Cette très chère Cristina

Un juge compréhensif permet à la vice-présidente d'arrondir ses fins de mois.

Un juge compréhensif permet à la vice-présidente d'arrondir ses fins de mois: elle va pouvoir cumuler ses retraites de présidente et de veuve de président (dont une partie lui avait été retirée par le précédent gouvernement) avec son actuel traitement de vice-présidente.

Sa retraite de présidente est égale au salaire des juges de la Cour Suprême (entre 380 000 et 420 000 pesos mensuels selon le rang et l'ancienneté) et la reversion de pension de son Nestor de mari est fixée à 75% du même montant. Comme vice-présidente, elle gagne environ 320 000 pesos mensuels, plus les extras pour frais divers.Tout ceci est évidemment net d'impôt. De plus la vice-présidente a son domicile fiscal à Calafate en Patagonie, ce qui lui permet de majorer ces sommes de 40% pour être établie dans une "zone défavorable".

Soit un total qui devrait atteindre de 1,5 à 2 millions de pesos par mois (soit de 15 000 à 20 000 euros au cours officiel ce qui pourrait paraître presque raisonnable vu de France, si l'on oublie qu'en Argentine le salaire minimum interprofessionnel est fixé cette année à 270 euros/mois).

Ce n'est pas pourtant encore de quoi se payer autant de robes Dior qu'Eva Duarte de Peron, l'éternelle madone des sans-chemises.

Pour améliorer son ordinaire à la mode péroniste d'autrefois, Cristina pourrait lancer une fondation chargée de collecter des dons pour venir en aide aux victimes du nouveau tremblement de terre de San Juan, et ensuite puiser joyeusement dans la caisse comme au bon vieux temps d'Evita et de son frère Juan Duarte (mort assassiné-suicidé dans des circonstances jamais éclaircies).

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