La troisième vague arrive en Argentine

Depuis quelques jours, la troisième vague épidémique du Covid a commencé d'apparaître en Argentine.

Signe que l'heure est à nouveau grave, le président Fernandez reprend langue avec Rodriguez-Larreta, maire de Buenos Aires et l'un de ses principaux opposants. Le nombre de nouvelles contaminations détectées est remonté à un niveau équivalent à celui du premier pic épidémique d'octobre dernier, et supérieur au deuxième pic de janvier:

Source; La Nacion Source; La Nacion

La situation est comme à chaque fois particulièrement critique dans la capitale et le Grand Buenos Aires, que l'on appelle respectivement la CABA (Ciudad Autonoma de Buenos Aires) et l'AMBA (Area Metropolitana de Buenos Aires) qui regroupent une douzaine de millions d'habitants et concentrent 60% des nouveaux cas (9700 cas sur les 16 000 décomptés hier).

Comme en Europe, la pénurie de vaccins freine la campagne de vaccination (7,1% de la population a été vaccinée avec une première dose). Plusieurs de nos proches ont néanmoins pu être vaccinés tout récemment grâce aux livraisons de vaccins Spoutnik V (deux longs courriers d'Aerolineas Argentinas reconvertis en transporteurs de vaccins font la navette entre Buenos Aires et Moscou).
Théoriquement, la vaccination traite surtout les personnes les plus âgées (plus de 80 ans) et les autres personnes prioritaires pour cause de comorbidités. En fait, beaucoup de nos amis argentins sexagénaires ou septuagénaires souffrent à la fois d'obésité, d'hypertension et de diabète (le régime alimentaire argentin est particulièrement redoutable... malgré un début de prise de conscience) ce qui leur permet de bénéficier de la vaccination.
Comme chez nous, de nombreuses voix s'élèvent pour réclamer que les personnes les plus exposées (professions de santé, enseignants...) soient aussi vaccinées en priorité, indépendamment de leur âge.

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