MIchel Hervé Bertaux-Navoiseau
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Billet de blog 19 août 2022

MIchel Hervé Bertaux-Navoiseau
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Circoncision, paranoïa et racisme systémiques, collectifs et réciproques

MIchel Hervé Bertaux-Navoiseau
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(English: Circumcision, systemic paranoia, and racism (Freud, in private, did not escape it))

"Je pense depuis longtemps que la circoncision est à la racine de cette obsession de trouver des ennemis sous chaque pierre." Gabriella Ortiz-Monasterio

Pour avoir revécu le traumatisme de sa circoncision lors de sa psychanalyse, Leboyer est l'une des rares personnes à avoir pris conscience de la paranoïa générée par le traumatisme la circoncision :

"Comment un être qui a été agressé de cette façon, alors qu'il était totalement sans défenses, pourrait-il se développer en une personne calme, aimante, confiante ? En effet, il ne sera jamais capable de faire confiance à personne dans la vie, il sera toujours sur la défensive, incapable de s'ouvrir aux autres et à la vie."1

Nous avons vu que Roudinesco a dénaturé la prise de position catégorique de Freud contre le racisme et le fanatisme sioniste2 que, de façon prophétique, il estimait responsable de la montée de l'islamisme. Mais sa lettre à Sabina Spielrein enceinte montre qu'il tient un double langage selon qu'il parle en privé ou en public et selon qu'il s'agit des chrétiens ou des musulmans (ses frères en circoncision) :

"… si votre enfant est un garçon… Il faut qu'il soit brun ou qu'en tout cas, il le devienne ; plus de tête blonde. Nous sommes et nous restons juifs. Les autres ne feront jamais que nous utiliser toujours sans jamais nous comprendre ni nous respecter."3

Et si c'est une fille ? ! Après la séduction abjecte de Spielrein par son analyste antisémite Jung et sa rupture avec lui, cette injonction ouvertement sexiste et raciste (le racisme de Freud se fonde sur la couleur des cheveux, pas sur le statut de circoncision) est bouillante de souffrance du racisme antiJuifs et d’aveuglement communautariste. Ce dernier éclate par une généralisation et une certitude lourdement paranoïaques, mégalomanes : "Les autres ne feront jamais que…". Elles risquent d'offenser des Justes. Nous devons ajouter que le choix des mots de Freud, toujours en privé, est parfois raciste ; il a une fois utilisé le terme "goyim", xénophobe, méprisant et insultant, pour désigner les étrangers à la judéité, et l'expression xénophobe "peuple élu" :

"… mon intention de fondre ensemble juifs et goyim au service de la psychanalyse… "4

"… ma seule joie est la prise de Jérusalem et l'expérience que tentent les Anglais avec le peuple élu."5

A l’inverse, cette déclaration à Spielrein doit être rapprochée de celle-ci, publique et de quelques années antérieure :

"... les petits garçons entendent dire que les Juifs ont quelque chose de coupé au pénis – un morceau du pénis, pensent-ils – et cela leur donne un droit de mépriser les Juifs."6

La contradiction est grande entre l'affirmation du caractère méprisable de la circoncision, dont Freud pense qu'elle est une coutume barbare héritée d’une castration primitivement pratiquée, et l'amertume de penser que les non-Juifs seraient incapables de comprendre et respecter les Juifs pour ne faire que les utiliser et les traiter comme des objets, soit précisément ce que fait la circoncision aux enfants. Cela ne laisse aucune place aux Justes qui comprennent et respectent les Juifs tout en les considérant comme malades de la folie collective qui torture et mutile les enfants.

