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Le vendredi 4 septembre 2015, le Tribunal de Lille se prononcera au sujet de la plainte pour diffamation non-publique, déposée par l’association du « Collège-Lycée Averroès », à l’encontre du professeur de philosophie, Soufiane Zitouni. Lorsque cette affaire avait éclaté, j’avais publié un premier article intitulé : « Amar Lasfar répond à Zitouni : Le déni ! »[1] (lire ici). Quelques semaines plus tard, j’avais engagé une action citoyenne de témoignage d’intérêt public, en écrivant et mettant en ligne un document intitulé : « Collège-Lycée Averroès : L’arbre qui cache le désert ! »[2] (lire ici) ainsi que ses annexes, validant, preuves matérielles à l’appui, l’ensemble des reproches et critiques que formula justement le professeur de philosophie, au sujet des dérives sectaristes, islamistes, antisémites, antiévolutionnistes et autres, constatées lors de l’exercice de son métier d’enseignant, dans cet établissement privé musulman sous contrat d’association avec l’Etat depuis 2008.

Je n’ai cessé, depuis février dernier, de mettre à jour les informations concernant cette affaire et d’éclairer davantage ses zones obscures, très nombreuses par ailleurs, toujours de manière argumentée et documentée, pour que chacun, qu’il soit en poste de responsabilité républicaine ou simple citoyen,  puisse se forger une idée en connaissance presque parfaite de ses tenants et de ses aboutissants (lire ici[3], ici[4], ici[5] et ici[6]).

Que puis-je y rajouter encore à la veille de la sentence judiciaire tant attendue? Pas grand-chose, me dirais-je ! Si ce n’est quelques « petites » précisions au sujet de l’identité des « vrais » propriétaires et financiers du « Collège-Lycée Averroès », entre autres structures, qui sont loin d’être tous ces visages médiatiques connus des « Frères Musulmans » de France et de Navarre, agissant à travers la façade UOIF et ses satellites locaux. Qui sont donc ces propriétaires ? Qui sont ces financiers ? Que cherchent-ils ? Pour quel dessein ouvrent-ils généreusement les robinets de leur argent pétrodollar, abreuvant l’UOIF et ses leaders au passage ? Ce billet tente de répondre à ces questions et à en formuler d’autres.

Dans un document en préparation, à paraître très prochainement, je reviendrai, entre autres, sur l’histoire de l’enracinement profond des « Frères Musulmans » au Qatar depuis la fin des années cinquante du siècle dernier. J’y explique les trois grandes phases d’installation des « frères », dans cette petite partie du désert arabe, et comment ils ont réussi, à l’abri de toute concurrence idéologique, à imposer leur propre idéologie islamiste, à travers l’enseignement et l’éducation de la jeune génération qatarie, sous l’œil bienveillant et intéressé de la famille royale. La principale influence stratégique des « frères » - venant du Caire, de Damas, de Riyad et d’ailleurs - pour s’installer définitivement à Doha s’est faite principalement à travers l’école et l’université !

Désormais, l’on ne peut que constater les retombés bénéfiques de presque soixante ans d’action islamiste très engagée. Les « frères » au Qatar sont disséminés, avec ou sans étiquettes, partout dans les hautes sphères du pouvoir éducatif, religieux, politique, économique, financier, médiatique, etc. Le rêve du « Tamkine politique », cher à la confrérie d’Hassan Al-Banna, est presque atteint à Doha. Là-bas, dans les années cinquante, le chemin vers le « Tamkine » avait emprunté prioritairement celui de l’école. Quelques décennies plus tard, ce choix stratégique s’avère judicieux. Le même modèle tente d’être exporté par les « frères » du Qatar, à l’aide de l’argent du Qatar, à d’autres « frères », actifs un peu partout dans le monde et plus particulièrement, ici en Europe et en France. Dans ce présent reportage amateur, je propose un voyage sur le chemin d’un puissant « frère » qatari, pour comprendre comment l’alchimie islamiste, mêlant « charité » et « prédication », donnant un dollar par une main et un Coran par l’autre, opère et prospère ! 

Il s’appelle le cheikh Ahmed Mohmed Al Hammadi. C’est un « frère musulman » qatari qui ne se cache pas. Il était jusqu’à récemment professeur des sciences religieuses à la faculté de la Shari’a islamique à Doha. Selon certaines sources il est membre de l’UISM, présidée par Youssef Al Qaradawi, même si son nom n’apparaît pas sur la liste officielle des membres dirigeants, contenant seulement quelque quarantaine de noms, représentant différents pays.

 

 

Le cheikh Ahmed Mohmed Al Hammadi est aussi le quatrième secrétaire général[7], sur une liste contenant soixante-sept secrétaires, dirigeant l’organisation caritative islamiste nommée « Munazzamat al-Da’wa al-Islamiyyah » (منظمة الدعوة الإسلامية) - Organisation d’appel à l’islam - présidée par l’ex-président soudanais, le général Abdel Rahman Swar al-Dahab - lire en arabe ici - aidé par des cheikhs et sommités fréristes pour assurer principalement l’islamisation de l’Afrique, à travers les œuvres de charités, la construction de mosquées, d’écoles et la diffusion de l’idéologie islamiste au Soudan, au Congo, au Kenya, au Ghana, etc.

