Ah la politique!

Ni politicienne, ni historienne, ni quoi que ce soit d'autre par ailleurs. Juste moi, une unité de l'humanité. Autrement dit, personne. Cela dit, je subsiste encore.

La politique de notre société est une mascarade. J'ai 49 ans et on ne m'a jamais questionné sur quoi que ce soit concernant les affaires de mon pays, de mon Etat.

Comment se fait-il que nous nous trouvions dans un Etat démocratique et que nous nous trouvions, pour la majeure partie d'entre nous, dans un état d'impuissance?

C'est très simple. Essayer dont de faire co-exister une démocratie avec une centralisation des pouvoirs. Bonne chance! De plus, cette centralisation des pouvoirs dits publics sont censés servir, organiser, administrer les affaires de notre Etat, de notre pays. Ces pouvoirs publics autrement appelés des institutions, sont à la fois la représentation de notre souveraineté dite démocratique et à la fois les administrateurs des affaires de notre souveraineté.

Je comprends que organisation, administration des pouvoirs souverains n'a rien à voir avec la centralisation des pouvoirs, autrement dit le déplacement de tous les pouvoirs vers un centre ou une centrale quelle qu'elle soit.

Etant donné cette centralisation généralisée, la politique, comme le reste se trouve centralisé, déplacé. Force est de constater que cette centralisation s'est transformée en centre exclusif de tous les pouvoirs souverains de notre Etat, de notre pays.

Cette centrale détient tous les pouvoirs souverains et organisent, administrent notre Etat, notre pays comme un souverain légitimé par notre système politique. 

Si notre système politique était un système politique démocratique, une telle désorganisation, un tel détournement ne serait pas. Un système politique démocratique doit permettre de questionner l'ensemble de la population sur l'ensemble des affaires du pays, de l'Etat. 

Notre système politique actuel est centralisé, détenu par les soi-disant administrateurs. Ceux-là mêmes qui détiennent l'exclusivité de tous les pouvoirs et qui n'ont nullement intérêt à s'en départir. Le vote, le système électoral est tout aussi centralisé que le reste.

Si le vote était si viable, alors serait pris en compte, en considération, le taux exponentiel d'abstention. Je fais partie de ces abstentionnistes du vote. Et je peux vous assurer que mon abstention est parfaitement politique. Dire que les abstentionnistes du vote se désintéressent de la politique c'est un mensonge, une erreur, une falsification de la vérité, de la réalité.

Ne pas voter est un acte politique. Il signifie de pas vouloir me faire complice d'un système qui ne tient aucunement compte de mon avis sur à peu près tout. Que ce système politique ne tienne pas compte, considération des abstentionnistes est une volonté de ce système pour discréditer celles et ceux qui ne sont pas en accord avec ce soi-disant système politique, détenu exclusivement par ce soi-disant gouvernement étatique.

Que signifie la politique? La politique ne devrait-elle pas être un système de gestion qui questionne, récolte, synthétise, répartit. Bref, notre système actuel est une mascarade. 

Nous sommes gouvernés par un pouvoir exclusif dans un Etat démocratique. Pour preuve, il existe le statut de politicien alors il est reconnu le statut de non politicien. Intéressant, cela suppose donc que la politique appartient aux politiciens, mais qui demandent à l'impuissance partagée de choisir entre deux ou trois autres de ces politiciens. La boucle est bouclée.

Le commun ne peut être séparé, et visiblement ne peut être centralisé. Nous sommes toutes et tous gouvernés par la contradiction, l'opposition, la division, la séparation, la privatisation, l'exclusion, la privation.

Nous sommes gouvernés par le déséquilibre et il ne nous manque aucun outil ni aucune ressource pour rétablir l'équilibre de notre pays, de notre Etat. 

De plus, les gardiens de la paix démocratique ont disparu pour être remplacés par des forces de l'ordre étatique, l'ordre exclusif de ces politiciens administrateurs. Par ailleurs ces politiciens administrateurs possèdent leur école exclusive. C'est vous dire, une seule école de la politique et de son administration dans tout le pays, sur l'ensemble du territoire, dans notre état démocratique.

Mais comme tout système qui cherche à se pérenniser, il doit s'assurer de garder un vivier de remplaçants. Cela nous donne un aperçu de la taille du vivier d'hommes et de femmes formés aux métiers de la plus haute administration de la politique étatique démocratique.

Cela confirme que le dit système est fermé, exclusivement réservé à une infime partie de la population, choisie selon les critères de cette unique école. Celle-ci administrée par ces politiciens administrateurs exclusifs. La boucle est bouclée.

Je considère que voter dans ces conditions revient à légitimer, à créditer ce système et cela m'est impossible. De plus, je ne cautionne et ne cautionnerais jamais la violence. Et encore moins pour légitimer une soi-disant sécurité.

La violence est le propre de l'insécurité. La violence n'est pas et ne sera jamais garante de la sécurité.

Alors non je ne peux ni ne veux cautionner un système qui trompe, qui viole, qui trahit la paix. Et nul besoin d'être ceci ou cela pour faire les mêmes constatations. 

La sérénité et la prospérité d'un pays, d'un Etat, d'une société ne peut se créer ni se développer quand son système de gestion s'emploie à garder à veiller au maintien de la division de la population afin qu'elle se détourne des affaires traitées par ces politiciens. Afin qu'ils les détournent de la gestion de leurs affaires, nos affaires.

De plus, pas très aisé de s'intéresser, de participer à nos affaires communes quand on est déjà affairé à survivre. Nous sommes toutes et tous soumis au diktat du chantage à la vie, à la subsistance de notre vie. 

