Madame le juge d'instruction du TGI de Charleville-Méz Mathilde LOUIS. 1ère partie

Je vous invite à lire la correspondance complète que j'ai adressée ce jour à madame le juge d'instruction Mathilde LOUIS du TGI de Charleville-Mézières dans les Ardennes. Est-ce que madame le juge ouvrira une instruction/information judiciaire ? Des révélations sur le projet d'attaque contre le président Macron et l'attentat contre des civils innocents le 11 Décembre 2018 à Strasbourg.

BOUTICHE Mohamed 

Mohamed.boutiche@protonmail.com 

 

Courrier à l’intention de madame le juge d’instruction Mathilde LOUIS

Le mardi 18 février 2020 à 20h00.

Madame,
Je souhaite attirer votre attention sur mon cas.
J’ai décidé de vous contacter suite à une remarque qui m’a été faite par Maître Jonathan Phour (avocat au barreau des Ardennes) le 9 décembre 2019. En effet au cours de notre entretien il a été surpris qu’aucun juge d’instruction n’ait été saisi. Il a fait la même remarque au juge des libertés et de la détention du tribunal de Charleville-Mézières Olivier Julien. Depuis, j’ai contacté à plusieurs reprises cet avocat par mail et par téléphone, mais il ne m’a jamais répondu. 

J’ai été hospitalisé sous contrainte pendant plusieurs années. Je dirais plutôt que j’ai été séquestré et torturé aux neuroleptiques sur la base de mensonges sans qu’aucune juridiction pénale ne soit saisie.
Voici les périodes d’internement forcé :

- Du 18 juillet 2014 au dimanche 20 juillet 2014 dans le service Tilleuls (Epsm de la Marne) à Châlons en Champagne. Ce service est dirigé par madame Chantal Liling. Le préfet de la Marne était monsieur Pierre Dartout actuel préfet des Bouches-du-Rhône.

- Du 6 novembre 2015 au 21 janvier 2016 dans le service zr4/Tosquelles (Espm de la Marne) de la clinique Henry Ey à Reims. J’ai été suivi par madame Delcambre Géraldine, j’ai aussi eu à faire à monsieur Chemla Patrick (chef de service), madame Colette Colin, monsieur Wong Ten Chi André. J’ai été torturé aux produits suivants, loxapac, risperdal et xeplion.

- Du 21 janvier 2016 au 20 août 2016, j’ai été suivi en soins ambulatoires par la « psychiatre » Géraldine Delcambre, il s’agissait d’entretiens mensuels. Je devais faire des injections de xeplion que je n’ai pas faites.

- Du 20 août 2016 au 9 mai 2018 dans le service zr4/Tosquelles (Espm de la Marne) de la clinique Henry Ey à Reims. Pendant cette période de séquestration , j’ai été torturé sous la supervision de messieurs Wong, Chemla, Amhis Yacine, mesdames Colette Colin, Delcambre Géraldine. On m’a obligé à prendre de l’haldol ainsi que de l’olanzapine qui m’a déclenché un diabète de type 2, j’ai lu que les recommandations (des autorités médicales) pour l’administration de ce produit n’avaient pas été respectées par mes tortionnaires.

- Du 9 mai 2018 au 3 octobre 2018, j’ai été retenu à L’UMD (unité pour malades difficiles) de L’EPSM de la Marne à Châlons en Champagne, pôle dirigé par le psychiatre Olivier Debontride, qui a décidé de suspendre la torture. Avant de quitter l’umd monsieur Debontride m’a confié qu’il était satisfait de m’avoir rencontré, il s’était ainsi forgé la conviction qu’il n’était pas un tortionnaire.

- Du 3 octobre 2018 au 5 mars 2019 j’ai été replacé dans le service zr4/Tosquelles (Espm de la Marne) de la clinique Henry Ey à Reims. Je n’ai pas été torturé, mais j’étais régulièrement menacé par monsieur Amhis Yacine. J’ai eu affaire pendant ma séquestration à mesdames Delcambre et Colin, par monsieur Chemla qui m’a confié en décembre 2018 que le préfet de la Marne Denis Conus avait transformé son service en centre de détention. Ce préfet a rejeté toutes les demandes de permissions et de levées d’hospitalisation sous contrainte sans jamais donner de raison. Entre novembre 2015 et mars 2019, la Marne a connu 2 préfets, Savy Jean François et Conus Denis.