Bonomi a rappelé que, comme les fils de Freud, le "petit Hans" n’a pas été circoncis7. Freud a pourtant conseillé à Max Graf, son père, de l'élever dans le judaïsme et, selon Gérard Haddad, Lacan pensait que cela incluait la circoncision, ce qui est inexact, impossible de la part de Freud. Spielrein, une des premières psychanalystes d'enfants, ne pouvait ignorer la condamnation de la circoncision par Freud8 et l’incitation de ce dernier au communautarisme n’inclut certainement pas la mutilation sexuelle masculine. Mais Freud fut incapable d’imiter les rabbins réformistes allemands du 19ème siècle pour fonder avec les psychanalystes un mouvement juif contre la circoncision. Nous devons penser que sa motivation est économique : ne pas se couper de la clientèle potentielle des névrosés juifs, comme, sauf rares exceptions (Bettelheim, Dolto, Miller, Reich, Spitz, Szazs, This), le font aujourd'hui l'ensemble des psychanalystes qui pratiquent l'omerta sur la circoncision.

Ce fantasme antichrétien pourrait indiquer une résurgence du traumatisme de la circoncision chez l’analyste qui a pourtant, comme l'avait fait Spinoza, attribué l’antijui-fisme à la circoncision :

"… les Juifs ayant vécu à part de toutes les nations de façon à s’attirer la haine universelle et cela non seulement par l’observation de rites extérieurs opposés à ceux des autres nations, mais par le signe de la circoncision…"9

La répression de la sexualité infantile – les mutilations sexuelles sont la pire de toutes – est la cause fondamentale de la paranoïa (cf. nos écrits "Pour l'autosexualité"10 et "Circoncision et paranoïa, le cas Olievenstein"11. Contrairement à ce que pense Freud, le refoulement de l’homophilie n’est qu’une conséquence de cette cause première. Une enquête sur une centaine d'étudiants d'extrême-droite12 a montré que la circoncision est une des raisons de leur haine des Juifs. Cette paranoïa n'est pas symétrique entre intacts et circoncis ; d'une part une partie de ces derniers souffre d’un stress post-traumatique qui la rend plus aigüe, d'autre part le caractère collectif, sexiste et religieux de la mutilation sexuelle masculine lui donne une justification culturelle qui la décuple par un narcissisme de groupe.

Le traumatisme a de graves conséquences sur le narcissisme ; c'est "un événement vécu qui, en l'espace de peu de temps, apporte à la vie psychique un tel surcroît d'excitation que sa suppression ou son assimilation par les voies normales devient une tâche impossible, ce qui a pour effet des troubles durables dans l'utilisation de l'énergie."13. Elément clé des mutilations sexuelles, le narcissisme social ou de groupe se substitue au narcissisme individuel et le décuple. Dans le narcissisme social, "… la cohésion du moi se trouve assurée par la soumission aux normes du groupe"14. Cette soumission ne diminue en rien l'effet du traumatisme. Aussi, un syndrome de Münchhausen par procuration transgénérationnel et collectif15 est la conséquence directe des mutilations sexuelles. Matteoli a mis en lumière le narcissisme collectif effarant dans lequel les victimes tirent honneur, gloire, pouvoir, supériorité communautaire et empathie du groupe de la mutilation qu’elles ont subie. On peut parler d’une perversion narcissique de masse dans laquelle le groupe social, sans la moindre culpabilité, perpètre les crimes monstrueux de la circoncision et de l’excision sur toute une classe d’âge sans défense. Il s’agit de compulsion d’emprise perverse des adultes sur la jeunesse. La paranoïa des peuples circoncis s'accompagne ainsi d'un double syndrome de folie collective (cf. notre écrit Les mutilations sexuelles (excision, circoncision), une dangereuse aliénation culturelle : un syndrome de Münchhausen par procuration et un syndrome de Stockholm aggravé.

Olievenstein écrivit à ce sujet :

"Dans toute société existent des bouffées délirantes collectives, ou des poussées aiguës de paranoïa, en fonction des circonstances, avec une part de vérité et une part de folie (qu'est ce qui est exact ou fantasmé dans le refus israélien de dialogue avec les Arabes ?)"

et, un peu plus loin :

"Moins les individus ont de possibilités de se différencier les uns par rapport aux autres, cependant qu'ils gardent (c'est fondamental) un sentiment d'appartenance, moins ils seront capables de réagir à l'installation d'une folie collective, surtout si celle-ci justifie en termes rationnels et surtout émotionnels un grand destin collectif."

