Annulation de l'irresponsabilité définie par l'article 122-1 du Code Pénal

Irresponsabilité pénale, le projet de l’exécutif pénalise « l’intoxication volontaire » est une inhumanité.

Quelqu'atroce et insupportable soit un crime, je trouve toutes ces "magouilles" juridiques très dangereuses.

Quasi... délirantes car dictées par des pulsions populaires faisant pression sur la compromission politique.

Article 122-1 du Code pénal :

« N’est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes. »

Cette Loi parle d'un ÉTAT à un instant fixé pour un acte à un instant fixé.

On prétendrait examiner la cause antérieure de cet état pour décréter que cet état ultérieur n'est plus responsable des actes commis?

Il n'y aurait plus cet état énoncé par l'article 122 parce que quelque chose l'aurait précédé? GROTESQUE.

En somme, on annule l'existence l'article 122-1 du Code pénal, tout simplement! 

Pour ne rien arranger:

   1.    La notion de "vouloir se donner du courage en s'intoxicant" est absurde: c'est en soi un procès d'intention, c'est à dire un non-fait, irrecevable. 

   2.    La notion de "vouloir se donner du courage en s'intoxicant" et pour commettre un crime, donc AVANT le crime: fait exactement prétendre à une préméditation.

   3.    Tout malade mental (patent et diagnostiqué comme tel) et intoxiqué (très fréquent chez eux) deviendrait responsable parce qu'existe par exemple une alcoolémie? À quelle dose est-elle considérée la cause de l'état de ce délire: AUCUN taux sanguin ne peut être défini. Idem pour tous les stupéfiants.

Dans  le cas  de ce drame, il  s'agit  d'un toxicomane chronique, continu:  et  tout  à coup,  

   4.    CE  joint relèverait  d'une intentionnalité "de  se  donner  du  courage"?

Toujours  dans  le cas  de ce drame:  on nous  dit que c'est  la première fois  qu'il  s'est  trouvé délirant  sous  canabis:

    5. OR l'état  délirant  n'est  pas  un  état  de "courage".

    6. OR il ne pouvait  pas  "préméditer" qu'il  allait  délirer  et  ou  afin  de tuer.

    7.    OR le THC  du  canabis  est  en effet  capable  de donner  un  état délirant:  imprévisible ni  chez  qui,  ni  quand,  ni  à  quelle dose, ni si ça  arrivera  jamais  (cf.  les  MILLIONS  de fumeurs,  ultra  majoritaires qui  fument  SANS  JAMAIS  délirer).  La  causalité  est  bancale.

Il est  IMPOSSIBLE  de dire  si  cet  état  délirant

    8.    est  dû  au canabis,

    9.    si le délire n'existait  pas  auparavant voire de longue date, au moins infraclinique (schizophrénie a minima non diagnostiquée, entre autres.)

    10.    si  une autre cause somatique n'était  pas responsable:  dont PAR  EXEMPLE une hyperthyroidie capable de  donner  un  délire avec  agitation  et confusion,  ou d'autres pathologies.  La  causalité  est  à  nouveau bancale.

Cela étant: ces points 1. à 10. restent à considérer, 

   1.     à  moins d'annuler (mon opinion) la  définition  d'un ÉTAT (instantané et  non multiple ni  ayant duré)

    2.    et d'annuler également, de manière inhumaine, l'article 122.1  qui  est  précis, univoque, non relativisable et  non argumentable.

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