Pour la gauche, pour l'écologie, pour notre survie (notre vie) : quel espoir ?

Un de mes amis écologiste revenait hier de la fête de l'Huma, assez dépité, ayant crapahuté toute la journée entre les stands, sur un sol jonché de canettes de bière ou de coca, de ces gens de gauche venus pour écouter des dizaines de discours et débats, pour soi-disant améliorer le monde, mais n'ayant même pas le moindre souci, en jetant par terre leurs immondes détritus...

Je lisais aussi hier ce billet alarmiste de Vincent Rigoulet :

"À propos du brulôt de Jonathan Franzen: «Et si nous arrêtions de faire semblant ?»

"L’auteur des Corrections s'illustre cette semaine par une longue tribune dans le New Yorker. Sa prise de position sur "l’apocalypse climatique" lui vaut les foudres de la communauté scientifique et de la gauche progressiste. Une polémique qui masque l’essentiel, une vérité pas-bonne-à-dire : entre vouloir éviter l'inévitable catastrophe et s'y préparer, il faudrait choisir."

Mais à la suite du billet "Le feu qui couve dans les forêts françaises ", de Bertrand Rouzies, notre ami Michel Langevin écrivait ceci :

"Loin de moi l'idée de contester les propos alarmistes fondés de cet article...Cependant, nous sommes sans doute très peu nombreux à avoir vécu l'épisode qui s'est déroulé à notre domicile l'autre nuit (nuit du 26 au 27 Août 5H du matin) . Comme il faisait très chaud, portes et les fenêtres de la maison était ouvertes. Nous vivons en campagne. Une chauve souris s'est introduite dans la pièce la plus grande, après avoir virevolté quelques instants en rasant ma tête trouvant rapidement une issue afin de quitter les lieux... Ce n'est pas tout, de nombreuses hirondelles reviennent chaque année nicher dans un hangar voisin...Des passereaux "passent" la nuit par dizaine dans une de nos haies...L’œdicnème criard nous fait chaque début d'été un concert en nocturne ou à la nuit tombante... Une vieille chouette a élue domicile tout près et la nuit elle hulule fréquemment. La huppe fasciée, superbe migrateur, nous rend visite avec son conjoint tous les ans... Ne vais pas vous dire que rouge-gorge, mésanges, merles, grives, ces deux derniers s'emploient autour des merises au début de l'été...Corbeaux et corneilles squattent depuis des années les vieux chênes aux alentours...Se disputant l'espace aérien avec deux ou trois buses...Les pies "voleuses" osent tout pour s'approprier quelque morceau laissé à la porte... De temps en temps, un couple de bouvreuil chasse les insectes dans le jardin se posant sur telle ou telle branche...de charmille. Dois-je vous dire que papillons et libellules, oui,oui des libellules "papillonnent" autour des buddleias...

J'en aurai finit en vous disant que nos fenêtres s'ouvrent chaque matin sur un pré où paissent deux magnifiques chevaux de trait. Vais quand même pas vous dire que les lézards pullulent, les mulots s'en donnent à cœur joie, eux aussi, dans le jardin. Pour clore cet "inventaire" plusieurs écureuils viennent nous chiper , noix, noisettes et...aubier des tilleuls qu'ils déroulent, puis emportent pour la fabrication de leur nid-réserve. 

Tout ce descriptif ne sort pas de mon imagination, ceci se passe quotidiennement à tout juste trois cent kilomètres de Paris !

J'oubliais, au printemps, des goganes poussent, pas très loin de notre maison,dans un pré à la terre argileuse très humide ! Vous laissent découvrir ce que sont les goganes... Ici, nous avons la chance d'avoir deux voisins viticulteurs bios...Bios depuis toujours! Ceci explique très certainement cela.

Chers amis(ies) urbains, urbaines, faites de beaux rêves...Sinon venez nous voir en Anjou."

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Commentaire auquel j'ai répondu :

"Bien heureuse de vous lire...

Mais "Ici, nous avons la chance d'avoir deux voisins viticulteurs bios...Bios depuis toujours! Ceci explique très certainement cela."

Alors donc, il suffirait déjà simplement de cela, pour que le monde animal ne disparaisse pas sous nos yeux : des agriculteurs "bio" n'utilisant pas de pesticides et respectant les sols ? 

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Si notre survie (notre vie) pouvait donc faire appel au simple bon sens, et cela dans tous les domaines ?

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Et notre ami Vingtras, se demandant si finalement son combat, en nous rappelant incessamment le message communeux, ne serait pas "ringard", et écrivant : " mon blog Vingtras qui, abandonnant la critique et l'indignation, s'efforce d'indiquer des voies à emprunter...", décide de nous proposer aujourd'hui un "message communeux salutaire !"...

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Et Claire Rafin, dans son billet "Si ce sont des hommes", nous invitant à nous demander "qui les entend ces jeunes gens, qui ont fui l’horreur, les viols, les tortures ? Est-ce qu’ils ont droit à une voix dans mon pays de libre expression ?", et nous rappelle que "Si chacun fait un peu plus que ce qu'il faisait auparavant, c'est déjà ça."

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Ce billet de Heymec "Chez Mediapart, on ne se concentre que sur le négatif ?" est depuis trois jours en Une, permettant enfin de poser cette question à Mediapart : "Ceci n’est pas un article où j’estime détenir une vérité ou, pire, où j’impose mon point de vue. J’essaie de partager mon sentiment par rapport à la façon de traiter les informations de la part de Mediapart."

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Sur Twitter, Gérard Filoche écrit : "dans toutes les discussions a la fete de l'Humanite, c'est la question de l'unité de la gauche : s'il y avait un comite de liaison permanent de la gauche, donnant naissance a un nouveau grand parti, il y aurait deux millions d'adherents en une semaine",

auquel Patrick CHAMOISEAU répond : "Ce nest pas l'unité qui déclenche les idées neuves, ce sont les idées neuves qui inspirent alors une unité se concevant comme naturelle."

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Si donc, à la suite de Michel Langevin, Vingtras, Claire Rafin et Heymec et Patrick Chamoiseau, nous pouvions tous, les uns et les autres, apporter sur Mediapart des notes d'espoir, et que Mediapart les propulse en Une ?

Si notre survie (notre vie) pouvait donc faire appel au simple bon sens, et cela dans tous les domaines ?

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