La circoncision ne permet pas de se différencier, au contraire.

"… la société paranoïaque a l'impérieux besoin de se constituer des mécanismes autopunitifs."

La circoncision est le pire de ces mécanismes.

"Le délire est entretenu par la propagande incessante et par une série de rites initiatiques et de sas de progression dans l'échelle sociale. Que ce soit l'autodafé ou le tribunal d'Inquisition, le rite a un côté obscur, malsain, qui dévoile plus ou moins la part sexuelle à l'arrière-plan des mécanismes mis en marche… Cette érotisation des passa-ges à l'acte permet au chef et à ses fidèles de ne pas désarmer ni laisser se désarmer l'état passionnel des foules."16

Cette dernière condamnation vise presque explicitement la circoncision.

Les symptômes paranoïaques de certitude, mégalomanie, quérulence et déni sont systématiquement présents dans les communautés circonciseuses.

La certitude mégalomane, délirante, est fortement ancrée dans l’esprit par la croyance religieuse en la supériorité morale que procurerait la circoncision ; les rabbins y voient même de la sainteté. Au lieu de faire face à la tentation, cette hypocrite sainteté, imposée aux bébés par la torture du couteau, s’imagine moins tentée et discrimine les enfants, la communauté et le reste de l’humanité. Elle s’accommode souvent du mépris et, dans les pires des cas, de la répulsion envers les femmes, et même de la pédophilie, lorsqu’elle ne cède pas, en position de force, à une compulsion au viol exacerbée par un sentiment de vengeance inconscient contre la mère complice17, cf. la grande majorité de circoncis parmi les célébrités agresseurs de METOO : Strauss-Kahn, Weinstein, Epstein, Polansky, Hamilton, Ramadan, quantité de chrétiens américains, etc.... Elle éclate dans le tempérament envahisseur des peuples de circoncis, lequel s’appuie systématiquement sur un délire religieux : Palestine pour les sionistes, le monde entier pour les islamistes.

La quérulence s'exprime dans la revendication aussi délirante que collective d'un droit à circoncire les enfants. Elle dénie les droits de l'enfant à ne pas être torturé, à l'intégrité physique et à la liberté religieuse. Elle va systématiquement au tollé chaque fois que ce prétendu droit est contesté (pays d’Europe du Nord, l’Allemagne notamment). En a témoigné l’étrange erreur de deux célèbres psychanalystes lors du tollé contre la décision de 2012 du tribunal de Cologne qui a mis fin à la circoncision en Allemagne pendant six mois, jusqu’à la loi qui l’a finalement autorisée. En dépit de la position prise par le juge pour enfants Jean-Pierre Rosenczveig, Eliacheff et Winter s’y sont joints en prêtant à Lacan d’approuver la circoncision dans un passage ou il la dénigre au contraire avec une ironie teintée d'amertume18.

Le déni est évident dans la croyance largement répandue que la circoncision n’est pas une mutilation. Il est apparu lorsque, en face à face, j’ai affirmé aux psychanalystes Haddad et Roudinesco que la circoncision est une menace de castration ; leur réaction première fut le déni. Bien sûr, j’eus tort de parler de menace de castration puisqu’il s’agit d’éviration, ce qui est beaucoup plus grave puisque l’éviration implique la perte du plaisir. Ce déni est présent dans la croyance de Freud que la circoncision serait une survivance de la castration alors que ce n’était pas la castration mais l’éviration des eunuques qui fut pratiquée jusqu’au 19ème siècle. Inconsciemment et bien logiquement, Freud préfère la perte de la fonction de reproduction à celle du plaisir.

