The Eagle has (crash) landed: un pétrolier-shadok de moins

"L'aigle s'est posé" ("The eagle has landed") fut la sobre annonce de N. Armstrong le 21 juillet 1969 quand Apollo IX s'est posé sur la lune.

(C'est aussi le titre d'un film de guerre avec Michael Caine, mais ne laissons pas notre cinéphilie nous faire perdre le fil de ce billet...)

L'agence Bloomberg d'information financière nous annonce ce jour qu'un autre aigle vient tout juste d'empailler la planète:

http://www.bloomberg.com/news/articles/2015-03-05/oil-driller-missing-first-bond-payment-marks-junk-s-fast-decline

La société d'exploitation de gaz de schiste American Eagle Energy Corp. (AEEC) basée dans le Colorado (mais exploitant les schistes de Bakken dans le Dakota du Nord qui ne sont pourtant pas les moins rentables) avait fourgué aux gogos 175 MUSD de ces obligations spéculatives à haut rendement (11 % annuel, excusez du peu) qu'on appelle si élégamment des "junk bonds".

Seulement sept mois après, ladite société se déclare en faillite et vient de convoquer ses créanciers à une négociation de restructuration de dette (Kirchner et Varoufakis, sortez de ce corps !)

La beauté de la chose est que les gogos amateurs de junk bonds n'auront même pas eu le temps de toucher leur tout premier juteux coupon annuel (bien fait pour leur gueule de spéculateurs débiles).

L'autre élément amusant est que AEEC ne faisait même pas partie de la liste des compagnies pétrolières "à risque" établie pas plus tard que le mois dernier par les inénarrables "experts" de Goldman Sachs (ceux-là, il va falloir les rebaptiser Leadman Krachs ou Strawman Lax, au choix...)

"C'est tout pour aujourd'hui" comme on disait chez les Shadoks.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.