Mohamed LOUIZI
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Billet de blog 13 juin 2015

Cher Edwy Plenel, je suis pour la traduction arabe de votre plaidoyer, mais ...

Mohamed LOUIZI
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 (Dérnière mise à jour : Samedi 13/06/2015 à 9h45)

Presque vingt-quatre heures après la publication de mon billet « Mediapart, la qatarie ? » (ici), Edwy Plenel a réagi à mon propos ainsi qu’à de nombreux commentaires au sujet de la traduction, en arabe, et de la diffusion « gratuite » de son plaidoyer « Pour les musulmans », par la revue « Doha Magazine », éditée par le Ministère de la Culture et des Arts qatari. En effet, hier, il a publié sur son blog (ici), un billet intitulé : « L’art pour lutter contre l’intégrisme ». Je me permets de le remercier pour cette réaction.

Cependant, celle-ci ne répond en aucun cas à l’ensemble de mes interrogations légitimes. Pire encore, Edwy Plenel assimile le simple fait de formuler des interrogations et des doutes  - au sujet du sens symbolique de cette première diffusion gratuite à 13.300 exemplaires - à de « l’intolérance », « l’inquisition », « déductions complotistes », « préjugés », « mauvaise foi », « xénophobie », « racisme », « islamophobie », etc. J’en prends acte !

Par ailleurs, je me réjouis que Mediapart et Edwy Plenel ne sont « ni à vendre ni à acheter ». Je me réjouis davantage de savoir que Mediapart combat et lutte - avec « l’art » comme moyen, paraît-il ! - « l’intégrisme », le « fondamentalisme », le « totalitarisme » et les « dictatures liberticides ». Je ne sais pas si « l’islamisme » serait un des synonymes de ces quatre derniers car, en lisant Mediapart, j’ai cru comprendre que « l’islamisme » n’existe pas (ici) !

Même si un faisceau d’indices concordants et de faits réels démontrent, sans ambiguïté, une certaine « compromission » avec « l’islamisme » des « Frères Musulmans », celui piloté depuis le Qatar en particulier, je m’astreints, pour le moment, à la recommandation éthique de mon maître qui m’avait appris, un jour, de ne pas mettre en doute la sincérité de certaines confessions publiques, faites les yeux dans les yeux, et de ne pas attenter à autrui des procès d’intention en opposition avec la lettre et l’esprit d’une certaine rigueur et honnêteté intellectuelle. Cher Edwy Plenel, croyez-moi, je vous crois sur parole, même si !

Si vous relisez mon billet initial, sans parti pris, ainsi que mes interventions, sur le fil des commentaires, vous allez vous apercevoir, que ce n’est pas la traduction à l’arabe de votre plaidoyer qui me pose problème. Je l’ai dit et je le répète ici, pour que ce soit entendu, que si votre essai a été traduit en arabe, par n'importe quel autre éditeur professionnel, indépendant des pouvoirs politiques et financiers, mon billet initial n'aurait aucune raison d'être. Bien au contraire, il est salutaire que les liens entre l'Orient et l'Occident, entre le Sud et le Nord soient soutenus par une littérature prônant l'interconnaissance, l'acceptation de l'altérité et le respect des identités plurielles, des uns et des autres.

Oui, si votre plaidoyer est traduit et publié par des centres de recherches et des instituts arabes totalement indépendants, je n’y vois aucun inconvénient, bien au contraire. Et si vous voulez, cela ne me regarde pas. Si la version arabe de votre plaidoyer est éditée par un certain Arab Thought Foudation (ici), ou par un certain Fiker Center for Studies (ici), ou par un certain Center for Arab Unity Studies (ici), ou par un certain Mouminoun Without Borders (ici), ou par un certain Modern Discussion (ici), … je ne pourrais qu’applaudir l’initiative et la promouvoir même si j’ai quelques réserves sur la manière avec laquelle vous avez essentialisez et présenter les « musulmans ».

Non, ce n’ai pas l’arabisation de votre propos qui me gêne. Non, je n’ai pas la haine de l’arabe. Je vous rappelle que l’une des composantes de mon identité plurielle est la dimension arabe. Ma langue maternelle est l’arabe. Je fais ma prière en arabe - Croyez-moi, je suis toujours musulman ! Je chante en arabe. Je lis beaucoup en arabe. J’écris et publie aussi en arabe : lire quelques contributions ici, ici, ici, ici, ici, ici, ici, etc. C’est en partie grâce à l’arabe que j’arrive, désormais, à démasquer, à partir de documents publics et secrets, la stratégie Tamkine (التمكين) des « Frères Musulmans », financé comme la traduction de votre livre, par l’argent qatari !