Le délire paranoïaque est le pire de ces symptômes. Le délire sioniste stigmatisé par Freud a pour conséquence le martyre des Palestiniens. On entend souvent le comble de quérulence délirante que l’extermination des Juifs par les nazis justifierait le sionisme (cf. Roudinesco).

Un élément majeur de cette paranoïa est la compulsion inconsciente de vengeance générée par la circoncision. Nous avons pu la repérer dans les deux cas princeps des chanteurs Leonard Cohen et Morice Benin19. Cette compulsion s’exerce systématiquement sur les ethnies voisines et explique la tendance au génocide (les premiers de l’histoire sont décrits dans le Livre de Josué). Il n’y a jamais de génocide entre peuples intacts ; tous sont commis en présence de la circoncision d’un côté ou de l’autre et parfois des deux côtés20. Incapables d’incriminer les auteurs de leur mutilation (syndrome de Stockholm), les sexuellement mutilés déplacent leur pulsion de vengeance sur autrui, les femmes tout particulièrement21.

"Le sentiment d’appartenance est une conviction intime qui va de soi. L’imposer à quelqu’un, c’est nier son aptitude à se définir librement." Fatou Diome

“We refuse to be what you wanted us to be, we are what we are.” Bob Marley

Il n'y a pas symétrie entre circoncis et intacts ; ces derniers ont légitimement en horreur le crime contre l'humanité de la circoncision et son eugénisme discriminatoire. La circoncision viole (au sens juridique selon les termes des articles 222-23 et 222-26 du code pénal français) l'intégrité physique des enfants.

Un important courant de la pensée juridique contemporaine a élaboré sur le droit de l'enfant à cette intégrité. L'article 3, 2, b de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne22 (7 décembre 2000) s'oppose formellement aux mutilations sexuel-les coutumières ; il interdit "les pratiques eugéniques, notamment celles qui ont pour but la sélection des personnes". Le 14 juin 2013 à la Sorbonne, ouvrant la réunion fondatrice d'"Excision, parlons-en", Madame Christine Lazerges, présidente de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH), a déclaré que les mutilations se-xuelles féminines et masculines sont discriminatoires. Le 1er octobre 2013, l'Assemblée parlementaire de la Communauté européenne prit une résolution condamnant la circoncision au même titre que l'excision. En 2021, pour la première fois dans l’histoire, une candidate à la présidence de la république a inscrit dans son programme, au chapitre "LUTTER CONTRE TOUTES LES FORMES DE DISCRIMINATION": "Les enfants continuent à être victimes de violences. En particulier concernant les mutilations génitales féminines, la circoncision des jeunes garçons pour des motifs religieux…". Quelques semaines plus tard, probablement victime d’intimidation de la part de religieux, Madame Rousseau a dans un premier temps retiré cette phrase de son chapitre, puis l’ensemble du chapitre après ma publication sur twitter de la lettre ouverte de Droit au corps23 l’interrogeant sur le motif de ce retrait. Madame Rousseau n’a pas répondu mais quelque temps après, elle a remis son chapitre en supprimant la référence à l'excision et la circoncision. On doit penser qu’elle a supprimé sa prise de position pour ne pas courir le risque de compromettre sa carrière politique en perdant les voix juives et musulmanes, voire en subissant des accusations de racisme. Nous sommes en présence d'un conflit ouvert entre culture (tradition, religion et folklore) et discrimination.

