Spartacus : héros de péplum ou « le premier insoumis » ? ...

Dernièrement le film Spartacus est repassé à la télé. « Un péplum ? », « NON ! » beaucoup plus qu'un « péplum » : un hymne à l'honneur et à l'amour ! L'honneur du combat pour la dignité et l'amour de la vie et des êtres humains contre l'esclavage et la puissance des dominants.

Dernièrement le film Spartacus est repassé à la télé. « Un péplum ? », « NON ! » beaucoup plus qu'un « péplum » : un hymne à l'honneur et à l'amour ! L'honneur du combat pour la dignité et l'amour de la vie et des êtres humains contre l'esclavage et la puissance des dominants.

Spartacus symbolise l'insoumission intemporelle des petits envers les grands : Ici ceux qui subissent le plus durement l'oppression et l'inhumanité des nobles romains, dans le « cadre de la lutte des classes » : « le peuple ».

La scène dans laquelle Crassus, (futur dictateur de Rome) arrive chez le maître des gladiateurs et achète un combat à mort est révélateur de la toute puissance de celui qui décide de la vie et de la mort des autres et de l'impuissance de ceux qui subissent cette loi.

Au moment décisif, c'est d'un geste « désinvolte et blasé», que la femme qui accompagne Crassus baisse le pouce pour que le gagnant exécute le perdant, montrant le peu d'intérêt qu'elle accorde à la vie de cet « objet » que représente un esclave.

Sommes-nous si loin d'une oligarchie de quelques personnes qui décident de notre vie et de notre santé en nous donnant en pâture aux industriels : produits phytosanitaires (doux euphémisme pour ces poisons), pollutions diverses par l'usage de produits qui viennent de l'autre bout du monde en polluant notre air et nos océans, utilisation de technologies nuisibles (CPL, 5G, nanoparticules, etc...), et inutiles, sauf pour les bénéfices qu'en retirent les trusts agro-alimentaires et industriels...

...Alors que notre santé se dégrade régulièrement grâce à l'accumulation de ces « couches destructrices », d'autres « petites mains »travaillent dans des conditions désespérante de vie dont les « revenus » ne leur permettent pas une vie digne. « Encore heureux qu'ils aient du travail !» leur dit-on.

Comment ne pas voir que le mépris de la « classe dominante » pour les petites gens est de toutes les époques, variant seulement par les aspects culturels selon les pays.

N'oublions pas que les enfants, dès 4 ans, (http://www.rhsansfrontieres.org/fr/domaines-d-intervention/lutte-contre-le-travail-des-enfants/19-domaines-d-intervention/lutte-contre-le-travail-des-enfants/302-histoire-du-travail-des-enfants-en-france ), travaillaient, quasi gratuitement, pour permettre à leur famille de survivre (très souvent dans des conditions inhumaines)... Même au début du XXème siècle, en Europe, les mines engageaient les adolescents, (dès 14 ans) pour travailler sous terre. (voir le roman de Ken Folett « la chute des géants » de la trilogie « le siècle »)

D'ailleurs dans de nombreux pays du monde, les enfants sont encore exploités honteusement, pour désassembler NOS produits industriels afin de récupérer les matériaux précieux.

Actuellement, les mots du président révèlent clairement le mépris des gouvernants (les « premiers de cordée ») à l'égard de « ceux qui ne sont rien » ou ne sont que « d'irresponsables gaulois réfractaires ».

Regardons également comment on traite (comme de la « matière inerte ») les manifestants ces dernières années : plusieurs morts et de nombreux éborgnés ou amputés (d'une main ou d'une mâchoire). Sauvagerie dont la réalité niée (ou escamotée) par les médias dominants et le pouvoir, ne laisse aucun doute sur le peu d'humanité et d'empathie des dominants à l'égard du peuple.

«On» occulte totalement ces victimes. Peut-être a-t-on peur qu'elles rappellent l'horreur et le traumatisme des « gueules cassées » de la guerre 14-18 ?

Cette atteinte aux corps des manifestants relève d'une vraie guerre menée par l'état contre son peuple, rien à voir avec la pseudo-guerre contre le coronavirus invoquée par Macron.

Ce n'est pas par hasard que les révoltés de 1918-1919 en Allemagne se sont appelés « les spartakistes », eux aussi massacrés par le pouvoir de l'époque. (la république socialiste de Weimar).

Dans le film « Spartacus », le gladiateur « mirmillon » refuse de mettre Spartacus à mort et préfère attaquer Crassus, signant ainsi sa propre mort.

Son corps suspendu dans la salle principale pour terroriser les gladiateurs, provoque le résultat contraire : La révolte des gladiateurs et de tous les esclaves d'Italie.

Antoninus, avant d'arriver à Rome pour y être crucifié, demande à Spartacus: « aurions-nous pu les vaincre ? » tellement il semble évident que le combat ne pouvait pas se terminer autrement.

La réponse ne semble pas essentielle, mais l'intérêt de cette révolte ne réside peut-être pas dans la fin dramatique, mais dans le courage de se battre pour une juste cause et de retrouver notre dignité.(et peut-être un espoir pour nos enfants?)

D'ailleurs dans le duel imposé par Crassus à Spartacus contre Antoninus, Spartacus tue son ami par amour, pour lui éviter la crucifixion, se réservant l'agonie terrible.

Un peu comme l'histoire du Christ : on connait la fin, mais peut-être la puissance de l'aventure apporte-t-elle une réponse à la quête humaine ?...

Daniel Coutant

 

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