Donc affairés à chercher et trouver la subsistance, affairés à les maintenir, ce qui signifie que nous passons notre temps à assurer et tenter de garantir l'accès à la subsistance de nos vies. Cela occupe tout l'espace et tout le temps imparti. Mais là encore, l'espace te le temps ne sont pas impartis. ils sont eux aussi détenus exclusivement par ce pouvoir centralisé.

D'un côté, le temps de ces politiciens est rémunéré par l'Etat et d'un autre côté il y a nous qui sommes obligés d'aller chercher, pardon qui sommes obligés d'aller gagner ou mériter de quoi continuer à vivre dignement comme un être humain.

L'hypocrisie, la contradiction, le dysfonctionnement de notre système n'échappe plus à personne. Cette crise a éclairé de tous ces feux l'état réel de nos affaires communes ainsi que les intentions réelles de notre propre système gouvernemental.

De plus, ils ne cachent nullement leurs intentions. C'est pourquoi ils usent de la violence afin de s'assurer de la continuité de leur système qui leur est profitable, hautement profitable.

Je n'oublie pas que ces gens ne savent pas, ne connaissent pas et ne veulent pas connaître les conditions dans lesquelles nous survivons. Cela leur est parfaitement inconnu et la peur de perdre leurs privilèges, leurs pouvoirs exclusifs qui leur garantissent tous les accès à toutes les subsistances.

Mais voilà la crise de ce virus est venu stopper net la course meurtrière de l'économie capitaliste. Et ce système économique a besoin d'alliés dans chaque pays, Etat afin de continuer le détournement des ressources et richesses mondiales pour les replacer sur un marché dont eux seuls ainsi que les alliés se partagent les bénéfices de ce marché à ciel ouvert. Nous inclut bien-sur.

Je n'oublie pas que ce système économique exploite les êtres humains comme toute autre marchandise, ressource. Et devinez qui organise, administre les ressources de notre pays, Etat? 

Qui est cette personne, cet individu qui peut me signifier combien vaut mon temps, une heure de mon temps? Personne et pourtant ce sont encore ces politiciens qui conviennent, décident de la valeur d'une heure de mon temps. 

Le plus grand séparatiste de notre Etat est le gouvernement lui-même. Une séparation des pouvoirs ne peut s'identifier à une quelconque démocratie. Une démocratie est le propre de l'union sacrée d'un peuple, d'une jonction réelle entre chaque individu de l'ensemble du territoire et d'objectifs collectifs organisés, gérés de manière collective.

Nous sommes extrêmement nombreuses et nombreux à vouloir participer à l'amélioration de notre situation, participer à un changement profond dans notre manière de vivre ensemble, donc de se gérer ensemble.

Nous sommes toutes et tous conscients de la nécessité de révolutionner notre système afin de le mettre à jour et aux fins de le rendre dynamique et pérenne. Approprié à la résolution de l'ensemble de nos problèmes.

Le système politique actuel est déjà obsolète. Le taux d'abstention de cette soi-disant participation au système reflète l'échec de celui-ci.

En tant que sujet de l'humanité je ne peux ni ne veux me résoudre et/ou me soumettre à aucune autre autorité que celle de la paix.

La paix est l'ordre, elle est la loi de l'humanité. Je lui reconnais toute autorité et lui fais allégeance.

Je suis également un sujet de la démocratie, je lui reconnais toute autorité et lui fais allégeance. 

Je suis également une responsable de famille, une maman. Et je ne peux ni ne veux cautionner un système qui stigmatise, discrimine, culpabilise, accuse, enferme et violente mes enfants, nos enfants.

Pour quelles raisons nos enfants n'ont-ils pas accès à la politique, au système de gestion? Parce-que sans accès aucun aux responsabilités, le résultat est sans appel. Le système reste bel et bien exclusif et nos enfants sont à la fois irresponsables et coupables de leur irresponsabilité.

Il y a beaucoup de raisons pour lesquelles les individus ou les membres de notre famille ne votent pas ou plus. Mais comme nous ne sommes pas gouvernés par un Etat démocratique, nous ne pouvons pas les savoir, les connaître.

Que les abstentionnistes votent ou non, cela ne change en rien. C'est le système politique qui choisit ses remplaçants, avec ou sans leur consentement, approbation, avis.

De plus, les médias relaient la propagande gouvernementale, sans jamais la remettre en question. 

Donc pour résumer, notre système politique est fermé, centré sur lui-même, détient l'ensemble des pouvoirs, détient le réseau de communication le plus large, l'audiovisuel. La boucle est bouclée.

Ce système ne peut perdurer tant ses résultats sont catastrophiques. Reste à définir comment ce système va disparaître, sous quelles formes?

Soit ce sera dans l'opposition autrement dit une guerre civile, locale, familiale, populaire soit nous faisons disparaître ce système dans la paix et l'organisation de la transition, tout en nous offrant espace et temps pour nous secourir, nous entraider pour parer au mieux à la résolution de nos urgences vitales.

J'ai fait mon choix et je suis empressée de pouvoir en faire part, à le partager, à le soumettre à l'opinion de l'ensemble de mon peuple, ma famille.

Je rappelle également que l'identité française, encore recherchée par ces politiciens administrateurs, n'est autre qu'une identité familiale, fraternelle et humaniste car la famille française reconnaît son appartenance à la grand famille de l'humanité.

Avec tout mon amour, Céline.

 

 

 

 

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