bon complot

comploteurs, comploteuses, oui, nous tous! ne faisons pas les innocents!

 

par Léon CAMEL

Bon complot

 

Nous nous demandons si, au fil de certains événements, marquant de leur impact la vie courante, nous n'assistons pas à la mise en place chaotique d'un monde différent de celui auquel on s'est habitué tant bien que mal, secoué par des luttes successives, orchestrées par on ne sait trop qui.

 

La vie, qui n'est pas un long fleuve tranquille, malmène les uns et les autres qui n'ont d'autres issues que de se battre sur tous les fronts. L'affrontement est parfois une réaction à un événement, une obligation de défense et parfois une envie parce que entretenir l'adversité est un moteur qui nous pousse à nous surpasser, mais aussi un jeu pour asseoir son pouvoir ou une réponse irrésistible à l'affront, quand ce n'est pas pour s'accaparer quelque chose par la force.

 

Nous voyons se dérouler toutes sortes de guerres sous nos yeux : les classiques avec armes à feu et autres armes de destruction directe, les économiques à grands coups de finances et concurrences plus ou moins correctes, les numériques au moyen d'associations de bits malveillants, les politiques où tous les coups bas sont permis, les sportives à qui triche le mieux pour afficher son nombre de médailles, les religieuses dans lesquelles on a aucune raison de se battre puisqu'on y prône d'autres valeurs et toutes celles qui luttent contre la désertification, la déforestation, l'extinction des espèces, les exclusions, la ségrégation, les violences sociales, les virus, la famine, féminicides, pédophilie, etc …, les justes et les pas justes, les pour se défendre, les pour aider ceux qui sont en détresse.

 

Il y a celles qui se voient et celles qui ne se font pas au grand jour, à coups d'attitudes, de mots, mensonges ou calomnies, par suggestions, manipulation ou manigances, depuis le couple jusqu'aux dirigeants d'états ou grandes organisations et dans généralement tous groupes humains, également en soi-même contre ses propres travers. Elles ne sont pas toutes graves et beaucoup restent larvées, sans réelle importance. Pour donner des résultats probants à grande échelle, elles exigent d'être pensées méthodiquement et précisément menées, où chacun doit jouer son rôle, dans sa spécialité. Comme aux échecs, les attaques visent à créer une brèche par laquelle on installera ses pions chez l'adversaire et, de là, le réduira à la coopération ou le détruira.

 

Il existe toutes sortes de groupes d'influence, étatiques, privés, politiques, économiques, scientifiques, humanitaires, religieux, philosophiques, ayant « pignon sur rue », dont la tête est très respectable, les mains peut-être dans le cambouis et les pieds parfois dans la boue. Ils peuvent avoir des filiales, sous-traitants, succursales ou officines, associations amies qui œuvrent à promouvoir leurs choix, leurs modèles de société. C'est le schéma indispensable pour travailler efficacement, avec parfois une arrière boutique pas très présentable. Il y a les tâches nobles et les autres.

 

 

Imaginez un groupe de réflexions de haut niveau dans lequel on trouve des philosophes, des économistes, des diplomates, des chefs d'entreprise, des hauts fonctionnaires, des syndicalistes et des personnes d'origines sociales et nationales différentes partageant les mêmes conceptions. Il a pu mettre des années à prendre corps, fruit de rencontres, d'échanges, de convergence de vues, d'envie d'initier de nouvelles pratiques, d'agir. Il représente un réseau répandu sur tout le globe, bien structuré et organisé, dont le but serait de faire tourner rond le monde sur des critères bien établis. L'échelle de temps est le moyen et long terme, car rien n'est pire que le changement sans qu'il s'inscrive dans un ensemble d’accompagnements combinés et de l'évolution des mentalités. Ce qui n'exclue pas des interventions « coup de poings », en cas d'urgence.

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En effet, le cours des projets peut être gravement compromis, fortuitement ou par l'initiative d'autres groupes qui n'ont pas les mêmes objectifs. Nous ne comprenons rien à ce qui se passe ici ou là, mais le monde est la scène de tournois de jeux d'échecs géants où « ils » s'affairent.

 

Ils fonctionnent comme toute organisation hiérarchisée. Les objectifs généraux sont définis, les principes à appliquer sont précisés, les conditions de mise en œuvre sont détaillées, les moyens à utiliser restent ceux de l'explication, la persuasion, l'influence des idées.

