Madame le juge d'instruction du TGI de Charleville-Méz Mathilde LOUIS. 2ème partie

Aujourd'hui, je vous propose de lire le mail complet adressé ce jour à madame le juge d'instruction Mathilde LOUIS du TGI de Charleville-Mézières dans les Ardennes. Est-ce que madame Mathilde LOUIS va me répondre ? Ou un policier mandaté par le parquet ? Les juges d'instruction ne bénéficient ils plus de l'indépendance qui faisait leur prestige ?

BOUTICHE Mohamed 

Mohamed.boutiche@protonmail.com 

Mail à l'attention de madame le juge d'instruction du TGI de Charleville-Mézières Mathilde LOUIS. 

Aujourd'hui, jeudi 20 février 2020, j'ai reçu un mail suite à ce post sur mediapart me demandant de prendre attache avec le commissariat de Charleville-Mézières en vue d'une audition par un OPJ, à la demande du procureur de la république de Charleville-Mézières monsieur Laurent de Caigny qui était substitut du procureur de Reims avant, pendant et après les attentats franco-israeliens sur Paris en janvier 2015... Bizarre que ce soit le procureur (fonction fortement politisée en France, même l'union européenne l'a remarqué) qui me contacte alors que la communication du mardi 18 février 2020 s'adressait à vous, madame le juge d'instruction Mathilde LOUIS. 

Je vous informe qu'avant la réception du mail de ce jour, j'ai reçu un appel qui a duré moins de 15 secondes, j'ai dit "allo" mais personne ne m'a parlé. Je vous parle de ce coup de fil de 17h32 parce que le numéro qui m'a appelé est le même que celui que l'expéditeur du mail de ce jour me demande de rappeler. Je vous produis une capture d'écran du mail (et ma réponse) que je ne publie pas. 

Je vous rappelle que sur le mail du mardi 18 février 2020 étaient produits des éléments sur la sécurité du président de la république, monsieur Macron, sur l'attentat de Strasbourg du 11 décembre 2018 et des éléments relevant de la sûreté de la Belgique... Mais L'OPJ qui rédige le mail n'évoque que "notamment sur les hospitalisations sous contrainte dont vous déclarez avoir été victime durant plusieurs années"... 

Revenons à l'objet de ma communication de ce jour. Je souhaite vous évoquer mon enfermement à l'umd de Châlons en Champagne.

Avan tout je souhaite revenir sur ma séquestration dans le service zr4/Tosquelles de la clinique Henri Ey de Reims. J'y ai rencontré des personnes intéressantes et d'autres formidables.

Je reviens aussi sur la séquence où l'on m'a demandé de me déshabiller à l'umd, j'ai oublié de vous écrire que l'on m'avait donné une tenue composée d'une chemise à manches courtes et d'un bermuda... Ma dignité a été respectée, mais j'ai trouvé cette séquence légèrement dégradante. 

Je souhaite donc reprendre mon histoire au point où je l'ai laissée mardi 18 février 2020. Ma famille a été en effet victime du terrorisme pendant les années 90, destruction, pillage, racket, exode, humiliations, tortures et morts. Le cas de mon oncle paternel mort sous la torture et disparu a été soumis par l'onu à l'état Algérien en 2005 mais les autorités algériennes (que tout un peuple accuse d'être sous la coupe de l'état français) n'a jamais répondu. Mon oncle maternel qui avait été élu député démocratiquement a été interné dans un camp de concentration sur ordre de la France avec des milliers d'autres citoyens algériens.

J'ai dit au médecin que j'étais triste pour les victimes françaises des attentats, et que j'étais solidaire des familles des victimes même si certaines avaient pu virer dans l'islamophobie. Il est interdit en Islam d'attaquer des civils.

Je suis donc resté sous observation à l'isolement pendant 4 jours; chaque jour le médecin ou l'interne (dimanche) insistaient sur ma supposée intention de perpétrer un attentat en Belgique, je réfutais les accusations portées par Géraldine Delcambre. Le 11 mai 2018, monsieur Debontride écrit dans mon dossier médical qu'il certifie que je ne suis pas schizophrène. Pendant ma période à l'isolement, lors d'un entretien avec monsieur Debontride, je lui ai conseillé de lire des écrits me concernant sur les sites veteranstoday.com et islamic-intelligence.blogspot.com. Je vous informe que j'ai à plusieurs reprises en vain supplié monsieur Wong de consulter ces sites, il a toujours refusé de le faire. 

Je suis donc sorti le lundi 14 mai 2018 de l'isolement, les premiers mots de l'infirmier qui m'a fait sortir étaient ''rassurez vous monsieur Boutiche, nous sommes là pour vous aider'', malheureusement celà n'a rien retiré à la terreur de me voir administrer un traitement neuroleptique plus lourd que celui que je subissais.