 

 

Aussi, Ahmed Mohmed Al Hammadi, est membre dirigeant de la puissante fondation « Qatar Charity »[8] - [9] (lire en anglais ici et ici) créée officieusement dans les années quatre-vingt, et officiellement en 1992, par un autre « frère musulman» qatari, nommé Abdellah Mohamed al-Dabbagh, qui présida son conseil d’administration jusqu’à sa démission de ce poste, poussé à la sortie, à la suite des pressions de l’administration américaine sur le régime qatari, soupçonnant cette fondation, d’apparence caritative, d’être l’appui financier d’Al-Qaïda d’Oussama Ben Laden et, plus généralement, de financement du terrorisme islamiste[10] (lire ici un article d’Al Jazeera en arabe). Depuis janvier 2011, Israël a blacklisté cette fondation en la soupcenant de financer le Hamas palestinien.

 

 

Son rôle trouble dans le financement des factions jihadistes sunnites en Syrie est sérieusement évoqué par de nombreuses sources consultées. Aujourd’hui, le conseil d’administration de cette fondation est présidé par le cheikh qatari Hamad Bin Nasser Al-Thani. Son directeur exécutif est un autre « frère musulman » qatari nommé Yussef Al Kuwari. Retenez bien ces deux noms, ils apparaitront à nouveau dans ce qui suivra !

 

 

Dans cette fondation, « notre » cheikh Ahmed Mohmed Al Hammadi remplit, entre autres, une mission très particulière de promotion et de levé de fonds pour soutenir financièrement, par l’argent pétrodollar, presque exclusivement, les projets islamistes des « Frères Musulmans » en Europe, actifs sous la bannière de la FOIE[11] (ici), et en France, actifs sous les couleurs de l’UOIF[12] (ici). Pour ce faire, Ahmed Mohmed Al Hammadi ne lésine pas sur les moyens. Sur les réseaux sociaux, comme sur une chaine satellitaire qatarie, le même discours martelé, les mêmes arguments pour inciter les généreux donateurs au Qatar à participer au retour « conquérant » de l’islam, sur les terres de Rome, celles de l’Europe !

 

 

En plus d’avoir plusieurs comptes Twitter - @DrAl7ammadi[13] ici et @GaithNet (غيث#)[14] ici - et sur Facebook[15] (ici), il s’est illustré durant le dernier mois de Ramadan, du 18 juin au 16 juillet 2015, sur la chaîne satellitaire qatarie « Al-Rayyan TV », en y diffusant tous les jours, durant vingt-neuf jours, une émission d’une vingtaine de minutes intitulée  Gaith  (برنامج غيث), qui veut dire « pluie » en arabe, dont l’allusion est faite à une parole attribuée au Prophète Mohammed qui aurait dit : « Le croyant est comme la pluie, partout où il passe, il est bénéfique ». Ou comment faudrait-il agir pour que la « pluie » des « frères » tombe sur l’Occident !

 Ici[16] l’accès intégral  à ces vingt-neufs émissions, produites par la société Four Frame Média Services[17] (@4frame4, voir aussi ici[18] et ici[19]), fondée en 2012 au Koweït, en grande partie grâce aux financements de la fameuse Qatar Charity, par d’autres « frères musulmans » comme le prédicateur Mohammad Al-Awadhi[20] (voir ici) ainsi que par un certain cheikh Nayef Al-Ajmi, qui fut nommé ministre de la justice et des affaires islamiques par l’Emir du Koweït, de janvier 2014 jusqu’au début avril de la même année, la date à laquelle il démissionna, sous la pression internationale, qui le désigna comme étant une figure du financement du jihad armé en Syrie, entre autres (lire ici[21], ici[22] et ici[23]) !

 

 

Le même Nayef Al-Ajmi avait signé en juin 2013, l’appel au jihad armé en Syrie, quelques mois avant la création de l’Etat Islamique, lancé par une coalition sunnite composée d’une soixantaine d’organisations islamistes, issues toutes ou presque, des « frères musulmans » - comme l’UISM de Youssef Al Qaradawi - et des figures internationales du wahhabisme saoudien, au terme d’un congrès islamiste international, organisé au Caire, en soutien aux sunnites syriens, lorsque le « frère » Mohamed Morsi était encore président de l’Egypte. Cet appel au soutien et au jihad armé, signé par le « frère » Nayef Al-Ajmi, a été lu par le salafiste Mohamed Hassan[24] (voir ici) qui fut reçu, un jour, au « Collège-Lycée Averroès » à Lille[25] !

Ainsi, les producteurs islamistes de l’émission Gaith sont loin d’être des producteurs neutres et sans arrières pensées idéologiques. Leur appétit pour le prosélytisme islamiste wahhabite, surtout en Occident, n’est pas à prouver. Leurs « œuvres » médiatiques au service de la prédication salafiste sont généreusement récompensées par le régime saoudien qui a attribué dernièrement, en juillet 2015, un grand prix[26] (lire en arabe ici) à la figure emblématique de cette société, le cheikh Fahd al-Kandari, animant l’émission intitulée « Guidé par le Coran » qui raconte des histoires, à visées apologistes, de convertis occidentaux à l’islam, comme l’histoire de la « sœur » Barbara de Lille[27] (voir ici) ou celle du « frère » Mickaël[28] (voir ici).

 

 

Ces producteurs ne laissent rien au hasard,  y compris le choix du chanteur du générique de l’émission Gaith. Tout est fait pour exprimer une appartenance, dire une identité et fredonner des mélodies mystérieuses d’un projet obscur.Le chanteur choisi pour le générique n’est autre que le jeune Hamoud Al-Khadr, qui fait parti de la grande maison des « Frères Musulmans ». Ce jeune « frère » est aussi le beau-fils d’un autre grand « frère » koweïtien, Tareq Suwaidan, fin stratège, très intelligeant et très médiatique, qui fût un temps, le directeur de la chaîne satellitaire religieuse saoudienne Al-Ressalah, avant qu’il ne soit licencié, en août 2013, par le prince saoudien Al Walid Ben Talal pour raison d’appartenance confirmée, attestée et non démentie à la mouvance des « Frères Musulmans »[29] (lire en arabe ici). C’est le même Tareq Suwaidan qui était l’invité star du 26ème congrès annuel de l’UOIF au Bourget[30], du 10 au 13 avril 2009, et qui a tenu des propos demandant aux musulmans de France et d’Europe de redonner vie et de croire en une prophétie supposée du Prophète Mohammad, qui aurait annoncé, dans un hadith, que la conquête de Rome suivrait celle de Constantinople, survenue déjà le 29 mai 1453, par les troupes ottomanes dans un bain de sang !

