L'obsidienne (II)

Je suis l'obsidienne

    méditerranéenne

déterrée.

    Celle dont le plein des os

    et le creux des veines

draguent les mots

désalés.

 

Je l'obsidienne

   méditerranéenne

élargie.

   Expulsée du sein de la terre

    et des les saints lieux

j'ai voyagé tant et plus 

que je n'y vois plus. 

 

C'est le poète de la nuit qui me l'a souffé dans les yeux. 

 

Je suis l'obsidienne

    l'obscène sans souci

J'ai voyagé le pied léger et traversé les mers

et les élans détaillés du ciel.

 

C'est l'obsidienne la nonpareille qui vous le dis.

 

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