Bilan de Gezi Park: 5 morts, 7 681 blessés, 2 841 arrestations

La police turque a écrit « une épopée héroïque » lors des manifestations antigouvernementales, selon le premier ministre Recep Tayyip Erdogan qui a l’habitude de dire « mon policier ».  Mais, un rapport de l’association des droits de l’humain (IHD) dresse un bilan très lourd sur la violence policière depuis le début du mouvement populaire de Gezi Park.

La police turque a écrit « une épopée héroïque » lors des manifestations antigouvernementales, selon le premier ministre Recep Tayyip Erdogan qui a l’habitude de dire « mon policier ».  Mais, un rapport de l’association des droits de l’humain (IHD) dresse un bilan très lourd sur la violence policière depuis le début du mouvement populaire de Gezi Park.

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Entre le 27 mai et le 24 juin, au moins quatre citoyens ont été tués et 7 681 personnes ont été blessées dont 4 478 à Istanbul et 1539 à Ankara, a déclaré le président de l’IHD, Öztürk Türkdoğan, lors d’une conférence de presse, tenue lundi au siège de l’association dans la capitale de Turquie.

Le président de l’association a dénoncé la libération « inacceptable » d’un policier qui a tiré sur les manifestants, tuant Ethem Sarisülük, touché à la tête par balle réelle le 1er juin et décédé douze jours plus tard.

Selon les chiffres accablants du syndicat des médecins, des barreaux et de l’association, cités dans le rapport,  au total cinq personnes ont perdu la vie en un mois. Parmi ces gens figure un policier, tombé accidentellement dans un fossé quand il poursuivait un groupe de manifestants à Adana.

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PRODUIT CHIMIQUE A L’EAU DE CANONS

Le rapport dénonce l’usage de canons à eau par la police, non seulement pour disperser les manifestants, mais aussi les blesser. La police aurait également ajouté un produit chimique à l'eau des canons, provoquant des brulures sur le corps des manifestants

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PLUS DE 150 000 BOMBES LACRYMOGENES

Le rapport souligne que la police a lancé  plus de 150 000 bombes lacrymogènes durant la même période.  La date de péremption de certaines grenades lacrymogènes avait expirée, indique le rapport.

Affirmant que les journalistes figurent parmi les victimes de la violence policière, l’association a demandé l’arrêt immédiat de l'usage excessif de la force et la violence  contre les manifestants, ainsi qu’une enquête efficace.

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PRES DE 3 000 ARRESTATIONS

Le rapport récence en outre 2 841 arrestations dont 918 à Istanbul, 973 à Ankara et 485 à Izmir. Parmi ces gens arrêtés, 66 restent toujours en garde à vue, tandis que 70 manifestants ont été envoyés en prison.

Blog de Maxime Azadi avec ActuKurde

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