Désirer la joie ?

C'est après avoir lu, ce jour, ce billet si beau "Et si nous devenions joyeux ?", de Nadia Reiff (voir ICI), que me vient aussi le désir de parler de la joie.

Car ma réflexion et mon expérience de la vie m'amènent à constater que c'est sans doute ceux qui ont le plus souffert, mais qui ont toujours eu le désir et la foi chevillés au corps, qui connaîtront cette joie profonde ou joie de vivre - véritable félicité que procure, quand elle a enfin lieu, la véritable "rencontre" avec une personne, avec en soi cette certitude d'être estimé, enfin et en vérité.

Car la vraie et profonde joie vient d'abord du fait d'être arrivé à s'aimer soi-même, non pas d'un amour narcissique néfaste, mais d'une profonde estime de soi, du fait d'avoir été reconnu dans sa personne toute entière, et de ce fait d'avoir enfin ce pouvoir d'aimer.

Être reconnu ? : « Le ciel, c’est le lieu où nous sommes quand nous cessons d’être invisibles les uns aux autres. » (Marie Balmary).

Et l'on en arrive là à une réjouissance, à la fois des plus sensuelles, et spirituelle.

Mais pour cela, moi je dis qu'il faut croire. Oui, y croire, y croire jusqu'au bout.

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NB : Prochain billet : "lever notre déni, pour en arriver à notre vérité."

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