 

 

Les vingt-neuf épisodes de cette émission sont au foyer de cette prophétie, au cœur même de ce rêve. Dès le 18 juin 2015, la date du premier épisode, le ton était donné par Ahmed Mohamed Al-Hammadi. Dans une langue arabe séduisante et apaisée, des termes bien choisis, doublée d’une réalisation brillante dans les studios koweitiens et de belles images, le rêve de l’islamisation et de la reconquête de l’Europe, comme fut le cas lors de « nos » ancêtres andalous, est rappelé constamment. L’histoire est invitée comme pour témoigner d’une « nouvelle » possibilité de réalisation. Avec leurs moyens, pense-t-il, ils avaient réussi à dominer politiquement et militairement, pourquoi pas « nous » ! Ils avaient leurs armes, « nous » avons les « nôtres ». Un récit historique sublimé, magnifié, essentialisé, réduit à une seule vision, une seule direction, celle des ancêtres moudjahidines conquérants. Jamais ce récit n’a été remis en question par le prédicateur, comme pour vouloir prouver, encore et toujours, un enracinement et légitimer des revendications identitaires non-négociables !

L’histoire de l’Andalousie - une certaine histoire en particulier - est rappelée. La fin du règne musulman, qui a duré presque huit siècles, est profondément regrettée par le prédicateur. Au total, se sont plus de dix épisodes sur vingt-neuf qui sont consacrés à la domination politique de l’Espagne par les empires islamiques. L’on y trouve : le recensement des traces de l’islam, l’architecture dite musulmane, l’histoire de Grenade, l’influence de la cuisine arabe, les chevaux espagnols et leurs rôles dans les batailles, l’histoire de la ville de Tortosa, l’influence de la langue arabe, etc. Tous ceux-ci mis en musique religieuse pour chanter, à nouveau, un rêve politique !

 

 

Plusieurs noms de savants andalous musulmans sont évoqués brièvement et de manière très sommaire. Je m’attendais à découvrir l’histoire d’Averroès, par exemple, mais en vain. Sauf erreur de ma part, sauf un possible relâchement d’attention me faisant perdre le fil d’un récit bancal, l’histoire de ce philosophe comme d’autres philosophes, n’a jamais été raconté. Un peu comme lorsque Zitouni dit qu’au « Collège-Lycée Averroès », il n’y avait pas de livres de ce philosophe, ni d’autres livres relatant sa vie. Cela ne m’étonne pas. Car depuis la « croisade » d’Abou Hamid Al-Ghazali,contre la philosophie et les philosophes, les islamistes de tout bord n’aiment pas la philosophie, la sagesse, al-Hikmah. Cependant, ils ne se gênent pas, pour autant, à instrumentaliser et pervertir ses symboles pour se donner, ici en Occident, une image et se tailler un bon costume de modernité. Je ne pense pas que l’UOIF partage les visions philosophiques d’Avicenne, le philosophe et le médecin. Toutefois, les « frères » médecins de l’UOIF ne se gênent pas lorsqu’ils appellent leur regroupement confessionnel « Association Médicale Avicenne de France » (AMAF)[31], présidée par le « frère » Marwan Al-Bakhour. L’on pourrait encore multiplier les exemples facilement. Les dénominations sociales des structures associatives et politiques des « frères » ne sont, en vérité, que des pièges à cons !  

Par ailleurs, ce prédicateur qatari n’hésite pas à critiquer les chrétiens de l’Espagne pour, dit-il, avoir brulé des livres arabes. Le même oublie, au passage, de préciser que des musulmans avaient brulé, bien avant l’inquisition, des livres d’Averroès en Andalousie. D’autres musulmans, ailleurs, avaient brulés ceux d’Avicenne et d’Al-Fârâbî après qu’Abou Hamid Al-Ghazali, le maître des maîtres,et bien d’autres ancêtres des « Frères Musulmans », les avaient tous excommuniés. Evidemment, cette histoire n’intéresse pas les « missionnaires » barbus !

Une fois ce récit nostalgique, biaisé, rappelé et répété sous différentes formes, le présentateur de l’émission Gaith, sonde le terrain du présent et soupire, à chaque fois, un souffle d’espérance pour que « Le soleil d’Allah, brille - une nouvelle fois - sur l’Occident », en empruntant, au passage, le titre du livre de l’allemande Sigrid Hunke, comme il l’écrit très volontiers sur l’un de ses tweets en mois de juillet dernier. Ailleurs, il conseillait au téléspectateur, je traduis : « Vis ton présent et n’oublie pas les gloires de ton passé » !

 

 

Les autres épisodes montrent aux qataris comment les musulmans en Europe, ou plutôt les « Frères Musulmans », s’activent à travers la construction d’écoles, de mosquées, de centres islamiques et de bien d’autres structures d’endoctrinement pour que le rêve de reconquête devienne, enfin, réalité malgré les « méchancetés » de certains états européens, à l’image de la France, qui interdit le voile à l’Ecole. Toujours en Espagne, Barcelone est présentée comme étant la ville qui se lève à l’appel à la prière de l’aube, venant de quatre-cents mosquées. La Ville de Cordoue est approchée de par l’activité médiatique de « frères » ibériques tentant de faire revivre ce passé et d’appeler à l’islam à travers la chaine espagnol Cordoba Int TV[32] (voir ici) que financerait la Qatar Charity !    

