Les tares du système.5. Intersectionnalité des crises

Crise écologique et sanitaire. Et crise économique. Et sociale et politique. Et crise financière. Et crise idéologique Bref : crise systémique.

Pour faciliter la discussion et et l'examen de nouveaux aspects, par les commentaires, j'ai annexé ce 5ème billet au billet général "Les tares du système révélées par Covid-19" publié le 25 mars.  Par le moyen des commentaires chacun est invité à contribuer à cette somme.

Intersectionnalité des crises

Crise écologique et crise sanitaire : la carte des espèces dont l'habitat est détruit recouvre celle des départs d'épidémies. Les pollutions qui s'additionnent affaiblissent l'immunité corporelle.

Et crise économique : la diffusion des virus suit la circulation planétaire des fabrications et des marchandises centuplée. La panne de "l'atelier du monde" puis le confinement généralisé paralysent tout. Tentatives très limitées pour maintenir certaines activités (dont bâtiment  (?)  au péril de ceux qui y travaillent qu'il est impossible de protéger sur les chantiers).

Et crises sociales : les pays dont l'infrastructure étatique a été affaiblie par les financiers (réformes dites structurelles qui ont pillé ces Etats ont plongé ces pays dans la misère, le chaos politique et le banditisme). Dans les pays riches, la tromperie néolibérale est disloquée. Ne se laissent berner que ceux qui ont foncièrement besoin de croire et obéir.

Sous état d'urgence sanitaire, creusement des différenciations sociales, notamment la racialisation et l'abandon de ceux qui considérés de trop.

La structuration néolibérale de l'économie différencie lourdement les têtes de file et leurs sous-traitants, PME, artisans dépendants, faux autoentrepreneurs, cultivateurs dépendants, franchisés. Prolétarisation des dominés. Au maximum, le travail reporté sur le domicile tous ISOLE !      Poursuites pénales contre les cultivateurs qui veulent se tenir hors emprise de la chimie.

Crise du système pénal : Les détenus approchant de la fin de peine sont libérés en raison de le surpopulation des cellules et de la contagion partagée avec les gardiens... Evidemment libérés précipitamment sans préparation, donc sans travail ni ressources... Preuve de l'absurdité de la politique droitière, répressive par incarcération.  Au lieu d'un travail de réinsertion.

Crise politique : Le personnel politique ne se maintient que grace à un carcan policier, doublé d'un discours cultivant des croyances magiques exemple "la Modernité" qui serait automatiquement un progrès. Sous couvert de mobilisation sanitaire les forces armées s'agitent.

Et crise financière : l'arrêt de l'économie provoque une crise de confiance et fait imploser la méga bulle monétaire.. Le système bancaire est mis sous perfusion, à nos frais.Et crise idéologique : Négation de l'humain et des équilibres de la nature.(l'humain et la nature sont conceptuellement séparés pour leur perte) Massacres de populations, et tromperies énormes. Humiliations et abus de toutes sortes, Management pervers qui nous amène à nous autodétruire. Triomphe de la volonté de dominer et asservir. Idéologie des cartels mafieux.

Crise des dominants qui s'entre-déchirent : puissances en déclin et rivales entre elles, puissances montantes rivales entre elles. Chacun invente de nouvelles armes de destruction. Les tensions internationales sont extrêmes autour de la destruction de peuples utilisée pour des ambitions de sectes. Tendance à conquérir la position de monopole. Le système mondialisé tend vers le système des cartels mafieux.

Dans chacune de ces crises partielles on observe l'invisibilité des personnes issues des colonies, quand il est question des hospitalisés. Les femmes racisées n'apparaissent que aide soignantes en Ehpad, ou affectées au ménage à l'hôpital. L'Outremer est abandonné une fois les Blancs évacués par pont aérien ou traités par la Marine à bord.

Et crise genrée;  Regardez les émissions d'aide au confinement : il repose entièrement sur les femmes. 

 Crise virale révélatrice du grand banditisme et des mafias.  https://www.mediapart.fr/journal/international/120420/le-covid-19-une-opportunite-pour-les-mafias

Sur fond de crise en incompétence et corruption   La gouvernance néolibérale en question

La gouvernance proclame l'initiative et la responsabilité des individus tous mobilisés sur des objectifs imposés. Tous les aspects de la société sont subordonnés à un unique objectif : l'efficience = partout, accroître la rentabilité et le profit privé.

Le story telling  (=boniments des gouvernants) a une fonction essentielle mobiliser sur des mythes dont le mythe technologique qui promet le bonheur. Le chant des sirènes.

La mystification individualiste (dépassement de soi au travail) a la fonction des œillères qu'on met aux animaux de trait : regardez où on vous fait mettre les sabots, ne cherchez pas où va le chemin où on vous mène. N'écoutez que notre story telling.

La gestion sanitaire du pays depuis 2007 l'illustre parfaitement.

Elle est appliquée en tous domaines.

 

Les peuples veulent se défaire ET du pouvoir local oppresseur,  ET du système mondialisé destructeur, prêts à tout pour se remettre en selle.

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