Le coronavirus rôde à Palermo

En Argentine, Buenos Aires et ses banlieues, surtout dans les quartiers les plus populaires, sont les zones les plus touchées et le quartier résidentiel de Palermo n'est pas épargné

Pour la première fois depuis le début de l'épidémie, l'Argentine a franchi le seuil de 100 morts en une seule journée.
Trois de nos voisins octogénaires du quartier de Palermo ont été touchés, dont deux viennent de décéder, ce qui pour un petit immeuble d'une vingtaine d'appartements fait déjà beaucoup. Le couple décédé avait été victime d'une contamination nosocomiale lors d'examens de routine n'ayant rien à voir avec le Covid-19. L'autre personne atteinte, toujours hospitalisée à notre connaissance, a été contaminée par une visite de son infirmière à domicile, elle-même atteinte de la maladie sans le savoir.
Les années passées, j'avais fréquemment été surpris et choqué de constater qu'à Buenos Aires des personnels médicaux et para-médicaux circulaient en métro et en autobus ou sortaient dans les cafés et commerces avec leurs vêtements de travail sur eux, de quoi ramasser tout ce qui traîne comme microbes et le rapporter dans les hôpitaux et cliniques où ils travaillent.
Il reste à espérer que l'actuelle épidémie aura mis fin à ces comportements erratiques mais le chemin vers l'application stricte des précautions les plus élémentaires reste encore long... et pas seulement en Argentine.

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