarbakir.

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La tension est très forte au Kurdistan de Turquie. Au moins deux Kurdes ont été tués samedi 7 juin par des forces de l'ordre de l'Etat turc lors d'une manifestation pacifique qui dure depuis plus deux semaines à Lice, dans la province de Diyarbakir.

Des soldats turcs ont tiré délibérément sur des manifestants kurdes, selon des agences de presses kurdes, DIHA et Firatnews.

La mort de deux personnes a été confirmée par des responsables kurdes. Un premier bilan de faisait état de quatre morts.

Les deux personnes, Ramazan Baran et Baki Akdemir, ont  été tuées par des balles tirées par des soldats, selon des médias kurdes. Ramazan Baran, âgé de 24 ans, décédé après avoir été transporté à l'hôpital de Dicle à Diyarbakir, a reçu deux balles dont une dans le dos, selon l’autopsie. 

Une personne a en outre été blessée grièvement lors de ces attaques menées par des soldats.

Des affrontements ont également eu lieu à Bitlis, quand une vingtaine de jeunes kurdes ont érigé une barricade sur la route  reliant Bitlis et Hizan, pour protester contre la politique sécuritaire du gouvernement et la construction de nouvelles casernes.  

Des soldats ont tiré sur des jeunes, salon des témoins qui affirment que des combattants du PKK sont venus sur place pour protéger les jeunes.  Les forces de l'ordre ont du reculer après l'arrivée des responsables kurdes avec de nombreux habitants de la région.

Depuis mi-mai, les Kurdes bloquent les routes principales dans la province de Diyarbakir pour protester contre  l'inaction du gouvernement pour une solution pacifique à la question kurde et la construction de nouvelles casernes militaires. Cette nouvelle forme de résistance s'est étendue à plusieurs villes, donnant lieu à de violents affrontements avec les forces de l'ordre.

Le 24 mai, la résistance a pris une ampleur sans précédente à Lice, dans la province de Diyarbakir, considérée comme la capitale du Kurdistan de Turquie. Les jeunes ont mis en place de nombreux points de contrôle, après avoir creusé des fossés et dressé des tentes.

Depuis début de cette résistance, les forces de l'ordre ont lancé plusieurs assauts contre les manifestants.  Le 4 juin à 04.30, plus d'un millier de soldats et de policiers ont lancé une attaque contre manifestants dans le village de Cellik à Lice, en faisant massivement usage de gaz lacrymogènes. Des centaines de jeunes ont riposté avec des cocktails Molotov et des grenades assourdissantes. D'autres tentatives d'intervention militaire ont eu lieu dans les jours suivants, mais les manifestants n'ont pas bougé de leur place.

Les manifestants demandent notamment une garantie pour le processus de paix, soit un cadre légale pour officialiser le processus. Le maire du parti kurde BDP de Lice, Harun Erkus, a déclaré: "Le principal objectif de cette résistance est de protéger le processus de paix. Nous ne voulons pas la mort de guérilleros et de soldats, la destruction de la nature du Kurdistan et des forets, ainsi que la construction des casernes. Ces manifestations sont un droit démocratique"

Malgré le processus de paix, lancé en mars 2013 par le leader kurde emprisonné et le cessez-le-feu de la guérilla, le gouvernement AKP a accéléré la construction de casernes militaires et des barrages destinés à noyer le Kurdistan sous les eaux, toujours pour objectif militaire.

Au moins, 341 nouvelles casernes militaires ont été construits en 2013 dans la région kurde, en plus de 1.300 casernes existantes. La construction de casernes ne s'est pas ralentie au cour de l'année 2014.

AVERTISSEMENT DU PKK

Un haut responsable du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK),  Duran Kalkan, a déclaré le 7 juin que le gouvernement turc ne pourra plus tromper le peuple kurde avec des promesses vides. Appelant à soutenir cette nouvelle vague de manifestations, il a également lancé un avertissement aux autorités turques en cas d'attaques contre les citoyens. "Ceux qui menacent notre peuple et tirent sur notre peuple patriote doivent savoir que, s'ils persistent, le prix à payer sera lourd pour eux."

Blog de Maxime Azadi avec ActuKurde.fr

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