Nissan prêt à la confrontation avec Emmanuel Macron

Depuis la montée en flèche des actions de l’état dans le capital de Renault, c’est le désamour total entre Nissan et le ministre Emanuel Macron. En effet, cette montée des actions de l’état fragilise la position de Nissan dans le groupe. Ce dernier n’a pas tardé à le faire savoir au ministre aidé en cela par son PDG qui veut fortifier l’alliance Nissan Renault.

 

Les Origines de cette confrontation

Les faits remontent en début d’année quand Emanuel Macron acheta des actions pour une valeur de 14 millions d'euros chez Renault dans le but d’actionner la loi Frolange afin de bénéficier de vote double lors des AG. En effet, tout se déroulait comme prévu pour le locataire de Bercy qui avait même remporté une AG dans ce sens. Mais voilà, les dirigeants de la marque japonaise ne l’entendent pas de cette oreille et ne comptent pas laisser la gestion de l’alliance se faire sans eux. Ainsi la manœuvre de Macron a eu le don de mettre en doute les dirigeants de Nissan qui estiment que l’état français est en train de fragiliser l’alliance. Ainsi, ils en ont même profité pour demander une fusion complète de Nissan et Renault, car depuis la reprise de Nissan par Renault qui l’a sauvé de la crise, les choses ont bien changé. La marque nipponne est bien placée sur le marché de l’automobile et si hier elle n’osait pas hausser le ton aujourd’hui il peut le faire motiver en cela par les manœuvres risquées de Macron.

Les Japonais en veulent plus, Emmanuel Macron reste ferme

Des suites de cette affaire, les dirigeants de Nissan ont tapé du poing sur la table,ce qui a fait reculer Emmanuel Macron qui promet de revendre 4,7% des actions acquises en avril. Il est allé même jusqu’à dire : «Je suis pour la préservation de l’Alliance Renault-Nissan dans ses équilibres tels que signés en 2002.». Mais pour les Japonais quelque chose s’est brisé, le pacte de confiance qui unissait ces deux marques a été violé c’est pourquoi Nissan exige une fusion complète pour assurer ses arrières et se préserver de manœuvres assassines comme ce fut le cas avec Macron. Mais l’état reste ferme et n’est pas prêt à céder face aux exigences de Nissan.

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