Ailleurs, en Europe et en France, Ahmed Mohmed Al Hammadi ne présenta, étrangement, que des projets menés par les membres de sa confrérie internationale. Hormis ses interlocuteurs occidentaux, très accueillants et très sympathiques, seuls les « frères musulmans » d’Europe et leurs projets sont mis en évidence. Un jour il donna la parole à Mahfoud Zaoui (UOIF), président de l’Association des Musulmans d’Alsace (AMAL), le présentant aux donateurs qataris comme étant, accrochez-vous, le responsable du plus grand centre islamique en Europe : Le Centre an-Nour !

 

 

L’autre jour, il donna la parole au jeune Anouar Sassi (UOIF - AMAL) de Mulhouse, montrant l’engagement politique ambitieux d’un jeune musulman français, au service des musulmans de sa ville. La voix-off de l’émission ne cessa de répéter, fièrement, que les musulmans dans cette ville représentent plus de 40 % de la population. L’obsession démographique chez le réalisateur de cette émission est hallucinante.

 

 

Un autre jour, l’épisode numéro vignt-et-un, c’est autour du vice-président national de l’UOIF, Boubaker Al-Hadj Amor, de prendre la parole lors d’une émission consacrée à « La Bataille de Poitiers ». Malgré les précautions langagières, le second leader de l’UOIF, en parlant en arabe, livre le « vrai » nom de la « Grande Mosquée de Poitiers » - que j’ignorais jusqu’alors ! - à savoir « La Mosquée Balat al-Chouhada » (مسجد بلاط الشهداء), au nom arabe de la bataille qui avait opposé l’armée musulmane et les soldats de Charles Martel en 732.

 

 

Boubaker Al-Hadj Amor, en avouant volontairement des proximités amicales avec le maire de la ville ainsi qu’avec le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve,explique le choix de cette nomination arabe symbolique par le fait que le terrain de construction de la mosquée se trouve à proximité immédiate du chemin emprunté, jadis, par l’armée islamique conquérante. Tout un symbole ! Et ce leader islamiste de se rattraper en laissant entendre que les temps ont changé. Hier, la conquête se faisait par les armes. Aujourd’hui, l’UOIF compte la poursuivre par la construction de mosquées, voire de mosquées-cathédrales, tant espérées par son président Amar Lasfar !

Un autre jour ce sont les porteurs du projet islamiste à Strasbourg - la deuxième ville diplomatique de France et la deuxième capitale de l’Europe après Bruxelles - et leurs soutiens locaux et nationaux qui sont invités à s’exprimer. Notamment un certain Abdelhak Nabawi (UOIF) qui en plus d’être l’aumônier national des hôpitaux, attaché au CFCM et au Ministère de la Santé, il est surtout l’aumônier de la région Nord-est de l’armée française, attaché au Ministère de la Défense sous la direction de Jean-Yves le Drian (voir la photo ci-après). Lorsque ce « frère musulman » expliqua au prédicateur qatari que les musulmans représenteraient 10% de l’ensemble du corps militaire français, les yeux d’Ahmed Mohmed Al Hammadi brillaient étrangement. Peu de temps plus tard, il tweeta sur son compte en informant ses abonnés que dans l’armée française il y a plus de 10% de musulmans   et que ce nombre est en augmentation significative !

 

         

D’autres épisodes montrent d’autres projets dans d’autres pays européens comme en Suède et au Danemark. Tous ces projets sont financés, en grande partie, ou intégralement, par les deniers de la « Qatar Charity ». Les investissements islamistes de cette fondation en Europe totalisent, depuis 2010, presque cent-trente millions d’euros, donnés principalement à ses émissaires « Frères Musulmans » pour mener à bien leurs projets d’islamisation et de reconquête de l’Europe. Pour mieux gérer, au plus près, tous ces projets (écoles, centres islamistes, médias, etc.), Qatar Charity a décidé de créer en 2014, un bureau à Londres supervisant ses activités en Grande-Bretagne et en Europe (lire en anglais ici[33] et ici[34]). Cette branche européenne est présidée par un « frère » de l’UOIF de l’association AMAL, Ayyoub Abouliaqin qui dirigeait à Mulhouse les travaux de construction du « Centre Islamique an-Nour ». L’on dit toujours que pour mieux gérer ses affaires, vaut mieux s’en occuper soi-même.

 

 

Cependant, c’est bien le cinquième épisode de l’émission Gaith[35] (voir ici)qui m’intéresse davantage. Celui-ci livre des informations précieuses quant à la vérité des financements du « Collège-Lycée Averroès », et permet de comprendre davantage ses visées islamistes, idéologiques et politiques. J’avoue avoir découvert des informations nouvelles, montrant l’étendu d’un projet stratégique global, dépassant ce cadre éducatif, implanté dans le quartier de Lille-Sud, où se trouve le bâtiment. L’on découvre, par exemple, que l’inspirateur du projet de création de cet établissement privé n’est autre que Michel Soussan, présenté par le prédicateur qatari (vers 00:26:50), comme étant, je traduis : « cet homme juif qui a proposé la meilleur solution à la question de l’interdiction du voile islamique à l’Ecole » !