C’est surtout le caractère discriminateur de la circoncision qui est condamnable. Maïmonide le dénonça rigoureusement dès le douzième siècle. Il commence habilement par endormir les fanatiques dont il flatte le narcissisme en associant la circoncision à la notion d’unité de Dieu. Ce rapprochement paradoxal masque la stigmatisation de la circoncision d’une part comme discriminant la communauté et le reste de l’humanité :

“La circoncision a, selon moi, un autre motif très important : elle fait que ceux qui professent cette idée de l'unité de Dieu se distinguent par un même signe corporel qui leur est imprimé à tous, de sorte que celui qui n'en fait pas partie ne peut pas, étant étranger, prétendre leur appartenir.”

d’autre part comme pire que le racisme ordinaire puisque accompagnée d’une prétention de supériorité morale :

“Ce commandement n'a pas été institué pour corriger une déficience congénitale, mais une déficience morale.”24

Freud ne publia sa pensée la plus élaborée sur la circoncision qu’un an avant sa mort et par allusion. Sans employer le terme paranoïa, elle s'en approche et témoigne d'une prise de conscience qu'il n'avait pas en 1913 :

"Les résultats de la menace de castration sont multiples et incalculables ; ils affectent toutes les relations d'un garçon avec ses pères et mères et par la suite avec les hommes et les femmes en général."25

L’allusion à la circoncision figure dans la note de bas de page qui suggère discrètement, de façon biaisée par la fausse théorie de la soumission au père, que la circoncision est une de ces déstructurantes menaces :

"(1) …La coutume primitive de la circoncision, un autre substitut de la castration, ne peut être comprise que comme l'expression d'une soumission à la volonté paternelle… "

En réalité, il n'y a pas soumission au père mais soumission de celui-ci à la société, notamment aux grands-parents (crainte d'être déshérité), aux religieux et à la tradition puritaine qui fait peser sur l'autosexualité la réprobation d'une moralité contre nature.

Cette pensée décrit la paranoïa aigüe provoquée par la mutilation sexuelle. Elle omet que la répression de l’autosexualité (dont la circoncision est une forme extrême) et toute sorte de traumatisme peuvent avoir la même conséquence. Elle rejoint celle de Leboyer pour s'appliquer à Freud lui-même. Il avait une personnalité paranoïaque ; sa grossière projection de circoncis insérant une menace d’éviration dans le complexe d’Œdipe26) en témoigne. Elle doit d’ailleurs être rapprochée de cette affirmation qui situe clairement la circoncision comme une folie collective :

"… parmi les coutumes par lesquelles les Juifs s'isolèrent, celle de la circoncision a produit une impression déplaisante, inquiétante (unheimlich), qui s'explique sans doute parce qu'elle rappelle la castration redoutée... "d'après 27

Dans la psychose, affirmait Lacan, l'inconscient est à ciel ouvert. Or justement, l'inconscient ignore la contradiction et ne recule pas à affirmer une chose et son contraire. C'est ainsi avec une grande naïveté que Freud affirmera en 1935 :

"Tant que les juifs ne seront pas admis dans les cercles chrétiens,…"28

Etrange ambition de la part d'un athée.

L'inventeur de la sexualité infantile a bien évidemment souffert de la répression sauvage qu'il en a subi lors de sa circoncision. Le traumatisme généré par cette répression n'est pas seulement resté gravé à jamais sur son corps. Il s’inscrivit aussi dans son inconscient, de façon amnésiée, mais plusieurs de ses rêves-cauchemars en témoignent29. Cette répression est une cause profonde de paranoïa individuelle, puissamment amplifiée par une paranoïa collective lorsque la mutilation sexuelle frappe l'ensemble du groupe social. Freud a condamné le sionisme comme raciste. Il ne fut donc pas raciste vis-à-vis des arabes mais sa paranoïa accuse l'ensemble des chrétiens des persécutions contre les Juifs.

La circoncision crée un abîme de paranoïa réciproque et collective entre circoncis et intacts. Cet abîme est d'autant plus profond qu'il est fondé sur une croyance aveugle, infantile, en une équivalence entre sagesse et autorité parentale. Confiants et aimants, les enfants pardonnent vite à leurs parents (syndrome de Stockholm). Il reste que la paranoïa générée par la circoncision n’affecte pas seulement les intégristes et les terroristes mais aussi bien des intellectuels et psychanalystes.