J'ai donc vu monsieur Debontride qui m'a fait part de ses doutes sur ma prétendue pathologie, il m'a dit que je n'avais pas les symptômes d'une personne psychotique, il a alors suggéré d'ouvrir ''une fenêtre thérapeutique'' sur les conseils de l'autre psychiatre, monsieur Alamir, il m'a demandé si je voulais réduire l'injection de neuroleptiques à deux ampoules, je lui ai répondu ''pitié libérez moi de cet enfer chimique''; il m'a aussi fait part d'une partie de la discussion qu'il a eu avec Floram Nouri (infirmière de ZR4 qui m'a escorté à l'umd), elle lui aurait dit ''monsieur Boutiche avait remarqué que j'étais d'origine arabe, il a alors cherché à me convertir à l'islam radical '', j'ai répondu au psychiatre que je ne lui adressais que rarement la parole que c'était ''elle'' qui m'avait souhaité la bonne fête de l'Aïd, que je ne me permettais pas de parler de religion car je ne maîtrise pas la science religieuse... je tiens à vous dire que je suis musulman et que je suis pratiquant (mais à cause de la grave erreur médicale de Wong ten chi André que j'ai évoquée dans le précédant post, je suis maintenant diabétique, je ne peux plus pratiquer le jeûne du mois de Ramadan, j'ai toujours aimé pratiquer le jeûne, à chaque fois que j'y pense, mon cœur se remplit de tristesse, je demande la justice, je ne suis pas assez fort et pieux pour pardonner le mal que l'on m'a fait), je n'ai malheureusement pas reçu d'éducation religieuse, mais j'en connais assez pour faire la différence entre le bien et le mal, et je n'hésite pas à poser des questions à des proches ou des amis qui ont reçu une éducation religieuse.

Ma détention à l'UMD s'est plutôt bien passée, je n'ai pas fait l'objet de calomnies de la part du personnel médical. Lors des entretiens mensuels, monsieur Debontride me disait qu'il n'y avait aucune observation de la part des infirmiers me concernant

Mon frère Boutiche Djamel pourra témoigner avoir eu une conversation téléphonique avec monsieur Debontride peu de temps après mon transfert à l'umd, il a déclaré à mon frère que ma place n'était pas l'umd. 

Pendant ma détention (monsieur Debontride m'a dit que l'umd était la structure la plus privative de liberté en France), j'ai pu faire du sport ainsi que des activités manuelles. Pendant l'été 2018, j'ai pu participer à une sortie sur le thème du cirque. J'ai aussi pu sortir accompagné quelques heures avec deux infirmiers pour faire des courses et manger dans un fast-food, j'avoue avoir passé un bon moment avec ces deux personnes. 

La seule angoisse dont je n'ai jamais parlé pendant mon internement à l'umd, c'était la peur de perdre un de mes parents et ne pas pouvoir participer à leurs obsèques, je n'en ai jamais parlé de peur que cela ne soit interprété en ma défaveur. Je vous avoue que cette sensation a duré quelques semaines... Je vous informe que le préfet des Ardennes Jean Sébastien Lamontagne m'a privé des derniers instants de mon père qui est décédé le 28 janvier 2020 à Charleville-Mézières. Je ne pardonnerai jamais au préfet et au personnel du CHS Belair. Je ne m'inscris aucunement dans une démarche de vengeance, je ne suis pas un voyou, mais je demande simplement la justice. 

J'ai rencontré des personnes sympathiques (usagers et personnel) pendant mon passage à l'umd, certains usagers ont été parfois agressifs ou violents avec moi, mais je mets ça sur le dos de leurs souffrances. 

Je suis passé devant une commission de suivi médical (CSM) le 12 septembre 2018, le président de cette commission qui s'est montré neutre pendant l'audition/interrogatoire est monsieur GETTEN. Dans cette commission, il y avait le médecin conseil de L'ARS (agence régionale de la santé) et deux des psychiatres experts auprès de la cour d'appel de Reims, Fruntes Valeriu (qui m'avait expertisé 5 minutes en 2017, il s'appuya aussi sur l'accusation imaginaire ''d'apologie de terrorisme'' pour faire son diagnostic) et Collin Hugues sur qui j'aurai l'occasion de revenir dans un prochain mail. Étaient assises en retrait 2 jeunes femmes qui étaient des médecins internes. Messieurs Fruntes et Collin étaient très intéressés par ma collaboration avec islamic-intelligence.blogspot.com. 

Revenons à la CSM (Commission de suivi médical), monsieur Debontride et moi même avons réussi à convaincre les membres de cette commission que je pouvais quitter l'umd. Cette commission a alors décidé après un longue délibération (c'est ce que m'a confié le président de la commission) que je pouvais retourner dans le service zr4 à la clinique Henri ey de Reims.