Pour l’anecdote, Michel Soussan expliqua que son amitié cordiale avec les porteurs islamistes du projet, vient du simple fait que lui-même, lorsqu’il était jeune enfant en Algérie, sa maman, qui fut enseignante et mère de quatre enfants, confiait son éducation à une nounou musulmane nommée Choucha,  avec laquelle son grand-père parlait en arabe. Mais Michel Soussan n’évoqua pas ses propres intérêts politiques à la municipalité, présidée par la socialiste Martine Aubry, ainsi que les intérêts politiques locaux et régionaux de sa formation « Les Républicains » (ex UMP), visant la Mairie de Lille et la présidence de la Région qui chatouilla un certain Xavier Bertrand !

 

 

Plus sérieusement, l’on apprend que cet établissement existe grâce à la grande contribution financière de la « Qatar Charity », qui pour l’achat du nouveau bâtiment en 2012, a participé à hauteur de « deux tiers » du montant total de l’achat, à en croire la déclaration sans équivoque de Makhlouf Mamèche, le président de la FNEM, présentée dans cette émission comme étant « le » directeur de l’établissement. Ce qui n’est pas exact. L’autre tiers est supposé être financé par les dons des fidèles des mosquées. Sur sa page Facebook officielle, « Qatar Charity » avance le chiffre d’un million d’euros investi pour l’achat du bâtiment. Par ailleurs, la déclaration du président de la FNEM est contredite par celle du vrai directeur de cet établissement, El Hassan Oufker qui, en septembre 2012, avait déclaré dans un article publié par le site « SaphirNews.com »[36] (lire ici), que je cite : « L’achat du site nous a coûté 1,5 million d’euros et la première tranche des travaux 700 000 €, soit 2,2 millions d’euros au total […] le financement a été entièrement pris en charge par la communauté musulmane du nord ».

Pourquoi ces deux versions contradictoires ? Je sais que Makhlouf Mamèche dit vrai, surtout face à la caméra de ses financiers qataris. Pourquoi le directeur El Hassan Oufker s’est arrangé avec la vérité à sa façon, en 2012 ? Doit-on le croire au sujet d’autres déclarations récentes, s’agissant de son émotion concernant les événements de « Charlie Hebdo », ou sa ligne de défense sur le plateau de Canal+, après la démission de Soufiane Zitouni ?

Maintenant, si la plus grande partie des financements a été assurée par le Qatar, ce qui est vrai, où sont passés les dons des fidèles des mosquées de France, collectés tous les Ramadan, durant plus de treize ans ? Si le financement a été assuré intégralement, par les fidèles de la communauté musulmane, sans financement étranger, comme le confirme le directeur Oufker, où est passé l’argent du Qatar ? Mais de quoi je me mêle, me diriez-vous !

 

 

En fait, je suis un peu comme Joha - ce personnage comique du folklore arabo-persique -   qui alla, un jour, au souk. Il acheta deux kilogrammes de viande. Arrivé à la maison, il remit la viande à sa femme et lui dit : « voilà la viande que j’ai achetée pour le déjeuner. Fais-la cuire à point comme je l’aime ! » Puis il sort. Sa femme fit cuire le gigot. Tout à coup, on frappa à la porte. Elle ouvrit : c’était son frère adorable. Il revint du voyage, affamé. Tous les deux se mirent à table. Ils mangèrent peu à peu toute la viande. Lorsque Joha rentra et dit : « Miam, miam, miam ! Ça sent bon ! Vite, à table ! » Sitôt sa femme répondit : « Cher mari, je suis vraiment désolée mais le chat a tout mangé pendant que je faisais le ménage ». Joha courut, à toute vitesse, après le chat et l’attrapa. Il le mit sur le plateau de sa balance. Il constata que le chat pesait tout juste deux kilogrammes. « Coquine va ! » crie-t-il à l’adresse de sa femme. « Si les deux kilogrammes sont de la viande, où est le chat ? Et si les deux kilogrammes sont le poids du chat, où est la viande ? »    

Loin de Joha, de sa femme et du chat, la réponse aux questions concernant les deux versions contradictoires de la même direction, de ce même établissement, n’a que peu d’intérêt à mes yeux. Ce qui est certain c’est que le financement qatari incontestable n’est absolument pas un don inconditionnel ni un prêt à rembourser. Il s’agit bel et bien d’une contrepartie financière faisant du « Collège-Lycée Averroès », la propriété privée et l’autre satellite de la « Qatar Charity », dans le département du Nord, à côté de la « Mosquée de Lille-Sud » et du « Centre Islamique de Villeneuve d’Ascq » (CIV), entre autres. Il y a presque un an, jour pour jour, Mohamed Karrat, président UOIF de la CIV et surtout professeur de mathématiques au « Collège-Lycée Averroès » - l’un des présumés arracheurs de la tribune de Soufiane Zitouni à la salle des professeurs - avait célébré, à sa manière, la « Victoire de Gaza » et de ses « frères » du Hamas. Je n’avais pas trop compris son propos lorsqu’il avait dit, je cite : « Gaza a vaincu mais le Qatar a vaincu. Ce petit pays par sa superficie et son nombre d’habitants mais grand par sa position et ses principes »[37] (lire ici le texte intégral de son sermon en arabe et en français). Maintenant, je comprends mieux. Car le Qatar qui finance les « frères musulmans » de la bande de Gaza et le même qui finance les « frères musulmans » de « la bande de Lille ». Que le Qatar soit remercié donc !