Plusieurs sous-ensembles travaillent. Ils récoltent toutes suggestions, les trient, gardent les intéressantes, les présentent aux instances supérieures, diffusent les résultats des travaux effectués et options retenues pour être appliquées. Tous les fidèles membres, dont l'esprit critique n'est tourné que vers l'extérieur, adhèrent et seront sollicités pour leurs compétences. Parmi ceux-ci, des organisateurs comprennent rapidement les actions à entreprendre et leviers à activer pour que concepts deviennent réalités avec leur réseaux secondaires.

 

Les projets de ces nombreux mouvements ne sont pas tous néfastes et certains concourent à des améliorations, d'autres dérapent par impréparation, initiatives isolées ou sont récupérés et orientés vers des desseins divergents, par les pions placés au bon endroit, au bon moment.

 

Certains groupes d'individus, s'agglomérant par convergence des problèmes qu'ils rencontrent, ne veulent pas se construire en pyramide, et plutôt rester un ensemble instinctif, rapidement mobilisables et n'ont pas toujours la pondération dans leurs réflexions, qui a laissé place à l'exaspération, la colère pour des raisons économiques (pénuries, prix élevés de denrées de base, chômage, exclusions, non-rentabilité des exploitations agricoles), sociales (refus d'une loi jugée mauvaise), fiscales (augmentation des taxes), idéologiques (séparatisme d'une région, choix de société) et multiples et sans raisons précises (actes de désespoir, de défoulement, de jalousie, …).Par la violence, ils vont agir pour faire tomber un système, un dispositif, un gouvernement, qui n'a pas répondu à leurs attentes.

 

Un autre groupe disparate, majoritaire, non constitué, encore moins représenté, englobant à la fois les sympathisants à des thèses plus ou moins farfelues parce que non officielles, les attentistes jamais convaincus, les non concernés, les satisfaits, les peureux, les optimistes pour qui tout « ça » va s'arranger naturellement, reste inactif.

 

L'adage bien connu « on ne fait pas d'omelette sans casser d’œufs » permet de légitimer, aux yeux des activistes, leurs besognes en vue de prospérer, de convertir à ses idées, d'engager une lutte sociale, en bref, d'aboutir à ses fins.

 

 

Un complot est un acte plus ou moins répréhensible mené en commun, secrètement.

Il est extrêmement répandu et il s'en fomente des milliers chaque jour, partout et à tous les niveaux, avec plus ou moins de répercutions.

L'illégalité est jugée selon des critères cadrés. Elle reste relative car le cadre peut être fluctuant, en fonction d'une clémence de circonstance, de lois d'exception, de coup d'état ou autre raison d'intérêt supérieur. Un organisme de presse peut d'un seul coup devenir un repère de complotistes aux yeux d'un pouvoir gêné par ses investigations. Une action visant à apporter une aide à des migrants en détresse sera considérée supra-légale par des personnes humanistes.

 

C'est ainsi qu'on peut concevoir qu'il y ait des complots possiblement bons (toujours d'un point de vue partisan) qui ont un but altruiste, de portée universelle, contre l'indignité humaine (oppression, famine, totalitarisme), pour la préservation de la biodiversité, contre les déséquilibres de toutes sortes, ceux qui changeraient le cours d'habitudes devenues néfastes. Les méthodes et moyens utilisés qualifieront l'action.

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Le développement de stratégies n'est pas propre à l'homme. Elles s'observent dans les règnes animal et végétal avec la mise en place de coopérations et de luttes ciblées. Des hommes célèbres (Démocrite-370avJC-, Linné-18ème siècle, Darwin) ont prêté une intelligence à la nature, notamment aux plantes, leur reconnaissant la mise en œuvre de tactiques d'une grande sophistication.

 

Pour perdurer et surmonter le handicap de leur état statique, elles ont mis au point des mécanismes extraordinairement variés et élaborés de défense, de régénération, de dissémination de leur pollen, utilisant les animaux, les insectes et le vent, de conservation pendant des années ou de germination liés au paramètres extérieurs précis. Chaque élément vivant complote pour sa survie.

