Classement(s) des universités françaises

La frénésie du classement des universités conduit à publier un peu n'importe quoi. Un bon exemple de classement bidon est publié ce jour par le supplément étudiant du Figaro.

La frénésie du classement des universités conduit à publier un peu n'importe quoi. Un bon exemple de classement bidon est publié ce jour par le supplément étudiant du Figaro. Il s'agit d'un classement fondé sur le nombre de demandes déposées par les élèves de Terminale sur le système ParcourSup et qui ne dit rien ni des qualités académiques et pédagogiques ni de la variété disciplinaire des établissements en question.

Ce classement proposé par Le Figaro est de plus totalement dénué d'intérêt pratique: si le but est d'aider les jeunes gens concernés à évaluer leurs chances, toutes choses égales par ailleurs, de voir leur candidature retenue, c'est le ratio entre le nombre de demandes et le nombre de places offertes qui est seul pertinent.

Si l'on utilise ce ratio comme critère de classement, on constate que:

- ce sont toujours les grandes universités parisiennes qui occupent le haut du classement (13 sur les 15 premières).

- à l'inverse du classement de Shanghai, ce classement fondé sur les préférences ParcourSup favorise les universités littéraires et pluridisciplinaires par rapport aux universités scientifiques.

- les effets d'enclavement géographique et/ou de concurrence par le voisinage de grandes universités nuisent aux petites universités (La Réunion, Pau, Evry...): le bas du classement reflète assez bien les contours de la France dite "périphérique".

Le top 50 des universités d'après ParcourSup Le top 50 des universités d'après ParcourSup

 

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