 

 

Par ailleurs, pour être sûr de la possession qatarie du « Collège-Lycée Averroès », il suffit, premièrement, de tenir compte du déplacement, en mai 2015, de la haute sphère internationale dirigeante de la « Qatar Charity » à Lille et à Villeneuve d’Ascq, en la personne, souvenez-vous, de son président du CA, le cheikh qatari Hamad Bin Nasser Al-Thani, de son directeur exécutif, le « frère musulman » qatari nommé Yussef Al Kuwari et du « frère » UOIF, Ayyoub Abouliaqin, directeur de la « Qatar Charity UK ». Les photos ci-après se passent naturellement de tout commentaire !

 

 

Et deuxièmement, de suivre et d’analyser, entre autres, les nombreux tweets arabes de l’émissaire Ahmed Mohmed Al Hammadi  définissant le « Collège-Lycée Averroès » comme étant un établissement privé musulman, situé au Nord de la France, s’inscrivant, corps et âme, dans le cadre, je cite : « de l’initiative Gaith » (مبادرة غيث), lancée par la fondation qatarie, sur tout le territoire européen, pour créer des structures éducatives islamiques afin de réaliser trois objectifs principaux, je cite : « Permettre aux filles voilées de poursuivre leurs études, atteindre l’excellence scolaire et former une génération islamique conservatrice » !

 

 

Sur d’autres tweets, ce « frère musulman » explique aux donateurs qataris que l’islam avance en France grâce, je cite : « à Dieu et grâce à vos dons ». Ainsi, et pour démontrer la crédibilité de son propos, il évoque sommairement l’argument démographique - encore une fois et de manière obsessionnelle - en confirmant que le nombre de musulmans français serait plutôt compris entre douze et quinze millions de citoyens. Le pourcentage de 20% de la population française qui serait musulmane est avancé au passage, comme pour faire un petit clin d’œil - pour ne pas dire donner un « doigt d’honneur » - à Renaud Camus et à sa théorie du « Grand remplacement » !

 

 

En plus de cette affirmation, il prend le « Collège-Lycée Averroès » comme exemple de réussite des « projets d’islamisation » que mène la fondation qatari dans l’Hexagone. Ainsi, le « Collège-Lycée Averroès » est présenté comme étant un projet pionnier, se classant  en 2013 à la tête du palmarès des lycées publics et privés français (lire ici mon article[38] à ce sujet). Dans un autre tweet, ce « frère musulman » se félicita du fait que l’Etat français assure désormais, et depuis 2008, à cet établissement, l’équivalent de 80% de son budget annuel, en les puisant directement dans les deniers publics. J’ai envie de dire : Quelle belle réussite pour l’islamisme conquérant, avec l’argent du Qatar d’un côté et l’argent du contribuable français de l’autre ! Pas vous ?

Cette émission et ces tweets n’ont qu’une visée, en toute évidence. Celle d’inciter les généreux donateurs de continuer leurs œuvres de charité, à la fois par la collecte de l’argent de la zakat - l’aumône obligatoire -  ainsi que par d’autres dons de types variés. Les financeurs des projets islamistes de la fondation ont le choix de donner cent riyals qataris par jour, l’équivalent de vingt-cinq euros, un peu plus de neuf milles euros par an par donateur. Ils peuvent aussi acheter autant « d’actions islamiques» qu’ils souhaitent. Chaque « action » coûte dix-milles riyals, l’équivalent de deux mille cinq cents euros !

 

 

Depuis les mosquées de Doha, ce « frère » tweete et retweete, presque cinq fois par jour, y compris en instrumentalisant des photos d’élèves mineurs français scolarisés au sein du « Collège-Lycée Averroès ». Ces publications visent surtout à justifier la nécessité de poursuivre les œuvres d’islamisation en Occident. Lors du dernier Ramadan, une photo publiée sur son compte, le montre debout dans une majestueuse mosquée de Doha - une sorte de mosquée-cathédrale - entrain d’argumenter le bien-fondé du projet de construction de trois autres établissements scolaires privés musulmans en … France !

 

 

Ces riches cibles sont invitées à soutenir nommément le « Collège-Lycée Averroès ». Pour ce faire, il leur suffit, par exemple, d’envoyer la lettre « G » - G comme Gaith - au numéro 92642. Au sujet d’une opération similaire, le 5 août 2013, il se félicita dans un tweet du fait que le nombre de donateurs, envoyant la lettre « D » au 92060 - D comme Danger - avait atteint un total de 1496 bienfaiteurs, donnant, chaque jour, la modique somme - me diriez-vous - de deux euros et cinquante centimes. Ce SMS envoyé une seule fois, par ces 1496 donateurs, via le réseau « Vodafone Qatar », rapporte aux islamistes presque un million et demi d’euros par an. De quoi s’acheter l’équivalent de l’actuel bâtiment du « Collège-Lycée Averroès » dans une autre ville de la province !

Les donateurs peuvent aussi composer le numéro 300.100.25 et faire un don, en ligne, ou faire directement un virement bancaire sur le compte de la fondation « Qatar Charity », ouvert au Qatar International Islamic Bank (QIIC), qui en 2010, s’est rapprochée étrangement de la Banque Populaire Caisse d’Epargne (BPCE) pour mettre en place des solutions tirées de ladite finance islamique à Paris. La BPCE est présidée depuis 2009, par un certain François Pérol, l’ex-conseiller économique de l’ex-président de la République Nicolas Sarkozy, dont l’amitié avec les riches monarques qataris n’est plus à prouver et dont son rôle facilitateur de l’intégration de l’UOIF au sein du CFCM est, depuis mai 2003, plus qu’établi.