 

L'homme s'est placé à la tête de l'empire Nature (alors qu'il est le dernier arrivant et serait, selon lui, le plus abouti) de par ses capacités de mobilité, d'apprentissage (et non d'apprenti sage), à construire, à inventer ou copier des technologies, à être en mesure de modifier à son gré presque toute chose, peut-être un jour à s'extraire de son milieu terrestre pour aller vivre dans un milieu dénaturé (le complot pour l'avènement d'un homo-martien, c'est cela l'évolution souhaitée !). D'ailleurs, y a-t-il vraiment un sens à vouloir exploiter l'espace au-delà du raisonnable, qu'on en fera une décharge ingérable de pièces, morceaux de satellites et fusées, aussi sûrement que nos détritus dans les océans.

Il a aussi une conscience de lui, de nous, du monde, déniée à tout autre être vivant, chose à reconsidérer, car comment expliquer qu'organismes, plantes et animaux mettent en place des ruses gagnant-gagnant !

« Qui ne dit rien n'en pense-t-il pas moins ?».

 

Donc, l'homme a conscience de sa supériorité qu'il en finit par perdre son humilité, sa clairvoyance et toute prudence. Il terminera en la perdant de tout ce qu'il l'entoure et lui permet de vivre.

C'est bien sûr le scénario catastrophe que beaucoup pensent inéluctable, tant ils sont persuadés que rien ne changera, tant l'homo-proficabilis est indécrottable.

D'autres sont tellement optimistes qu'il savent que l'homme saura être collectivement et scientifiquement réactif à temps, pas pour tous malheureusement (l'hommelette).

 

On verra tout à la fois alternativement, car ici et là sur le globe, des situations et agissement différents créeront de bons et moins bons résultats, selon la force des événements, la réactivité et la détermination des habitants.

 

 

Et si un bon complot nous aidait à faire une transition vers un monde conscient de sa fragilité, de son interdépendance, qu'il permettrait de mettre de côté certains principes mortifères que nous avons mis en place.

Cette crise sanitaire, sociale et économique est-elle le bon complot, peut importe l'instigateur ? Voilà un virus qui fait des vagues, la deuxième arrive et pourquoi pas une troisième, jusqu'à ce qu'on soit à genoux. D'ailleurs, sur l'origine de ce virus, le célèbre professeur Luc MONTAGNIER affirme qu'un certains nombre de séquences du génome du SRAS Cov2 sont strictement identiques à celles qu'on trouve dans le virus du sida. En l’occurrence, pour lui, la manipulation serait avérée, ce qu'il lui reste à prouver.

D'autre part, les laboratoires font effectivement des tests de modification de virus pour en faire des inoffensifs et possiblement des combattants d'autres virus.

Maintenant, pour qu'un virus « s'échappe » d'un laboratoire ultra sécurisé où les mesures de précaution sont draconiennes, il faut un vilain concours de circonstances.

 

- oh, chéri, tu n'as pas enlevé ta blouse de travail, mets-la au linge sale.

  • oui chérie, je ne voulais pas être en retard à notre anniversaire de mariage !

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La Chine a été plusieurs fois le lieu de départ de virus. Est-ce un hasard ? N'est-ce pas le lieu idéal pour tester un nouveau « produit », vu le nombre et la densité élevée de la population.

C'est sûr, il s'agît d'un complot ... soit humain ... soit Naturel!

 

2020 serait elle l'année zéro d'une nouvelle ère ? Il est acquis que nous allons droit dans le mur. Comment ne pas penser que ceux qui ont réfléchi depuis 30, 40 ans ou plus, élaboré puis révisé des plans, au fil du temps pour les adapter à la modernité, ne soient pas prêt à passer à l'action ou qu'il y soient déjà.

 

 

Une alliance de plusieurs groupes et grands pays est nécessaire afin de parfaitement coordonner les mutations.

Il y a ceux sans qui rien ne peut vraiment bouger vu leur suprématie. Les choses changeront donc lorsqu'ils y verront leurs intérêts ou qu'ils aient des coalitions solides devant eux, ce qui n'est pas le cas.

 

Malgré tout, on voit parfois, contre toute logique, un « pot de terre remporter une victoire contre un pot de fer ». Il aura certainement été renforcé et soutenu dans l'ombre, par de bon complotistes. A moins qu'il ait trouvé et actionné la ligne d'une logique implacable, que rien n'arrête et qui conquiert toujours plus de militants.

 

On voit des pays dans lesquels le peuple, par des manifestations de grande ampleur, veut changer d'un seul coup toute la classe dirigeante. C'est une gageure, sinon un rêve, tant elle tient ferme les rênes.