C’est d’ailleurs grâce à la traduction que j'ai lu par exemple Victor Hugo, en arabe, dans ma jeunesse, avant que je ne le lise en français, quelques années plus tard. C’est aussi grâce à la traduction en arabe que j’ai pu accéder à toute une littérature philosophique de Léon Tolstoï, de Gandhi, de Nietzsche, de Kant, de Spinoza, de Bachelard et de bien d’autres références qui structurent, en partie, ma pensée. Toutefois, toute idée prônant l’humanisme, le dialogue des cultures et des civilisations, le vivre-ensemble, l’interconnaissance, les libertés, la fraternité, l’égalité et j’en passe, n'a pas besoin de pouvoirs corrompus et obscurs pour qu'elle soit traduite et diffusée.

Mon propos interroge les raisons politiques et idéologiques qui ont motivés le choix d’une revue gouvernementale qatarie à proposer « gratuitement » à ses lecteurs la traduction arabe de votre honorable plaidoyer, quand bien même cette revue littéraire, financé intégralement par le Qatar, instrumentaliserait des noms de respectables intellectuels arabes et occidentaux et utiliserait « l’art pour lutter » toujours « contre l’intégrisme » des voisins à déstabiliser, dans le cadre d’un dessein géopolitique atlantiste déstructurant, mais jamais contre son propre intégrisme islamiste conquérant et visant un cap au-delà des frontières du Qatar !

Pourquoi le choix des qataris s’est porté sur vous, en personne, et sur votre plaidoyer en particulier ?

N’y aurait-il pas là, un quelconque conflit d’intérêts, même involontaire ?

N’y aurait-il pas là, l’ombre d’un renvoi d’ascenseur intéressé ou même inconscient, de la part des qataris, après vos multiples apparitions à côté des agents et d’autres ambassadeurs de la frérosphère islamiste, un peu partout en France, en Belgique et ailleurs, et surtout après votre soutien morale effectif, entre autres, au « Collège-Lycée Averroès » de l’UOIF dans l’affaire qui l’oppose à un professeur de philosophie ?

Dans mon propos, il n’est pas question de mettre en cause le contenu de votre texte. Même si son titre me pose - épistémologiquement parlant - un sérieux problème. Et même s’il demeure largement et incontestablement instrumentalisé par toutes ces forces islamisto-gauchistes qui assimilent, un peu comme vous, toute interrogation légitime sur l’islam des « Frères Musulmans », en particulier, et sur l’islamisme à de l’islamophobie et à du racisme.

Le débat d’idées, au sujet de l’islamisme, est désormais empêché par toutes ces nouvelles intimidations et, j’ose dire, par ce nouveau terrorisme intellectuel qui ne dit pas son nom. L’islamisme ne doit pas devenir un tabou de la pensée, non déplaise à tous ses porte-paroles et à leurs alliés. 

Vous l’avez compris très certainement, que je ne mets pas en doute la sincérité de votre respectable combat humaniste pour la dignité et pour la tolérance entre les peuples, ainsi qu’entre les composantes, majoritaires et minoritaires, dans chaque pays. Je suis même très admiratif de nombreuses de vos prises de positions, mais je demeure très interrogatif aussi quant à vos nombreux silences.

Je sais que vous êtes un fervent défenseur du « Droit de Savoir ». Nous en avons échangé à ce sujet, en particulier, le 21 février 2014 à l’ENPJJ de Roubaix. J’avais partagé publiquement, et respectueusement, comme d’habitude, avec vous et avec les présents quelques réflexions à ce sujet. Vous avez remarquablement expliqué les risques inhérents à toute fragilisation de ce droit fondamental sur le socle démocratique, sur le cadre laïque et sur le vivre-ensemble dans une République qui s’assume. Permettez-moi de vous faire remarquer que ce « Droit de savoir » semble avoir d’inquiétantes « limites » lorsqu’il s’agit d’éclairer les lectrices et les lecteurs medipartiens (-nes) - qui payent toutes et tous une cotisation mensuelle par ailleurs et non gratuitement - des manœuvres islamistes, ici comme ailleurs, par le biais d’enquêtes d’investigations comme celles qui font la gloire de Mediapart, lorsqu’il s’agit de dénoncer certaines corruptions de certains hommes politiques de droite comme de gauche. Aux sujets des corruptions islamistes, et Dieu sait qu’elles existent, même pas le début d’une enquête en bonne et due forme.

