Macron en Don Quichotte européen du néo-libéralisme

La posture politicienne prise par Macron de se poser en chef de file des auto-proclamés "progressistes" contre tous les "nationalistes" relève de l'escroquerie intellectuelle, et sa stratégie pour les prochaines élections européennes est vouée à l'échec.

La posture politicienne prise par Macron de se poser en chef de file des auto-proclamés "progressistes" contre tous les "nationalistes" relève de l'escroquerie intellectuelle, et sa stratégie pour les prochaines élections européennes est vouée à l'échec.

L'approche clivante qu'il adopte pour défendre non pas l'Europe mais sa globalisation néo-libérale sous tutelle américaine a pour seul mérite de laisser espérer un éclatement du PPE, mais elle est d'avance vouée à l'échec, car elle sous-estime le rejet massif dont souffrent les institutions européennes et surtout la tentation électoraliste qui rapproche depuis plusieurs années une bonne partie des droites européennes des "nationalistes" que vilipende Macron.

Bref, notre petit Narcissix va se retrouver au printemps prochain bien seul en caleçon à fleurs sur la plage du Touquet où il risque de faire un peu frisquet...

En 2019, la véritable confrontation idéologique et politique devra avoir lieu entre les précarisateurs, les paupérisateurs et les fraudeurs fiscaux de l'européisme et de l'anti-européisme réunis, depuis Macron, Merkel, Juncker, Renzi  et autres "démo-chrétiens", "centristes" et "socio-libéraux" jusqu'à Salvini, Kaczynski, Le Pen et compagnie, d'une part, et, d'autre part, les défenseurs de tous les dominés contre la rapacité et la brutalité des dominants, de Corbyn à Mélenchon, Costa, Tsipras, voire Sanchez et quelques autres, s'ils sont capables de proposer une alternative authentiquement progressiste à l'actuelle majorité néo-libérale du Parlement Européen.

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