 

 

Le but d’islamisation et du « Tamkine » de cette fondation, avançant sur le territoire français, en étant presque dissimulé, sous un solide « cheval de Troie », nommé l’UOIF, est plus qu’évident. Les « Frères Musulmans » ont réussi l’atteinte du cœur du pouvoir au Qatar, au terme de presque soixante ans d’islamisation de la jeunesse qatarie, depuis les années cinquante, principalement à travers l’éducation et l’enseignement. Le même modèle est désormais exporté en Europe et en France, avec l’argent nécessaire à son établissement et à l’aide de connivences intéressées, mais somme toute regrettables, d’une partie de la classe politique française, de gauche comme de droite, mettant, pour des raisons électoralistes, l’argent public au service de l’islamisme !

 

 

Tendez l’oreille attentivement et écoutez ce que dit, par exemple, la jeune française Ophélia Karti - voir ici[39] vers 00:13:55 - cette ancienne élève du « Collège-Lycée Averroès », interviewée par l’émissaire qatari au CDI de cet établissement, au sujet de ce qu’elle a appris, en plus des cours de philosophie, dans cet établissement. Elle dit avoir été sensibilisée à l’associatif, mais pas que. Je cite : « Je pense que l’associatif a une part très importante dans la société. Mais il y a une autre part aussi importante dans la visibilité des musulmans, c’est la … politique ! » Elle rajoute ensuite : « Je suis en train de me poser des questions, si justement on ne devrait pas aussi s’investir en plus dedans- s’investir en politique -nous en tant que musulmanes et musulmans » ! Soufiane Zitouni avait pointé, dans sa fameuse tribune, le mélange malsain entre « religion » et « politique » dans cet établissement. La jeune Ophélia Karti lui donne raison, me semble-t-il.

 

 

Lorsque la jeune Ophélia Karti avait parlé politique, le réalisateur de l’émission avait lancé, juste après, pour la transition, le refrain d’un chant religieux arabe très significatif, je traduis :

« Nos ancêtres [musulmans], qui pourra les ressembler ?

Tel un soleil refusant de se coucher !

Des généreux, des bâtisseurs !

Des conquérants, des ingénieux ! »

Tendez l’oreille, encore une fois, à ce passage - voir ici[40] vers 00:21:17 - lorsque l’ancien lauréat du « Collège-Lycée Averroès », le jeune Yamine Mahfoud, fils d’un « frère » expliqua ce qu’il avait apprit et retenu de son passage dans cet établissement. Il dit, je cite : « Au Lycée Averroès, il n’y avait pas seulement une vie estudiantine … Il y avait pas mal d’activités autres [concernant] la responsabilité du citoyen français musulman. Elle est énorme … Aujourd’hui, on vit dans un monde où la défiance envers l’islam est extrêmement grande » Et de conclure, je cite : « Nous sommes un peu les ambassadeurs de l’islam en France, en Europe et en Occident ». Cela se passe naturellement de tout commentaire.

« Nos ancêtres [musulmans], qui pourra les ressembler ?

Tel un soleil refusant de se coucher !

Des généreux, des bâtisseurs !

Des conquérants, des ingénieux ! »

 

 

Toutefois, le propos qui m’a le plus interpellé est celui d’Eric Dufour. Ce professeur converti à l’islam, occupant le poste de directeur-adjoint du « Collège-Lycée Averroès », qui en réponse à la question du prédicateur qatari concernant le secret de la réussite, supposée, de son établissement, il évoqua plusieurs raisons justes mais tenta une étrange comparaison de différenciation avec les autres établissements scolaires français. Que dit-il donc ?

Tendez l’oreille, une dernière fois, à ce passage - voir ici[41] vers 00:18:55 - où il s’exprime sans gêne, je cite : « […] Dans d’autres établissements scolaires, les professeurs viennent pour enseigner, pour faire un travail comme un autre ». Avant de poursuivre la citation, j’ai envi de dire : Et alors ? Un enseignant, quel qu’il soit, est justement payé pour « enseigner », un chauffeur pour « conduire », un Président pour « gouverner » et ainsi de suite. Et Eric Dufour de préciser la principale qualité différenciant les enseignants du « Collège-Lycée Averroès », qui ne viennent pas que pour enseigner, des autres enseignants, en affirmant presque religieusement : « Au Lycée Averroès, on vient conscient que l’on fait un travail pour un PROJET, évidemment pour ALLAH et pour la COMMUNAUTE [musulmane], pas seulement pour nous et pour exercer un métier » !

 

 

Non, vous l’avez compris maintenant, les enseignants du « Collège-Lycée Averroès » ne sont pas comme les autres enseignants français qui ne font qu’enseigner. Les enseignants de l’UOIF et de la « Qatar Charity » travaillent pour un « PROJET » - le mot est enfin lâché - et « évidemment pour ALLAH et la COMMUNAUTE ». Par conséquent, il serait intéressant d’interroger Madame la Ministre de l’Education Nationale, pour savoir si les enseignants du « Collège-Lycée Averroès » sont payés, par les deniers publics, pour « enseigner », naturellement et simplement, ou pour mener un « PROJET » pour « ALLAH » ?

« Nos ancêtres [musulmans], qui pourra les ressembler ?

Des conquérants, des ingénieux ! »

 

 

Personnellement, je n’ai plus presque rien à rajouter. Je pense avoir dit l’essentiel, concernant cette affaire, et mis sur la table du débat publique, avec conscience, avec gravité et avec responsabilité, de nombreux éléments de réflexions pour espérer éclairer les zones obscures de l’islamisme en France, et participer à cette opération de sauvetage collectif vital de l’enfance et de la jeunesse française, des dangers réels de l’islamisme et du salafisme.

