On a tout à gagner à suivre et regarder Le Média

L’activité journalistique et éditoriale du Média est trop négligée par nombre d’auditeurs et spectateurs potentiels. Ce billet se veut une contribution, modeste, à la sortie du Média du ghetto intellectuel.

On a tout à gagner à suivre et regarder Le Média

         Depuis la crise que Le Média a connue l’été dernier, un grand silence a succédé, à son sujet, au déchainement médiatique. Peut-être n’y a-t-il plus rien à critiquer ? Peut-être s’agit-il simplement d’éviter de réveiller la curiosité des lecteurs.

         Certes, on peut arguer de ce que Le Média se porte certainement mieux en restant ignoré des médias dominants et en creusant tranquillement son sillon dans le monde des réseaux sociaux, du côté des citoyens curieux, des militants de tous genres et maintenant du côté des ronds-points.

          Le Média a son site, sa page Facebook, sa chaine You Tube (120 000 abonnés), il diffuse ses émissions, ses interviews, ses reportages et ses enquêtes, voire ses scoops. Ils sont partagés, relayés, diffusés et c’est bien ce qui compte.

            Pourtant, la richesse de l’activité journalistique et éditoriale du Média est trop largement négligée par un grand nombre d’auditeurs et spectateurs potentiels. Il ne faut pas compter sur le système médiatique pour attirer l’attention sur celle-ci. Même à Médiapart, on ne semble pas beaucoup s’intéresser - entre confrères différents, indépendants et exigeants - à ce que Le Média produit.

            Ce billet se veut une contribution, modeste, à la sortie du Média du ghetto intellectuel.

            Dernièrement, Aude Lancelin qui en assure désormais la direction éditoriale, a publié un éditorial-vidéo à propos d’Éric Drouet et de Maxime Nicolle, dans lequel elle décrypte et dénonce les méthodes et les postures de la « Fondation Jean-Jaurès », succursale de ce qui reste du PS, bien connue en général dans les sphères intellectuelles. Cet éditorial-vidéo a connu un beau destin sur les réseaux sociaux.

            De même le passionnant entretien qu’Aude Lancelin a mené avec Monique Pinçon-Charlot à propos du dernier livre qu’elle a publié avec Michel Pinçon, sur Macron, « le président des ultra-riches ». Depuis l’analyse détaillée de la révolution fiscale en faveur de l’oligarchie réalisée par Macron jusqu’aux dessous de la manière dont le système médiatique a assuré la mise en orbite du petit marquis jusqu’à ceux qui concernent le financement de sa campagne électorale, cet entretien aborde bien des aspects de la présidence jupitérienne et peut être un complément utile au plaisant article qu’Antoine Perraud a consacré sur Médiapart à l’opuscule de Patrick Rambaud intitulé Emmanuel le magnifique.


           À consulter la série des entretiens réalisés par Aude Lancelin sur Le Média on peut prendre, en partie, la mesure de ce qu’on peut gagner à suivre les publications.

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          On pourrait encore citer l’entretien exclusif avec un policier responsable du syndicat Vigie police (ex-CGT) désormais menacé de sanctions par sa hiérarchie.

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           D'autres rubriques, d'autres programmes, d'autres journalistes du Média, d'autres auteurs pourraient être cités. Il ne s'agit pas d'être exhaustif, plutôt d'essayer de donner envie.....

         Bref, Le Média vit, travaille, prend sa place dans la bataille pour l’information libre, indépendante, sans tutelle et sans tabous.

           On est loin de la caricature largement diffusée - voire largement intégrée parmi les citoyens exigeants en matière de sources d’information - d’un Média mélenchonisé qui n’aurait pour vocation que de diffuser la bonne parole insoumise.

            Le silence qui entoure Le Média doit être brisé.

Son « Autre 20 heures » diffuse, tous les soirs, à 20 heures, une autre information et une autre « vision du monde ». Si vous avez des doutes, regardez….

 

 PS : ce billet a, dans un premier temps, été posté avec des commentaires ouverts. Aussitôt, un intervenant bien connu des lecteurs de Médiapart pour ses délires monomaniaques a posté un interminable "commentaire" sans rapport avec le sujet abordé. J'ai dû supprimer mon billet avant de le remettre ensuite en ligne en fermant les commentaires. J'en suis désolé pour l'immense majorité des lecteurs et abonnés avec lesquels je souhaiterais qu'un dialogue apaisé et pluraliste, constructif donc, soit possible.

 

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