Le 27 ou le 28 septembre, le docteur Debontride m'a convoqué dans son bureau pour rédiger un certificat en vue d'un passage devant le juge des libertés et de la détention (le malhonnête Luc Puechberty qui a pris sa retraite le premier décembre 2019) début octobre. Lors de cet entretien, il a évoqué un courrier que Géraldine Delcambre, lui a adressé; dans sa correspondance elle parle d'un mail de "menaces" reçu la veille de la CSM (11 septembre 2018), dans lequel elle évoquait son intention de faire appel de la décision de la CSM. Monsieur Debontride m'a alors demandé si cela ne me dérangeait pas que d'autres personnes parlent en mon nom, je lui ai répondu que j'étais terrorisé, que je ne pouvais pas exprimer mon mécontentement sans que cela soit interprété médicalement contre moi, que je n'étais pas libre de mes opinions. Voici la correspondance le courrier de madame Delcambre et la réponse de monsieur Debontride

Je vous informe que dès le début de mon hospitalisation, Olivier Debontride est allé vérifier à ma demande sur internet les différents articles du site américain '' veterans today '' et le site Islamic-intelligence... Il m'a alors demandé pourquoi je n'exprimais aucune colère suite à toutes les injustices que je vivais, je lui ai répondu que je n'étais pas en colère, par peur que celà soit interprété en ma défaveur. Je suis toujours resté très calme lors des différentes hospitalisations dans les différents services psychiatriques de L'EPSM de la Marne. Mais je suis très très en colère contre les responsables de mes malheurs, de mon diabète, de ma privation de liberté, de la torture psychologique que les services français et leurs agents zélés (psychiatres, infirmiers, magistrats) faisaient vivre à ma famille en particulier mes parents qui sont âgés et atteints de plusieurs maladies... Les franco israeliens sont responsables de la disparition du petit frère de mon père qui est mort sous la torture, sa femme et ses enfants ne savent toujours pas après plus de  15 ans où se trouve son corps. C'était le pilier de notre famille. 

Le petit frère de ma mère a été interné dans un camp saharien irradié par les essais nucléaires français pendant les années 1950 et les années 1960. Je suis issu d'un peuple qui a traversé plusieurs génocides depuis le dix-neuvième siècle, nous sommes les descendants de rescapés. Nous sommes les descendants de musulmans qui se sont battus pour leur liberté. La lutte n'est malheureusement pas finie, mais je sens que l'on touche au but, et j'ai l'espoir que je vais bientôt sortir de cet enfer.

Docteur Debontride m'a confié qu'il avait été enchanté de m'avoir rencontré, et qu'il était ainsi convaincu qu'il n'était pas un tortionnaire.

Normalement une hospitalisation doit durer 6 mois avant que l'interné ne comparaisse devant la CSM, mais la date peut être avancée de 2 mois. Le préfet de la Marne Denis Conus qui savait (parceque je suis surveillé) que j'étais toujours en contact avec desertman023@protonmail.com , voulait m'éloigner et me couper du monde, pour tranquillement préparer l'assassinat du président Macron pendant sa visite dans la région '' Grand Est '' en novembre 2018. Il voulait m'éloigner pour que je ne lance pas l'alerte. Faites le calcul vous même, j'ai été transféré à l'UMD le 9 mai 2018, j'aurais donc dû y rester hospitalisé jusqu'au moins le 12 novembre 2018 (car la CSM ne se réunit que le 12 du mois), mais mon comportement exemplaire a fait que j'ai été déclaré apte à passer devant la CSM le 12 septembre 2018... je suis donc sorti de l'UMD avant la tentative de meurtre sur MACRON. J'ai contribué à lancer l'alerte. J'ai aussi prévenu Yacine Amhis verbalement sans lui citer mes sources, il n'a rien voulu m'entendre, il a même suggéré que je redevenais délirant. Je considère cet homme comme un auxiliaire de police. J'ai aussi prévenu le jld Luc Puechberty, le juge de la cour d'appel de Reims Olivier BECUWE, Gwen KEROMNES, monsieur Chemla Patrick, monsieur Hugues Collin. 

L'infirmière SIMON Manon et l'infirmier Rudy du service zr4 sont venus me chercher en fin de matinée le mardi 3 octobre 2018. Après la CSM, j'ai fait part au personnel de l'umd que je préférais rester enfermer à vie à l'umd sans torture aux neuroleptiques que de retourner à la clinique Henri Ey pour être de nouveau soumis à de mauvais traitements, et être de nouveau placé à l'isolement. J'ai aussi fait part de mon inquiétude à Manon (c'est cette infirmière qui a rapporté des mensonges sur mon prétendu projet d' attentats en Belgique), j'espère qu'elle sera auditionnée et qu'elle donne les noms des personnes qui auraient raconté des mensonges sur moi, mais j'ai l'intime conviction que ces personnes n'existent pas. 

Arrivé au service zr4, j'ai été reçu par monsieur Amhis Yacine qui a admis avoir été désavoué par le personnel de l'umd, il a immédiatement demandé à la préfecture de la Marne une levée de la contrainte et une demande de permission pour aller voir ma famille à Charleville-Mézières. Il a accepté que je récupère mon téléphone à la condition que je n'entre pas en contact avec desertman023@protonmail.com, j'ai accepté. Le préfet qui complotait Denis Conus contre le président refusa les deux demandes. 

Dans mon prochain mail, je reviendrai sur la période allant du 3 octobre 2018 au 5 mars 2019.

Par soucis de transparence vis à vis de l'opinon publique française, cette communication est publiée sur mon blog mediapart et son mon blog minds

Cordialement. 

Boutiche Mohamed. 

 

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