Un peintre figuratif argentin au style néo-surréaliste

Une exposition ludique de Max Gomez-Canle (né en 1972) au Museo de Arte Moderno de Buenos Aires (MAMBA)

 

Cette exposition s'intitule « Le Salon des caprices » et il faut entendre ici « caprices » au sens ancien de fantaisie picturale ou musicale.

Gomez-Canle est un de ces peintres figuratifs contemporains qui s'amusent à citer des oeuvres classiques, comme cette reproduction minutieuse d'un détail de Brueghel (me semble-t-il):

 

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On y trouve aussi des fonds de décor champêtres idéalisés qui viennent tout droit de la peinture italienne de la Renaissance ou de la peinture classique française dans la façon d'Hubert Robert.

 

Des citations plus modernes apparaissent également, avec des arbres au feuillage stylisé du Douanier Rousseau, aux formes de nuages, aux éclairages crépusculaires et aux paysages envahis d'artefacts étranges à la manière de Magritte, de Tanguy et autres surréalistes:

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Un autre aspect très ludique de cette oeuvre est son goût du jeu avec les cadres, à coup de décadrages, de tableaux-gigognes ou de dispositifs tridimensionnels:

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