La décision judiciaire attendue ce vendredi, quelle qu’elle soit, ne changera rien dans ma détermination à poursuivre ce travail d’éclairage, fatigant mais nécessaire. Nonobstant la direction que prendra le jugement du Tribunal, l’histoire retiendra la conscience et le courage des uns, à l’image de Soufiane Zitouni dans sa tribune ou ceux des auteurs du livre « Le vilain petit Qatar : Cet ami qui nous veut du mal », que je compte lire, enfin, ces jours-ci.

 

 

Mais l’histoire n’oubliera pas les renoncements anti-laïques et anti-démocratiques des uns, ainsi que les capitulations antirépublicaines des autres. L’on ne me dira surtout pas, un jour, que l’on ne savait pas. Au sujet de l’UOIF, au moins, ce que je sais, de par mes nombreuses années d’islamiste, j’ai pris le risque, à mes dépens, de l’écrire et de le crier sur la toile du salut, à travers le témoignage citoyen désintéressé. Les mois à venir s’annonce encore plus instructifs.

Je me permets, enfin, de souhaiter une très bonne rentrée scolaire à tous les élèves, à tous les parents d’élèves, aux enseignants de mes enfants,  à tous les professeurs de France, à tous ceux qui enseignent pour la République, pour une certaine idée de la République. Aussi, et sans haine et avec espoir pour un ultime réveil, je me permets de souhaiter une bonne rentrée scolaire, aux autres professeurs, dont je ne mets pas en doute la sincérité et l’intelligence, mais qui enseignent hélas, en toute conscience et connaissance, pour le Qatar et pour le projet islamiste des « frères musulmans » du Qatar. J’assume !

A télécharger :

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[1] http://blogs.mediapart.fr/blog/mohamed-louizi/100215/amar-lasfar-repond-soufiane-zitouni-le-deni

[2] http://blogs.mediapart.fr/blog/mohamed-louizi/190315/college-lycee-averroes-de-luoif-larbre-qui-cache-le-desert

[3] http://blogs.mediapart.fr/blog/mohamed-louizi/010415/averroes-un-lycee-demi-ecreme

[4] http://blogs.mediapart.fr/blog/mohamed-louizi/030415/affaire-du-lycee-averroes-quelques-nouvelles-et-precisions

[5] http://blogs.mediapart.fr/blog/mohamed-louizi/050415/luoif-damar-lasfar-au-coeur-du-deni

[6] http://blogs.mediapart.fr/blog/mohamed-louizi/290515/l-islamisme-va-t-il-triompher-le-4-septembre-2015

[7] http://alddawa.org/?page_id=365

[8] https://www.qcharity.org/en/qa/

[9] https://en.wikipedia.org/wiki/Qatar_charity

[10] http://www.aljazeera.net/news/arabic/2001/10/3/الحملة-الأميركية-تثير-قلق-الجمعيات-الخيرية

[11] http://www.fioe.org/

[12] http://www.uoif-online.com/

[13] https://twitter.com/DrAl7ammadi

[14] https://twitter.com/GaithNet

[15] https://www.facebook.com/profile.php?id=100002020193286

[16] https://www.youtube.com/watch?v=SYj1Q1dqFjE&list=PLNI-cJa63vBKoG45DxBO3xGBNkwPmjuyq

[17] https://twitter.com/hashtag/%D9%81%D9%88%D8%B1_%D9%81%D8%B1%D9%8A%D9%85?src=hash

[18] http://4frame.tv/

[19] https://www.facebook.com/4frame4

[20] https://www.facebook.com/pages/Mohammed-Al-Awadhi/22503560641?sk=timeline

[21] http://www.vetogate.com/942056

[22] http://www.defenddemocracy.org/media-hit/new-kuwaiti-justice-minister-has-deep-extremist-ties/

[23] http://www.voltairenet.org/article183467.html

[24] https://www.youtube.com/watch?v=xLmDL4YeK4Y

[25] http://www.marianne.net/averroes-lycee-modele-environnement-douteux-100231557.html

[26] http://4frame.tv/?p=255

[27] https://www.youtube.com/watch?v=z1tFr1-m9cE

[28] https://www.youtube.com/watch?v=3NAaIcedA8M

[29] http://www.alquds.co.uk/?p=75247

[30] http://pointdebasculecanada.ca/conquete-de-rome-evoquee-au-congres-de-luoif-7-islamologues-ecrivent-alitalie-par-joachim-veliocas/

[31] http://www.amaf-france.org/Amaf/index.php?option=com_content&view=article&id=73&Itemid=32

[32] http://www.cordobainternacional.com/

[33] http://www.gulf-times.com/qatar/178/details/395207/qatar-charity-opens-office-to-oversee-projects-in-europe

[34] http://qcharity.org.uk/about-us/

[35] https://www.youtube.com/watch?v=M5POln_9IgE&list=PLNI-cJa63vBKoG45DxBO3xGBNkwPmjuyq&index=7

[36] http://www.saphirnews.com/Le-lycee-musulman-Averroes-fait-sa-rentree-dans-de-nouveaux-locaux_a15152.html

[37] http://mlouizi.l.m.f.unblog.fr/files/2015/03/1-preche-victoire-de-gaza-29-08-2014.pdf

[38] http://blogs.mediapart.fr/blog/mohamed-louizi/010415/averroes-un-lycee-demi-ecreme

[39] https://www.youtube.com/watch?v=M5POln_9IgE&list=PLNI-cJa63vBKoG45DxBO3xGBNkwPmjuyq&index=7

[40] https://www.youtube.com/watch?v=M5POln_9IgE&list=PLNI-cJa63vBKoG45DxBO3xGBNkwPmjuyq&index=7

[41] https://www.youtube.com/watch?v=M5POln_9IgE&list=PLNI-cJa63vBKoG45DxBO3xGBNkwPmjuyq&index=7

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