Souvenez-vous, cher Edwy Plenel, de ce courriel que je vous ai adressé le 20 mars 2015 et qui reste, hélas, sans aucune réponse de votre part. Tout comme mes autres interrogations, dans le cadre du « droit de savoir », que j’ai adressées à quelques membres de la rédaction. Bizarrement, lorsque j’avais repris et republié votre article, le 27 avril 2009, au sujet de « l’affaire Coupat » (ici), vous m’avez répondu, en m’autorisant de faire circuler l’information dans le respect de certaines règles auxquelles j’adhère volontiers.

Intitulé : « La presse qui ne dérange personne, endort tout le monde », mon courriel du 20 mars dernier, à votre adresse, se présentait ainsi, je me cite :

« Vous remarquerez que la citation que j'ai mise en "objet" de ce message est la vôtre. Je l'ai entendu de vous sur une antenne TV il y a quelques années. J'étais, à cette époque, encore engagé au sein de l'UOIF, me semble-t-il. Depuis, j'ai fait mon petit bout de chemin sur la voie d'un affranchissement humaniste progressif.

Presque en parallèle avec le lancement de « Mediapart », il y a environ huit ans, j'avais lancé mon blog  « Ecrire sans censures ! » et je me suis abonné à Mediapart. Car, vous en personne, ainsi que l'équipe de Mediapart vous représentez, à mes yeux, toujours, tout ce qui m'a sauvé de l'obscurantisme islamiste - dit fréquentable - et vous m'avez appris le sens de l'investigation, du recoupement, de la liberté d'expression ... ainsi que tous les principes et valeurs qui font que la République, avec ses forces et faiblesses, soit la seule oasis de paix qui devraient intégrer, protéger, élever, donner sens à une coexistence pacifique, produisant richesse morale, intellectuelle, culturelle, artistique et j'ose dire « civilisationelle ». A tout ceci j'adhère sans réserve.

Aujourd'hui, après quinze ans d'expériences, diverses et variées, au sein des mouvements islamiques (-istes), et dans la continuité d'un combat salutaire datant, au moins, de 2007, je viens de publier un livre-témoignage que je vous ai adressé en début de semaine par voie recommandée, avec ses annexes et quelques éléments de preuves matérielles. Le même témoignage est déjà sur mon blog Mediapart à l'adresse : http://blogs.mediapart.fr/blog/mohamed-louizi

Je ne vise nullement à nuire à qui que ce soit. Je ne vise nullement à accréditer une quelconque thèse extrémiste. Je ne suis pas un agent de l'extrême droite. Je n'ai aucune connivence idéologique avec qui que ce soit. J'ai juste ma conscience citoyenne qui me motive à participer sans complaisance, et en prenant d'immenses risques, pour expliquer que le « français musulman de culte », que je suis, a refusé dès 2006 et refuse toujours, que le nom de ma spiritualité, entre autres, soit instrumentalisé par une organisation « islamiste » pour atteindre des objectifs et buts politiques, à court, à moyen et à long terme.

Je sais de quoi je parle. Je ne veux pas que ma « religion » soit pervertie sur le terrain politicien. Et donc, j'ai décidé d'être dans l'esprit « Mediapart » et de ne pas « endormir tout le monde », à mon niveau. 

Si je décide de vous écrire aujourd'hui, c'est pour vous expliquer le sens de ma démarche en toute sincérité. Je ne vise pas à vous convaincre que l'UOIF (et les « Frères Musulmans ») représenterait un quelconque danger réel pour la République, même si cela est mon intime conviction, soutenue par des preuves matérielles. Certains, je les ai redu public cette semaine. D'autres le seront à leur tour le moment venu.  

Par ailleurs, j'ai regardé dans les archives de Mediapart, je n'ai trouvé aucune enquête d'investigation au sujet de l'islamisme en France et de sa composante fondamentale (l'UOIF). Est-ce un choix éditorial ? Est-ce un tabou de la rédaction ? Autant, je suis très honoré d'être l'abonné et le soutien, depuis des années, de Mediapart qui se différencie des autres médias par le sérieux et l'impartialité de son traitement journalistique de nombreuses affaires, autant je ne trouve pas d'explication convaincante quant à l'absence de toute investigation de ce champ bien précis ?

