Erdogan et les frères musulmans infiltrent l’Allemagne via les prisons

La Chancelière allemande Angela Merkel et le Président turc Recep Erdogan La Chancelière allemande Angela Merkel et le Président turc Recep Erdogan
Le nombre des détenus musulmans en Allemagne ne cesse d’augmenter. Selon un article de Gatestone Institut, ils représentent désormais 20% des 65.000 détenus dans le pays.

Depuis 2013, il a plus que doublé en Hesse et en Bade-Wurtemberg, leur effectif a été multiplié par trois depuis 2016.

Cette population carcérale représente une opportunité pour le régime turc qui, grâce à son alliance avec l’organisation des frères musulmans, essaie de rallier les prisonniers à son idéologie. L’exemple de la Hesse est saisissant.

Cette région a réduit de manière drastique le nombre des aumôniers affectés à ses prisons. Ils ne sont plus que 25 au lieu des 114 qui officiaient auparavant. Et il y a une raison à cela.

Un contrôle de sécurité a permis aux autorités allemandes d’apprendre que 97 aumôniers étaient en fait des fonctionnaires turcs payés par le gouvernement d’Erdogan qui les protège et qui a notamment refusé qu’ils répondent aux questions des autorités allemandes. Pour le consulat de Turquie «soumettre ces employés à un nouveau contrôle de sécurité est inapproprié et erroné ».

Pour Guido Wolf, le ministre de la Justice du Bade-Wurtemberg, l’augmentation du nombre des détenus islamistes « représente de nouveaux défis pour nos responsables pénitentiaires ». Défi majeur d’autant plus que la radicalisation avance à grands pas. « Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour détecter au plus tôt les signes de radicalisation islamiste afin de pouvoir résolument nous y opposer», assure le ministre cité par Gatestone Institut.

La partie ne sera certes pas facile. Les mouvements islamistes en Allemagne vont user de tous les moyens pour y faire face, à l’instar des islamo-nationalistes du Milli Görüs qui appellent les Musulmans à ne pas s’intégrer dans les sociétés européennes.

La Chancelière Angela Merkel a fait une partie du chemin en nommant un immigrant turc n° 2 de l'Office fédéral de protection de la Constitution (BfV), c’est-à-dire les services de renseignement allemands. Il est le premier musulman à atteindre le niveau de direction dans le renseignement. C’est un signe que l’islamisme est considéré comme un des plus grands dangers qui menacent l’Allemagne. « Le terrorisme islamiste demeurait la principale menace pour l’Allemagne », a déclaré  Thomas Haldenwang, le patron du MfV, cité par le Gatestone Institute.

 

 

 

 

 

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