Zaki Moubarak, l’affaire qui accuse le régime turc

erdo
C’est une affaire extrêmement grave qui met en cause les autorités turques. Un Palestinien du nom de Zaki Moubarak, 55 ans, originaire de Gaza, a été retrouvé mort dans sa cellule. Les autorités turques avaient prétendu qu'il s'agissait d'un suicide. Ce que conteste la famille de la victime qui pense plutôt à un acte de torture. C’est du moins ce que déclare son frère Zakaria Moubarak sur la chaîne Al Arabya. Maintenant la dépouille est en Egypte où elle a été transportée. 

« Il est impossible de procéder à l’autopsie, il n’y a rien dans le corps, la langue a été coupée. Le cadavre  est sorti en piteux état de la salle de torture » affirme Zakaria Moubarak qui précise qu’il n’a pas reconnu son frère. Se sont ses deux filles qui l’ont reconnu grâce à des signes particuliers.

« Mon frère avait une bonne opinion sur le régime turc et était convaincu que le président Erdogan soutenait la cause palestinienne ».

Il était tellement confiant qu’il était entré en Turquie avec son passeport palestinien alors qu’il avait un passeport de réfugié bulgare. « Mais comme c’est un palestinien, il a été maltraité et l’ambassade palestinienne à Ankara n’a absolument rien fait pour suivre l’affaire », déplore Zakaria Moubarak. Il signale que même après sa mort, l’ambassade ne s’est pas préoccupée du transport de la dépouille du défunt. « Ce que j’ai fait moi-même », dit-il.

« Vu l’état de la dépouille, il est impossible pour un médecin légiste de déterminer les causes de la mort et produire un contre rapport à celui du légiste turc, envoyé aux autorités égyptiennes et qui a conclu à une mort naturelle », assure le frère du défunt. « Or à la vue du corps, on constate qu’il a du être violemment maltraité au point qu’il est devenu méconnaissable », précise Zakaria qui demande, avec sa famille une analyse ADN.

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.