Enfin, j'espère que mon « livre-témoignage » vous apporte une autre vision. Je reste à votre disposition pour toute autre information et j'espère que mon témoignage-citoyen d'intérêt public ne soit pas considéré, par vous et par votre rédaction, comme un texte de haine envers ma religion ou comme une thèse accréditant les racismes que je combats en toute conscience, éclairé souvent par vos prises de position et par vos écrits salutaires et ô combien enrichissants. Au plaisir de vous lire ! »

Ici, je veux simplement faire valoir mon « droit de savoir », me voilà désormais considéré, par l’un de ses respectables défenseurs, tel un homme de « mauvaise foi », animé par des « préjugés » qui m’égarent, et si j’ai bien compris, je serais un islamophobe, raciste, xénophobe, intolérant, etc. Cher Edwy Plenel, permettez-moi de vous dire que j’ai entendu vos insultes, puis-je, enfin entendre vos idées et vos réponses aux nombreuses interrogations légitimes ?

Dans son avant-dernier numéro, « Marianne » posa la question à Régis Debray, que vous citiez, sur la bonne définition de l’intellectuel. Il a répondu : « L’ennemi de l’intérieur, le traître à sa tribu. Celui qui peut retourner ses armes contre lui-même et son milieu. Qui aime bien sa coquille pour la morigéner. Si le mot « intellectuel » - devenu badin, sinon grotesque - avait encore un sens, ça serait celui-là. Bien sûr, ça n’est pas un blanc-seing : on peut se mettre en marge et dire des bêtises. Mais le pas de côté, c’est le signe qu’il y a quelqu’un, un « passant considérable ». J’ai de la considération pour un Kamel Daoud, en Algérie ; pour un Zeev Sternhell en Israël ; pour le Gide du retour d’URSS qui se coupe de l’intelligentsia parisienne. Pour un Bernanos quand il revient d’Espagne et se met son propre camp à dos. C’est dur, c’est très dur. Bernanos fut obligé pour partir au Brésil. Je n’ai guère de considération pour les Zorro qui font chorus contre le vilain du dehors. Trop facile ». A méditer !

Je ne suis pas un « intellectuel » et je n’ai aucune prétention ou envie pour le devenir. Je suis un simple citoyen blogueur, avec un lourd passif islamiste derrière lui, qui ose depuis presque une décennie partager ses idées et ses interrogations à ses dépens. Tout de même, je demeure considéré, comme d’autres, l’ennemi d’un intérieur somme toute indéfini voire inexistant ; traître à une tribu plutôt imaginaire et imaginée ; et désormais un vilain raciste et islamophobe ?! selon les termes de cette réponse publiée par un respectable intellectuel humaniste. L’on touche vraiment le fond avec de tels propos évitant les vrais sujets qui fâchent.

Un jour, peut-être, Mediapart se réconcilierait avec ses idéaux et défendrait, dans l’indépendance, les causes d’un certain Kamel Daoud, ou d’un certain Farid Abdelkrim, ou d’un certain Raïf Badawi, ou d’un certain Mohamed Oueld Mkheitir, ou d’un certain Islam Behery, et j’en passe. Je l’espère et je serai là pour le rappeler inlassablement.

La noblesse de « l’art » réside dans le courage et dans l’impartialité à lutter effectivement contre tous les intégrismes, d’où qu’ils viennent, et à se tenir à distance de toute connivence et de tout conflit d’intérêts qui, comme par magie, transforment les « bourreaux » en « victimes » et transforment les « victimes » en « bourreaux ». Cela aussi est tout un … « art », me semble-il.

PS (en français) :

Je constate que le billet de réponse d'Edwy Plenel est mis en "une" de Mediapart alors que mon dernier billet, le présent et tous les précédents, n'ont jamais été mis en avant ! Tout débat d'idée équilibré voudrait, par principe d'égalité, que le traitement éditorial soit équitable, respectueux d'une certaine déontologie et, j'ose dire, conduit à "armes égales". Force est de constater que même au sein de Mediapart la censure y trouve sa place. Les méthodes sont maintenant connues : faire silence et privilégier de mettre en avant une certaine réponse au lieu de la faire précéder par l'interrogation légitime qui la précède. Toutefois, je suis convaincu que la censure n'a jamais eu raison des vérités dérangeantes. Je continue, après la permission de Mediapart, de m'exprimer librement ou presque !

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