Benoît Hamon: le dernier enfumeur à la mode

Beaucoup de bons apôtres du Médiaparti nous vantent la modernité et la fraîcheur de Benoît Hamon, qui n'est en réalité que l'ultime roue de secours du cambadélisme réel.

Beaucoup de bons apôtres du Médiaparti nous vantent la modernité et la fraîcheur de Benoît Hamon, qui n'est en réalité que l'ultime roue de secours du cambadélisme réel. Apparatchik issu d'une "deuxième gauche" qui n'est plus depuis bien longtemps qu'une troisième droite, plus proche de Schröder et Blair que de l'idéal autogestionnaire, Hamon est, tout comme Macron, un des enfumeurs sociaux-libéraux surgissant des décombres du hollandisme.

Pour ouvrir les yeux à ceux d'entre vous qui s'intéresserait à la politique de l'enseignement supérieur et de la recherche, voici ce que disait récemment à propos du programme de Hamon pour ce secteur le groupe Jean-Pierre Vernant (enseignants-chercheurs opposants à la politique universitaire de Sarkozy-Fillon-Pécresse poursuivie par Hollande et ses ministres successifs):

"Le programme de M.Hamon pour l’Université et la recherche tranche avec l’image qu’il a construite pendant la campagne à partir de quelques propositions très discutées comme le revenu universel d’existence ou le monopole d’Etat sur la commercialisation du cannabis. La secondarisation de la licence, le remplacement des enseignants-chercheurs par des PRAG, la poursuite de la baisse des exigences, l’invocation de gadgets pédagogiques, tous ces lieux communs du moment concourent à une accélération de la dégradation de l’Université. La poursuite de la politique de regroupements à marche forcée achève de faire de ce programme l’un des moins réfléchis et des plus décevants."

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