Emballements politico-médiatiques

En Argentine comme en France la Droite sécuritaire aime à s'emparer des faits-divers pour distiller un discours de haine et de répression.

L'autre semaine Castaner inventait une attaque contre un hôpital avant d'être démenti par la réalité des faits. Hier c'est son homologue argentine Bullrich (dont la trajectoire personnelle  d'ex-péroniste "révolutionnaire" reconvertie en brute néolibérale révèle la continuité d'une conception militarisée du combat politique) qui parla un peu trop vite de 'mafia' et de 'crime politique' après qu'un député eut été grièvement blessé et son acccompagnant tué par un homme tirant depuis une voiture. En fait, l'assassin a rapidement été identifié comme étant un cuisinier en état d'ébriété qui connaissait sa victime.

Point intéressant: comme dans l'affaire de la Pitié-Salpétrière ce sont les images de vidéosurveillance qui ont permis de réfuter très vite le bobard médiatique d'origine gouvernementale. Force est de constater que les gouvernements de la Droite néolibérale sont les principales sources d'infox médiatique.

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