1 Leboyer F. Ma traduction de la lettre de Frédérick Leboyer à Rosemary Romberg-Weiner.

2 Bertaux-Navoiseau M. Victime communautariste de la circoncision, Roudinesco trahit la pensée de Freud ; il s’est toujours désolidarisé du sionisme en Palestine.

3 Freud S. Lettre d'août 1913 à Sabina Spielrein

4 Freud S. Lettre de 1912 à Ferenczi.

5Freud S. 10.12.1917 letter to Abraham. Freud Sigmund – Abraham Karl correspondance 1907-1926, Paris : Gallimard ; 1969, p. 268.

6 Le petit Hans. 1909. Paris : PUF ; 1993. O.C., X, p. 31, n. 1.

7 Bonomi C. Introduction to The cut and the building of psychoanalysis, Volume 1. Routledge; 2015. p. 5.

8Bertaux-Navoiseau M. Freud et la circoncision, chronique d'un traumatisme inconscient.

9 Spinoza B. Traité théologico-politique. 1670. Paris : Garnier-Flammarion ; 1965. p. 81-82.

10 Bertaux-Navoiseau M. (95) (DOC) Pour l'autosexualité (mis à jour 14.11.2018) | Michel Hervé Bertaux-Navoiseau - Academia.edu

11 Bertaux-Navoiseau M. Circoncision et paranoïa, le cas Olievenstein

12 Frenkel-Brunswik E., Nevitt R. Anti-Semitism: A Social Disease, 1946.

13 Freud S. Introduction à la psychanalyse. Paris : Payot ; 1990. P. 256.

14 Denis P. Le narcissisme. Paris : PUF, Que sais-je ? 2012.

15 Matteoli R. Blood Ritual, the Münchhausen complex. Nunzio press; 2008.

https://www.academia.edu/7147045/The_Munchausen_Complex_Socialization_of_Violence_and_Abuse

16 Olievenstein C. L'homme parano. Odile Jacob. 1992. p. 104 s.

17 Bertaux-Navoiseau M. Crimes d'honneur, lapidation, mariage forcé, viol, polygamie, excision, "dry sex", obésité forcée, voile et circoncision, causalité et corrélation

18 Bertaux-Navoiseau M. (PDF) Victimes du communautarisme circonciseur, deux fameux psychanalystes : Éliacheff et Winter, trahissent Freud et dénaturent Lacan (researchgate.net).

19 Bertaux-Navoiseau M. (DOC) Circoncision et amnésie traumatique, Leonard Cohen "se venge" de son père, Morice Benin de sa mère, Jean-Jacques Goldman s'en sort mieux (mis à jour 18.12.2021) | Michel Hervé Bertaux-Navoiseau - Academia.edu

20Bertaux-Navoiseau M. Génocide et circoncision, causalité et corrélation quasi absolue

21Bertaux-Navoiseau M. Crimes d'honneur, lapidation, mariage forcé, viol, polygamie, excision, "dry sex", obésité forcée, voile et circoncision, causalité et corrélation

22 https://fra.europa.eu/fr/eu-charter/article/3-droit-lintegrite-de-la-personne

23 Volte-face sur la circoncision : lettre ouverte à Sandrine Rousseau (droitaucorps.com)

24 Maïmonide. Le guide des perplexes. 1190. Paris : Verdier. III, ch. 49.

25 Abrégé de psychanalyse. 1938. Paris : PUF ; 1978. p. 60-62.

26 Bertaux-Navoiseau M. "Oedipe sans complexe"... de castration ! (aussi aveugle qu'Oedipe, Freud dénature le mythe de Sophocle)

27 Un souvenir d'enfance de Léonard de Vinci. 1910. Paris : PUF ; 1993. O.C., X, p. 121, n. 2.

28 Freud S. lettre de 1935 à Joseph Wortis.

29 Bertaux-Navoiseau M. Cinq rêves de Freud témoignent de son traumatisme de circoncis

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