- Du 5 mars au 7 juin 2019, j’ai été séquestré dans le service Argonne du CHS Belair à Charleville-Mézières, supervisé par madame Cellier Brigitte, j’ai eu affaire à mesdames Jurma et Fischer, messieurs Saadane (contre qui j’ai porté plainte auprès du TGI de Charleville-Mézières pour faux et usage de faux) et Yefsah. À cette époque le préfet des Ardennes était Pascal Joly.

- Du 7 juin 2019 au 29 novembre 2019, j’ai été suivi par madame MAIZIZ Louisa et l’infirmière Bérengère Saingery. Début novembre 2019, j’ai eu un entretien avec monsieur LEMELÉ. Le préfet Joly a été remplacé le 25 novembre 2019 par Jean Sébastien Lamontagne.

- Du 29 novembre 2019 au 10 décembre 2019. J’ai de nouveau été retenu dans le service Argonne du CHS Belair, ma sortie était conditionnée à une injection mensuelle forcée de 3 ampoules d’haldol. La cheffe du service, madame Cellier m’a confié que les pouvoir publics pouvaient m’obliger à subir des injections de neuroleptiques. Pendant ce court internement, j’ai eu affaire à messieurs LEMELÉ et HACHEM, et madame Cellier.

J'ai aussi eu affaire à ces différents experts psychiatres pendant ma détention, ils ont assermentés auprès de la cour d'appel de Reims, Royaux, Talgorn, Fuentes et Collin. 

 

Je vous informe que je collabore depuis plusieurs années avec la plate-forme de lanceurs d’alertes islamic-intelligence.blogspot.com, dont les contributeurs sont spécialisés dans la prévention des attentats sous faux drapeaux. Ce site a pu annoncé à l’avance les vagues d’attentats qui ont frappé la France et l’Europe depuis une dizaine d’années. Le but des contributeurs de ce site est d’éviter la mort d’innocents.

Nous avons pu éviter une attaque meurtrière contre le président de la république Macron. Le bureau anti terroriste près du conseil de sécurité de l’ONU a été averti le 28 octobre 2018, voici une capture du mail et des correspondants mis en copie (doc1). Une alerte publique a été lancée depuis le site islamic-intelligence.blogspot.com le 31 octobre 2018, voici le lien. Ce site a même annoncé l’attaque contre le marché de Noël de Strasbourg le 11 Décembre 2018, alerte lancée le 7 décembre 2018, voici le lien, et voici une copie d’écran d’un message que j’ai reçu le 9 décembre 2018.

Le 20 août 2016 à 2h30 (l’état français était pris de folie pendant l’état d’urgence) je fus enlevé en pleine nuit par la police sur ordre du sous préfet de Rethel Emmanuel Coquand, et je fus séquestré quelques heures au CHS Belair. On m’injecta de force du loxapac, ce qui m’a étourdi. Dans le document suivant, vous pouvez lire que mon frère « a les mêmes idées que » moi (doc2).

Dans l’après midi du 20 août 2016, je fus déporté à la clinique Henri Ey de Reims dans le service zr4/Tosquelles de monsieur Chemla Patrick. Je suis immédiatement placé à l’isolement où je suis resté 3 mois malgré l’absence de dangerosité. Lors du premier entretien, j’apprends de la bouche de monsieur Amhis Yacine que j’aurais fait de l’apologie de terrorisme sur les réseaux sociaux, il l’écrit en avril 2018 en précisant que c’est la gendarmerie qui le lui a signalé (doc3). Madame Delcambre qui a piloté le transfert écrit aussi en avril 2018 que j’ai fait de l’apologie de terrorisme (doc4), elle le déclare de nouveau en septembre 2018 en précisant qu’elle a agi sur signalement de la gendarmerie (doc5). Bizarrement, dans le certificat du 2 mars 2019 (doc6) où elle m’informe que je suis déporté vers le CHS Belair de Charleville-Mézières, elle ne parle plus d’apologie de terrorisme… À ce jour, je ne sais toujours pas quels propos m’ont été imputés et surtout sur quels supports.