Mettre des têtes nouvelles ne résoudra rien, au fond.

 

 

Ce qui se prépare est d'une autre envergure. La mobilisation massive « planétaire » viserait, un peu comme les « gilets jaunes » à contraindre les dirigeants à faire des gestes significatifs et calmants, mais, à terme, à modifier leurs politiques vers le sens commun. Il suffirait, pour cela que les messages soient suffisamment précis.

 

Dans certains pays, il faudra amener les nouvelles pratiques en douceur, … ou pas !Est-on prêt à être équipé d'un compteur carbone, mesurant en permanence notre empreinte donnant droit, ou pas, à des avantages, à être suivi de caméras en caméras à reconnaissance faciale, à se voir imposer un grand nombre de restrictions et directives contraignantes à en limiter nos libertés, au nom du collectif, à renoncer aux vraies informations et investigations, etc ... ?

 

Il faudrait être rigoureux, précautionneux, raisonnable, altruiste, œuvrer dans la transparence, etc … -« ouh, la la ! » Cela sera la ligne de conduite globale.

Mais ce qui se passera au-delà du plafond des nuages restera masqué à notre vue !

 

Nous accepterons, peut-être, sous le coup de grands chocs et demandes croissantes de protections corrélatives, si on nous assure la sécurité et un niveau de vie correct.

L'assistanat a de bons côtés et le refuser est comme se priver de dessert.

On s'y laisse aller avec plaisir dans un assoupissement bienheureux.

 

Au fil du temps, une grande puissance (ou civilisation) s'est enfoncée dans des complications, contradictions et travers et peine à trouver les ressorts pour se réformer en souplesse.

Pour rester pérenne, elle doit être capable de muter, de muer, de se remettre en cause et présenter un autre visage, d'autres conceptions de régner, une autre mentalité. L'histoire a montré que cela ne se fait pas sans mal.

 

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Pour réussir, plus d'élimination directe des avis divergents, pour peu qu'ils restent modérés.

Il faut utiliser un stratagème !

Mettre des « coups de pieds dans la fourmilière » avec une brutalité mesurée, manier le bluff en disant tout et son contraire pour masquer son jeu et laisser planer le doute sur ses véritables intentions, parfois même la contrition. Avoir une attitude extrême ouvre le questionnement, ce qui fait partie du parcours accéléré du changement de procédés.

 

Le risque est celui d'emmener beaucoup de personnes sur la voie du « n'importe quoi », de l'agissement instinctif et possiblement violent, et qu'ils pensent que la seule solution soit de repartir sur d'autres bases radicalement différentes sans se préoccuper des conséquences d'un changement de cap radical.

Lorsque tout à chacun, par sa réflexion, se sera persuadé que la loi du plus brutal, du plus vociférateur, du plus égocentré, de celui qui a toujours raison a ses limites, ayant mis tout cela en perspective, il sera prêt au changement qui aura été décidé et préparé pour lui. Il sera, alors, dans l'entonnoir du non choix.

 

La mise en état de « mort cérébrale » ou le désengagement de certaines grandes organisations mondiales (OTAN, OMC, OMS, COP …) est-il un signe qu'elles ne sont plus efficaces ? Sont-elles, comme en matière économique, sclérosées ?

 

M. TRUMP (traduction : atout, carte maîtresse) Donald (étym. : « peuple fort », cult. « canard grincheux ») est-il, à son insu ou de son plein gré, assis dans le bureau ovale, à dire ce qu'il dit et faire ce qu'il fait de cette manière, à laisser entrevoir le pire pour remplir cette mission de transition des mentalités, frapper les esprits, faire réfléchir et réagir ?

Est-il la marionnette dans un complot qui prépare le « monde d'après » ?

 

Faut-il être naïf pour croire qu'il n'ait été pas poussé là pour une raison précise ou qu'il ait été irrésistiblement le meilleur candidat.

Étrangement, il n'est d'ailleurs pas le seul clown à avoir émergé au pouvoir, ces temps-ci.

Coïncidences ou coordinations ?

 

 

Si ce n'est pas par une volonté calculée et maîtrisée, qui prépare une transition, nous sommes bien en décadence généralisée.

 

Mais alors, à quoi serviraient donc ces groupes d'influences, avec si peu d'influence ? !!

 

Soyons optimistes, on pense à nous.

 

 

Bon complot par Léon CAMEL (fin) 22/08/2020 5/5

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