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Billet de blog 26 sept. 2022

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Justice où anarchie

Comment un homme violent et qui a fait l’objet d’un signalement récupère la garde de son fils : Les noms ont été modifiés pour préserver l’anonymat.

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Comment un homme violent et qui a fait l’objet d’un signalement récupère la garde de son fils :

Les noms ont été modifiés pour préserver l’anonymat.

1°/La rupture :

 Juin 2018, suite à une scène de violence plus intense qu’à l’accoutumé Elisabeth se réfugie chez ses parents. Tout au long de l’été elle demande à son mari s’il compte lui laisser le logement pour savoir si elle doit inscrire son fils âgé de deux ans et demi à l’école à côté de chez ses parents ou à l’école à côté du domicile conjugal. Finalement ce n’est qu’en octobre qu’il lui restituera le logement.

Puis le divorce, d’abord une ordonnance de non conciliation (ONC) qui fixe la résidence de l’enfant chez la Maman avec un droit de visite et d’hébergement (DVH) un week-end sur deux et la moitié des vacances chez le père.

2)/Le signalement :

Décembre 2019, alors que le petit revient du DVH de chez son père il se plaint au niveau de la sphère anale de douleurs (intenses vu les cris de douleurs) et dit à sa Maman que papa lui a mis un gros suppositoire, qui lui en a montré un petit mais que c’est un gros qui lui a mis.

Elisabeth demande par SMS au père (Jean) quel suppositoire il lui a mis et pour quelle raison et d’autre questions sans importances.

Jean répond à toutes les questions mais n’aborde pas le sujet du suppositoire.

Le lendemain Elisabeth constatant que le petit a toujours mal lui repose la question ainsi que le surlendemain. Enfin, il daigne répondre « non pas de suppositoire, qu’est-ce que tu cherches encore ».

Donc Elizabeth prend RDV chez le médecin traitant pour comprendre les douleurs de son fils. Ce dernier l’oriente vers les urgences pédiatriques de l’hôpital qui n’observent rien de particulier, mais nous sommes à 72 heures des premières plaintes du petit, il sera donc vu par un pédopsychiatre de ce même hôpital qui fera un signalement à l’encontre du père sur seulement les dire du petit.

3°/Les auditions :

Douze jours après le signalement Elizabeth et son fils sont convoqués au commissariat de police pour être entendu.

D’abord le petit, seul, la fonctionnaire de police a refusée qu’Elisabeth assiste son fils. Il maintiendra que son père lui a mis un suppositoire car il avait chaud.

Puis Elisabeth, qui demande à ce qu’un de ses parents vienne prendre le petit, il n’a que quatre ans, là aussi on lui refuse et le petit se retrouve seul face à une fonctionnaire de police en uniforme sans savoir où est sa Maman. Quand Elizabeth le récupère il aura uriné dans son pantalon.

Le lendemain, c’est au tour du père d’être auditionné, lui n’a pas le souci de son fils dans une pièce à côté.  A cette audition le père maintien qu’il n’y a pas eu de suppositoire, bon la question lui n’a été posée qu’une fois. Fin de l’audition en fin de matinée, en début d’après-midi la fonctionnaire de police appelle la mère pour lui signifier un classement sans suite sans donner de motifs.

Bon a décharge pour les fonctionnaires de police, ce qui a dû les aider pour cerner le personnage, c’est que Jean est connu au commissariat, son frère y est fonctionnaire de police, anciennement des services de protection des personnalités (dont Nicolas Sarkosy lors de sa Présidence), donc un bon fonctionnaire et Jean a même fait du commerce avec certains fonctionnaires par l’intermédiaire d’un brigadier-chef.

Toutefois, la fonctionnaire de police en charge du dossier dit à Elisabeth qu’elle ne la laisse pas seule dans la nature et a demandé une enquête sociale.

Prochain épisode : la Juge des Enfants…

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