Cristinolâtrie

Après la publication de l'ouvrage de mémoires politiques de CFK, la cristinolâtrie bat son plein.

La catastrophique politique néo-libérale de Mauricio Macri permet aux péronistes de reprendre du poil de la bête.

Ce dimanche, le sortant Schiaretti a remporté les élections de gouverneur de Cordoba avec 54% des voix, loin devant ses opposants macristes et radicaux; de plus les radicaux ont perdu la mairie de Cordoba (qu'ils contrôlaient depuis 2003).

Schiaretti est l'héritier de De La Sota, caudillo péroniste anti-K qui permit à Macri de remporter 80% des voix dans sa province et grâce à ce score inattendu de remporter l'élection présidentielle de 2015.

Du coup, nombre de péronistes commencent à faire les yeux doux à Cristina qui est en tête dans tous les sondages et qui vient de publier un livre de mémoires politiques titré Sinceramente (déjà un grand succès éditorial, malgré le caractère fort sélectif de sa sincérité).

Des accès de cristinolâtrie comme on n'en avait pas vu depuis 2011 lors de la mort de Nestor Kirchner réapparaissent ici ou là, en particulier dans Pagina/12 (dont le principal actionnaire est maintenant V. Santamaria, le patron du puissant syndicat SUTERH des gardiens d'immeubles).

Le pompon de la cristinolâtrie renaissante a été remporté par Roberto Baradel, principal syndicaliste enseignant de la province de Buenos Aires, qui propose carrément que l'ouvrage de CFK soit étudié dans les écoles (voir ici).

Voilà qui nous ramène à la sinistre époque du premier péronisme et son culte de la personnalité développé autour du couple Juan Peron - Eva Duarte à travers Cajita de Musica (alors lecture obligatoire dans toutes les écoles de la République Argentine tout comme l'auto-hagiographie d'Eva Duarte de Peron, La Razon de mi vida):

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