En octobre 2016, monsieur Wong décide de m’administrer le neuroleptique « Zypadhera » (doc7) contre ma volonté et sans avoir respecté le protocole recommandé par les autorités sanitaires. Il ne m’a jamais demandé s’il y avait des antécédents de diabète dans ma famille. Après quelques semaines, je me réveillais tous les jours avec des douleurs intenses à la poitrine, je me suis plaint à plusieurs reprises auprès de monsieur Wong qui ne m’a jamais pris au sérieux… Le samedi 14 janvier 2017 au matin, je me suis plaint auprès de monsieur Amhis qui était de garde, il m’a fait accompagné aux urgences du CHU de Reims (la clinique Henri Ey se trouve dans l’enceinte du CHU). Dans la salle de soins des urgences une infirmière a pris mes constantes (pouls, tension, saturation) et bizarrement ma glycémie (je suis allé plusieurs fois aux urgences dans ma vie, on ne m’a jamais pris ma glycémie) qui était supérieure à 3 grammes, l’infirmière m’a alors demandé si j’étais diabétique, j’ai répondu « non », elle m’a alors dit « maintenant vous l’êtes). On m’a fait des examens (urine, je ne me souviens pas si on m’a fait une prise de sang). Un médecin est venu m’informer que j’étais diabétique et m’a demandé quel neuroleptique m’était injecté, j’ai répondu que je ne connaissais pas le nom du produit, un des infirmiers qui m’accompagnait a alors informé le médecin que le neuroleptique s’appelait « zypadhera », le médecin a alors informé les infirmiers qu’il fallait suspendre l’injection de ce produit parce qu’il avait révélé le diabète.
Aujourd’hui, je vis avec un diabète de type 2.

Le 24 mai 2017, je suis reçu par monsieur Wong pour un entretien mensuel dans lequel j’évoque ma volonté de porter plainte contre lui pour faux et usage de faux. En effet la loi française oblige l’établissement psychiatrique à transmettre au préfet un certificat mensuel (doc8), or cela faisait plusieurs semaines que je ne l’avais pas vu. Je vous laisse écouter l’enregistrement en 2 parties que j’ai fait le jour de ce certificat, les liens sont sur ce lien (montez le son).

Quelques mois après ce monsieur a eu des problèmes de santé, j’ai donc été suivi par mesdames Delcambre et Colin, et messieurs Amhis et Chemla. J’ai appris que monsieur Wong avait pris sa retraite en 2019.
Pour conclure avec monsieur Wong, je tiens à vous dire qu’il ne m’a jamais dit que j’étais malade, il me disais régulièrement que j’étais prisonnier et qu’il était gardien prison.
Un jour il m’a dit que si je ne changeais pas d’attitude, je serais transféré dans une prison psychiatrique où ma santé mentale serait évaluée tous les 6 mois, et que cette détention pouvait durer éternellement.

Je souhaite porter à votre attention que plusieurs femmes qui étaient enfermées avec moi sont venues me confier que monsieur Wong leur disait de ne pas me parler car j’étais un dangereux terroriste. Pourquoi chercher à faire peur à des personnes fragiles ?

Le 17 avril 2018, je suis reçu en entretien par monsieur Amhis qui m’informe que je faisais visionner des vidéos d’exécution de daesh à d’autres patients depuis mon téléphone portable (doc3). Il me dit qu’il recevait des plaintes me concernant de plusieurs autres services (les différents services de la clinique Henri Ey partagent le même jardin). Je me défends calmement en niant les faits en disant que moi-même je n’avais jamais regardé ce genre de vidéos. Je lui ai demandé de saisir la police et de réquisitionner mon opérateur téléphonique et ceux des autres patients de la clinique pour prouver que ses accusations sont fausses. Il m’explique alors que si mon comportement ne changeait pas, je risquais d’être transféré à Châlons en Champagne (j’ai plutôt bien accueilli cette menace car je pensais que je me retrouverais dans le service de madame Liling). Après cet entretien, je suis retourné dans la salle télé qui se trouve dans la partie « soins intensifs » que j’étais le seul à fréquenter.

Quelques jours plus tard le 20 avril 2018, une infirmière (Floram Nouri) est venue confisquer mon téléphone, je ne m’y suis pas opposé. Je n’ai pas eu le temps de prévenir mes amis d’islamic-intelligence.blogspot.com que mon téléphone m’avait été retiré.

Le 27 avril 2018 je suis sorti dans le jardin et quelques minutes après l’infirmier Samuel est venu demander aux usagers du service zr4 de rejoindre l’unité, il a alors fermé la porte d’accès au jardin. Monsieur Amhis est alors venu me voir en salle télé pour m’informer que j’avais été surpris à utiliser le téléphone d’une autre personne et qu’il décidait mon placement à l’isolement. Je n’ai jamais cherché à utiliser le téléphone d’une autre personne pour ne pas lui causer de tord.

Quelque temps après, monsieur Amhis vient me voir dans ma cellule pour me dire que mon état mental se dégradait et que j’allais être transféré à Châlons en Champagne, il avait vraiment un ton solennel, j’ai été surpris. À ce moment, je pensais toujours que j’allais être transféré dans le service de madame Liling et que mon calvaire prendrait fin. En fait, il m’apprend que j’allais être déporté dans un service pour malades difficiles (UMD) en mai 2018.

Jusqu’à mon arrivée à L’UMD, je ne suis pas au courant du contenu des documents 3 et 4. Je n’ai pas vu Delcambre tout au long de ces évènements.

Si vous souhaitez vérifier mon historique de navigation, voilà mon numéro de téléphone, 0782027140 et mon opérateur était à l’époque freemobile.

Le 8 mai 2018, Anthony Lechot me fait vivre ma dernière séance de torture dans le service zr4 de Reims. Il m’injecte 5 ampoules d’haldol.

Le 9 mai Anthony Lechot et Floram Nouri m’escortent en ambulance à L’UMD de Châlons en Champagne. Floram me décrit l’umd comme étant une prison psychiatrique où mon traitement allait être modifié pour être plus lourd, j’étais à ce moment terrorisé. Je suis arrivé dans l’après-midi à l’unité Renaudin, on m’a emmené dans une chambre d’isolement, je me suis déshabillé (nu), les personnes dans la pièce avaient le dos tourné. Quelques instant plus tard, une dizaine de personnes a investi la chambre (soignants et médecins), monsieur Debontride Olivier m’a alors expliqué les raisons pour lesquelles je me retrouvais dans son service. Il m’a expliqué que madame Delcambre avait demandé mon transfert parce que je projetais de commettre un attentat en Belgique, que pour ce projet j’aurais demandé à d’autres patients où je pourrais me procurer des armes, et que pour m’acheter ces armes je rançonnais les usagers de la clinique Henri Ey. J’ai répondu que je n’avais pas eu affaire avec madame Delcambre depuis plusieurs semaines (cf dossier médical) et que je venais de découvrir ces informations, j’ai déclaré à l’équipe soignante que le seul reproche qui m’ait été fait était le visionnage à d’autres patients de vidéos d’exécutions, j’ai précisé que c’était faux et que j’étais disposé à coopérer avec la justice pour prouver que je disais la vérité. J’ai dit à monsieur Debontride que je rejetais le terrorisme et que ma famille en Algérie en avait été victime pendant les années 90.

Monsieur Debontride a alors décidé mon maintien en isolement avec ouverture d’une fenêtre thérapeutique.

J’ai mis en copie de ce mail, quelques journalistes, des amis, des institutions internationales (dont le comité anti terroriste de l’ONU, le cted), le ministère belge de la justice, l’ambassade de Belgique à Paris et le consul honoraire de Belgique à Charleville-Mézières. J’invite les autorités belges à lire les mails qui suivront.


Je souhaite vous informer que j’ai publié ce mail sur mon blog hébergé par mediapart dont voici le lien, à votre demande, je peux retirer votre adresse mail de l’article.


Si j’ai décidé de publier ce mail, c’est par soucis de transparence et d’honnêteté vis-à-vis des citoyens et aussi montrer les défaillances au sein des services de renseignements français.


Demain mercredi 19 février 2020, j’évoquerai ma privation de liberté à l’umd de Châlons en Champagne.


Cordialement.
BOUTICHE Mohamed.


PS : j’espère que madame Delcambre et monsieur Amhis ont gardé une trace de leurs correspondances avec la gendarmerie nationale.
Si j’ai enregistré certains entretiens, ce n’est pas pour causer du tord à mes interlocuteurs mais pour pouvoir un jour me défendre.

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

L'auteur a choisi de fermer cet article aux commentaires.